Bulletin no 161 du 25/01/2003
 

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PSYCHOLOGIE PHILOSOPHIE SPIRITUALITE

  Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit de quelque Sage ancien,
Ne crois rien sur l'autorité des Maîtres ou des Prêtres.

Mais ce qui s'accordera avec ton expérience et après une étude approfondie satisfera ta raison et tendra vers ton bien cela tu pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie.

SIDDHARTA GAUTAMA (BOUDDHA)

 

Bulletin no 161

Séance du 25/01/2003

La séance s'est ouverte sur une analyse de Th. Intitulée : "Engagement. Loyauté. Fermeté".

Suite à l'avant-dernière séance consacrée à la trahison, Th. s'est demandé si nous étions tous des traîtres potentiels pour le groupe ou pour la Hiérarchie et s'il était bon de poursuivre un enseignement si nos intentions n'étaient pas pures. Il a évoqué un entretien au cours duquel le symbole de la robe lui est apparu comme révélateur d'une difficulté personnelle. Son origine est sans doute à rechercher dans son enfance pendant laquelle il a subi les rituels de l'église catholique sans accéder à leur beauté ou à leur vérité.

Il a l'impression d'être né avec un sentiment de révolte et d'injustice et ses nombreuses questions sur le problème du Mal sont restées sans réponse de la part de ses parents. De plus, il a toujours porté en lui un sentiment de punition comme si ce monde était un purgatoire destiné à le conduire vers le rachat de ses fautes. Il s'est alors réfugié dans le fantastique, avec l'idée de devenir un héros solitaire. Mais c'était sans compter avec la fragilité et l'instabilité de sa structure Poissons / Gémeaux et avec son environnement familial : père égocentrique et peu présent en tant qu'instructeur ; mère hyper-affective et révoltée contre l'autorité masculine. Il en est résulté chez lui une rébellion permanente face à l'autorité, qui fait obstacle à son aspiration vers Dieu. Cette tendance, ajoutée à la glorification du héros solitaire rend difficile l'adhésion à un groupe et Th. prend conscience des vertus qui doivent être celles de l'animateur d'un tel groupe : patience, amour, ténacité et volonté.

Rêvant de grandes batailles, il a longtemps cherché l'ennemi à l'extérieur, alors qu'il était en lui. Même son entrée dans le groupe fut motivée par des désirs de gloire : se préparer à la maîtrise sur tous les plans en tant qu'individu conscient de sa singularité et de sa supériorité. Mais le Frère Instructeur n'a eu de cesse de remettre en question sa personnalité et ses caractéristiques : orgueil, superficialité, emportement, jugements hâtifs, manque de concentration, mental vaporeux... Th. commence à entendre la nécessité de quitter les habits du "vieil homme" pour revêtir la robe de lumière. Faisant l'état des lieux de ses différents corps, il lui semble que le plus sale est son corps mental qui se trouve dans un état de légèreté proche de la paresse et de l'indolence, sœurs de la trahison. Il se meut dans un état de facilité apparente qui dissimule en fait inconstance, irritabilité et impatience. C'est donc pour le discipliner qu'il doit accomplir des efforts, pour le groupe, la Hiérarchie, le Frère Instructeur et pour lui-même. Cette vie lui semble orientée vers une plus grande mobilisation, une plus grande droiture et, sur ce chemin de l'ascension, Th. pense que seules la foi, la dévotion et une tension permanente peuvent le garder de toute dérive. Il a invoqué l'aide de Dieu, à travers le Frère Instructeur qui mène la cordée afin qu'il continue à l'éprouver sur ce chemin de purification qui mène vers Lui. Il a conclu en s'engageant devant le Frère Instructeur, le groupe et son âme, à accomplir tout son rôle dans l'œuvre unique. 

L'écriture et la lecture de cette planche ont soulevé beaucoup d'émotion chez Th., notamment sur le passage où il demande de l'aide. La prière interpelle notre âme, le Père qui est en nous que le Christ a présenté. Comme la cloche qui sonne au moment de la communion, la prière évoque les vibrations du plan supérieur. Mais il est nécessaire de ne pas oublier Celui qui nous écoute, afin de ne pas sombrer dans les automatismes qui empêchent de percevoir la beauté. Imaginons la beauté de la vision totale que nous aurons un jour et percevons l'obscurité dans laquelle nous nous trouvons. Un jour viendra où nous reconnaîtrons l'Amour de ceux qui nous ont aidés et où nous pourrons donner dans l'oubli de soi, l'innocuité et la compréhension. Les combats actuels seront derrière nous et nous verrons la lumière de Dieu qui est déjà en nous. Cette lumière émise par Dieu dévoile la Réalité qu'il est impossible de percevoir dans ce monde, la communion totale, au niveau de l'âme, comme les pétales d'une fleur ou les doigts de la main. Revêtir la robe signifie donc revêtir la lumière afin qu'elle nous transforme, confiants en la Miséricorde du Père : "Seigneur, je ne suis pas digne de Te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri".

Le groupe a ensuite repris les problèmes qui lui avaient été soumis il y a quelques semaines :

1- obtenir 24 à partir des chiffres 1 5 5 5  en les utilisant tous, une seule fois chacun, en employant l'addition, la soustraction,  la multiplication et  la division, les parenthèses étant possibles. La solution est la suivante : 5 (5-1/5).

2- obtenir 24 de la même façon avec les chiffres 1 3 4 6. Solution :  6 / (1- 3/4). 

La résolution de ces problèmes a suscité une réflexion. Dans toute recherche, il y a un processus. Tout est connu mais il y a des simplicités qui ne sont pas perçues. Il faut trouver le chemin, les articulations entre les différentes opérations. C'est ce que le groupe s'est efforcé de faire en commun, afin de retrouver le chemin qui aboutit à l'élaboration, sur Excel, d'un tableau permettant de résoudre ce type de problèmes en systématisant toutes les possibilités. 

Soient 4 chiffres : a b c d. Il y a forcément entre eux 3 signes d'opération qui peuvent être :  +  -  ×  :

En faisant permuter a b c d, il existe 24 possibilités auxquelles s'ajoutent celles des signes d'opération et celles des parenthèses. 

Dans un premier temps, de manière à dénombrer tous les ordonnancements possibles des opérations, on associe chaque opération à un chiffre : 

+  devient  1

-  devient  2

×  devient  3

:  devient  4

En écrivant dans l'ordre croissant tous les nombres possibles constitués de trois chiffres compris entre 1 et 4, on peut écrire ainsi tous les ordonnancements possibles de trois opérations (choisies parmi les quatre possibles) : 

+ + +   =  111

+ + -    =  112

+ + ×   =  113

+ + :    =  114

+ - +    =  121

........    =  .......

........    =  .......

:  :  :    =  444

On obtient ainsi 4 × 4 × 4 = 64 possibilités de placer trois signes d'opération entre les 4 chiffres a b c d, qui, avec les 24 permutations possibles de ces 4 chiffres, donnent 64 × 24 = 1536 possibilités

Dans un deuxième temps, il s'agit de trouver une méthode qui permette de trouver toutes les façons de placer des parenthèses. En comptant le nombre de chiffres compris entre deux parenthèses, on peut classer toutes les possibilités de la manière suivante : 

1

(a)

1

(b)

1

(c)

1

(d)

1

(a)

1

(b)

2

(c d)

0

1

(a)

2

(b c)

1

(d)

0

1

(a)

3

(b c d)

0

0

1

(a)

(1 2)

( b (c d) )

0

0

1

(a)

(2 1)

( (b c) d )

0

0

2

(a b)

1

(c)

1

(d)

0

2

(a b)

2

(c d)

0

0

3

(a b c)

1

(d)

0

0

(1 2)

( a (b c) )

1

(d)

0

0

(2 1)

( (a b) c )

1

(d)

0

0

4

(a b c d)

0

0

0

La dernière ligne (a b c d) revenant à la première : (a) (b) (c) (d), on compte 11 façons de placer des parenthèses.

Au total, on dénombre 24 × 64 × 11 = 16896 calculs possibles à partir de 4 chiffres. En écrivant toutes ces possibilités, on peut déterminer de façon certaine s'il est possible d'obtenir un résultat quelconque à partir de 4 chiffres donnés. 

Ce travail nous a amenés à nous approprier un cheminement : rendre intérieur ce qui est extérieur. Celui-ci correspond au processus de compréhension que l'on met en place lorsqu'on est guidé par un conducteur ; il faut devenir conducteur soi-même. Pour être un jour un guide, il faut reprendre à son compte tout ce qui a été appris précédemment. Pendant une ou plusieurs vies, on réapprend tout en autodidacte et on devient un instructeur qui a intégré complètement les lois et qui ne répète pas ce que les autres disent. A ce stade, on porte en soi la loi et on se doit de l'illustrer, même seul à l'insu des autres. Il n'y a plus de rébellion. Les Maîtres sont légers et "conduisent leur véhicule d'un seul doigt". La loi devient facile à observer et son observation fait disparaître l'inertie et le karma. Tout se règle ici et maintenant, avec une conscience à 360° qui traite tout en temps réel. 

A titre d'exemple, avons-nous vraiment intériorisé la loi qui indique de ne pas mentir ou de ne pas voler ? Peut-on mentir sans voler ou voler sans mentir ? Nous sommes amenés à répondre par la négative si nous considérons que le menteur s'accapare la vérité au détriment des autres et qu'il peut également revendiquer des idées qui ne lui appartiennent pas. Dans ce dernier cas, les précautions nécessaires consistent à replacer dans le temps tous les enchaînements de pensées afin de vérifier l'origine des idées. Un homme peut mentir pour diverses raisons : se valoriser, dire qu'il n'est pas la cause, éviter de payer ce qu'il doit.

A l'opposé, si nous nous référons à des exemples légendaires, le vol pourrait avoir pour objectif une redistribution des biens. Cependant, est-il vraiment possible de rendre justice en étant rusé ou en entretenant des mécanismes primaires de revendications ?

Tant que nous fonctionnons avec la personnalité, nous sommes sûr de mentir, d'ailleurs, nous mentons tout le temps. A un autre niveau, l'âme voit les autres âmes dans la lumière ; il n'y a plus de tentation de dissimulation et le mensonge devient impossible. Si nous étions en mesure de voir en permanence les conséquences de nos actes et la proximité des âmes, nous ne mentirions plus. 

L'attitude qui consiste à remplacer le calcul par l'Amour peut nous conduire à une vie plus simple. Notre difficulté est de vivre dans des sociétés qui fonctionnent avec un mental tourné vers le commerce, et nous cautionnons nous-mêmes cet état d'esprit en calculant au plus juste, en achetant au meilleur prix. La société a peur et met de l'argent de côté, les entreprises font de même et nous aussi. Dans ce système, l'admiration se porte naturellement vers ceux qui sont réputés pour se débrouiller quelles que soient les circonstances.

La peur d'être confronté à la pauvreté est si grande que nous ne savons pas ce que nous serions tentés de faire si l'on nous assurait des revenus pour les années à venir. Le sentier est étroit et bordé de diverses tentations : mensonge, vol, orgueil, malhonnêteté.

Face à ce constat, nous devons nous rappeler qu'il est important de vivre au jour le jour dans la confiance.

Cependant, désirant devenir honnête et lumineux alors que les autres ne le sont pas, nous demandons un miracle pour nous encourager dans cette voie. Mais, est-ce la meilleure attitude pour progresser : "Un jour, un disciple demanda un miracle à son maître. Le maître accéda à sa demande puis dit au disciple : je n'ai plus besoin de toi !" 

Un conduite juste, tournée vers l'Amour, ne peut être le résultat de la morale : il s'agit de dépasser la lettre et de passer dans l'esprit. En effet, une personnalité honnête qui respecte la lettre connaît-elle l'Amour ? Dans la règle, l'observation des moindres gestes ne permet pas de vivre l'Amour alors que dans la transparence, l'oubli de la règle se fait progressivement. Dans un premier temps, la personne se rend compte qu'elle ne ment pas jusqu'au moment où elle réalise qu'elle n'a plus besoin de mentir. Ainsi, nous rendons évidentes les lois et nous retrouvons après des années d'études la beauté de l'Evangile. A l'exemple du Christ qui a eu les paroles les plus simples, lorsque nous aurons intégré la voie de l'Amour, notre pédagogie deviendra évidente au plus grand nombre. Le disciple s'adapte aux petits et se montre inclusif et patient par rapport aux progrès.

Dans le prolongement de cette réflexion, le Frère Instructeur pose certaines questions. Préférez-vous que l'on dise de vous que vous êtes :

- intelligent ou bon ?

- honnête ou intelligent ?

- pur ou bon ?

Les frères répondent tous qu'ils préfèrent être perçu comme bon et d'honnête. L'intelligence, n'est toute fois pas écartée car si elle vient du cœur, elle induit l'honnêteté. Quant à la pureté, elle apparaît comme une grande vertu car elle engendre la beauté et qu'il est dit "Heureux le cœur pur car il verra Dieu".

La pureté, la bonté, l'intelligence sont les différentes facettes de la joie. Elles dépendent de la nature véritable de l'âme et sont indissociables. 

Le groupe a ensuite poursuivi la lecture du Traité sur les sept rayons (Volume 2, Psychologie ésotérique, Chapitre 2, Le rayon de la personnalité). 

L'appropriation des corps, pp. 316 à 326 

Sur le Sentier de l'Etat du disciple, des réactions peuvent être provoquées par un afflux de force venant de l'âme. Elles sont conditionnées par :

- le point d’évolution

- le type de rayon

- la qualité de karma

- les caractéristiques héritées du milieu familial, du pays d’origine ou de la race.

L’objet de l’étude présente considère :

- l'âme (le sujet conscient) en tant que centre de conscience,

- les véhicules (les trois corps) en tant que centres d'expérience. 

Pendant longtemps, l’homme s’est identifié avec le champ d’expérience et non pas avec le réel soi. Après la troisième initiation, nous ne nous identifierons plus avec les véhicules d’expression et il se produira un autre déplacement dans l’expression de vie et dans l’expérience.

L’âme peut être considérée comme une agence de construction (annulant ou compensant le concept matériel de construction corporelle).

Dans l’activité de l’âme, se trouve la source des expériences qui sur le plan physique sont étudiées dans le domaine de la psychologie. En effet, la difficulté ne réside pas dans les véhicules mais trouve sa correspondance et une vérité plus élevée au niveau de l’âme.

Pour certains psychologues, les représentations du divin sont des illusions qui ont pour origine un sentiment de frustration. Si les éducateurs qui se trouvent sur les plans intérieurs partagent certains de ces points de vue sur le rôle des représentations et la place de la superstition, ils reconnaissent que les centres d'expressions sont entrés en manifestation par le désir de l'âme. Donc, le problème est davantage à considérer sous l'angle de la "vie de désir" de l'âme que sous l'angle de la frustration de la personnalité.

L'humanité devient lentement consciente des désirs de l'âme ce qui se traduit par l'évolution de l'enseignement en psychologie. Mais comme l'homme continue de s'identifier aux centres d'expression plus qu'aux centres d'expériences, il s'ensuit une déformation temporaire de la vérité. 

Un autre problème psychologique est celui du dédoublement de la personnalité qui traduit une division dans la continuité de conscience. A ce sujet, saint Paul, dans l'Epître aux Romains se réfère à la bataille permanente que se livrent la volonté-de-bien et la volonté-de-mal et qui a lieu dans la périphérie de la conscience de l'être humain.

Ce problème ce retrouve sur le plan individuel, des races et des nations. Il en est de même sur le plan planétaire où le kurukshetra est en train d'être livré. Lorsque cette bataille aura été livrée, il y aura une fusion des paires d'opposés (âme et forme). 

Nous pouvons retenir les idées suivantes. La juste appropriation de la forme par l'âme est le résultat d'un souhait ou d'un désir primitif. Cette tendance vers l'extérieur est exprimée par de nombreux termes :

a. Le désir de se manifester

b. L'impulsion créatrice

c. La poussée évolutive

d. Le désir de s'incarner

e. L'attraction exercée par les paires d'opposés. C'est l'énergie positive exerçant un effet d'attraction sur l'énergie négative.

f. La tendance vers l'extérieur

g. La chute de l'homme

h. Les "fils de Dieu visitèrent les filles des hommes"

i. Les "grains de blé tombant sur le sol"

La sensibilité, conscience sensible, contient la clé de nombreux états de conscience qui apparaissent lorsque sont agrandis successivement :

a. La sphère des contacts

b. La portée des influences

c. Le champ de l'activité consciente

Ces apparitions sont à considérer du point de vue de l'âme car ces caractéristiques déterminent qualité et vibrations de l'énergie mentale. Elle est un pôle attractif pour l'énergie de type négatif sur le plan physique des centres d'expressions adaptés ainsi aux centres d'expériences.

Dans un premier temps, la nature de la forme prédomine. Elle est sensible dans deux directions :

- vers le milieu, ce qui conduit à perfectionner les véhicules,

- vers l'intérieur ce qui conduit à une expansion de conscience.

Ces impulsions sont progressives :

1. La nature physique devient responsive :

a. au désir,

b. à l'ambition,

c. à l'aspiration,

La fusion du corps astral sensible et du corps physique est alors complétée.

2. La dualité de base devient responsive :

a. au mental inférieur concret,

b. aux impulsions séparatives du corps mental égoïste,

c. à l'intellect, à la synthèse du mental et de l'instinct,

d. aux méditations de l'âme.

Tout ceci produit une intégration des trois énergies qui constituent le triple homme inférieur.

3. Cette triplicité devient alors responsive à :

a. Soi-même, en tant que personnalité intégrée. Alors, le rythme établi par la fusion des énergies inférieures (l'astral et le mental) domine.

b. L'Ame, en sa qualité de centre fondamental d'expérience. La personnalité reçoit une vision de sa destinée, laquelle consiste à être un instrument d'une force supérieure.

c. L'intuition.

d. La source d'inspiration, la Monade. 

La Monade est la source de l'exhalation ou de l'expiration qui a amené l'âme sur le plan physique ; sur le Sentier du Retour, un certain type d'énergie divine se focalise en tant que centre d'expérience dans un type de substance sensible que nous appelons la matière mentale supérieure. Ceci finalement forme l'aspect de l'homme que nous appelons l'âme.

L'âme continue le processus d'exhalation ; par le contact avec un milieu, la portée des expériences s'élargit (elles sont appelées initiations en leurs derniers stades, lorsqu'elles sont subies consciemment et qu'elles sont nettement entreprises volontairement).

Dans la dernière phase, la Monade est la source de l'inhalation, ou de l'inspiration. 

Les véhicules d'expression, le mécanisme de manifestation et les centres d'expérience (équipement glandulaire, appareil physique, instrument de réactions) sont perfectionnés suivant les exigences de l'âme.

La réincarnation n'étant pas reconnue par la psychologie, les différences entre les niveaux d'intégration de différentes personnes et les inégalités qui en découlent sont inexplicables.

L'existence d'une véritable sagesse et compréhension de l'évolution nécessite que soient pris en compte la loi de réincarnation, le facteur temps et l'intégration dans le milieu :

- la sagesse apparaît comme l'intégration au milieu. Elle se traduit par la coordination au temps.

- le milieu permet à l'âme la connaissance complète du champ d'expérience. 

L'âme est l'identité qui est consciente du temps dans le vrai sens du mot et qui envisage la période de manifestation comme un tout, acquérrant ainsi le sens des proportions, la compréhension des valeurs et le sens intérieur de synthèse.

La personnalité peut se définir ainsi :

a. Un équipement qui devient adéquat dans les trois directions de contact

b. Une expression du pouvoir créateur de l'âme prête à transmuer la connaissance en sagesse

c. Une âme incarnée prête maintenant à travailler consciemment avec le facteur temps ce qui se manifeste par l'emploi correct du temps et de l'opportunité et ensuite l'établissement de la continuité de conscience.

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