La séance s'est ouverte sur une analyse de Th. Intitulée :
"Engagement. Loyauté. Fermeté".
Suite à l'avant-dernière séance consacrée à la trahison, Th. s'est
demandé si nous étions tous des traîtres potentiels pour le groupe ou pour la
Hiérarchie et s'il était bon de poursuivre un enseignement si nos intentions
n'étaient pas pures. Il a évoqué un entretien au cours duquel
le symbole de la robe lui est apparu
comme révélateur d'une difficulté
personnelle. Son origine est sans
doute à rechercher dans son enfance pendant laquelle il a subi les rituels de
l'église catholique sans accéder à leur beauté ou à leur vérité.
Il a l'impression d'être né avec un
sentiment de révolte et d'injustice et ses nombreuses questions sur
le problème du Mal sont restées sans réponse de la part de ses parents. De plus,
il a toujours porté en lui un sentiment de
punition comme si ce monde était un purgatoire destiné à le conduire
vers le rachat de ses fautes. Il s'est alors réfugié dans le fantastique, avec
l'idée de devenir un héros solitaire.
Mais c'était sans compter avec la fragilité et l'instabilité de sa structure
Poissons / Gémeaux et avec son environnement familial : père égocentrique et peu
présent en tant qu'instructeur ; mère hyper-affective et révoltée contre
l'autorité masculine. Il en est résulté chez lui une rébellion permanente face à
l'autorité, qui fait obstacle à son aspiration vers Dieu. Cette tendance,
ajoutée à la glorification du héros solitaire rend difficile l'adhésion à un
groupe et Th. prend conscience des vertus qui doivent être celles de l'animateur
d'un tel groupe : patience, amour, ténacité et volonté.
Rêvant de grandes batailles, il
a longtemps cherché l'ennemi à l'extérieur,
alors qu'il était en lui. Même son
entrée dans le groupe fut motivée par des désirs de
gloire : se préparer à la maîtrise sur tous les plans en tant qu'individu
conscient de sa singularité et de sa supériorité. Mais le Frère Instructeur n'a
eu de cesse de remettre en question sa personnalité et ses caractéristiques :
orgueil, superficialité, emportement, jugements hâtifs, manque de concentration,
mental vaporeux... Th. commence à entendre la nécessité de
quitter les habits du "vieil homme" pour revêtir
la robe de lumière.
Faisant l'état des lieux de ses différents corps, il lui semble que le plus sale
est son corps mental qui se trouve dans un état de légèreté proche de la paresse
et de l'indolence, sœurs de la trahison. Il se meut dans un état de facilité
apparente qui dissimule en fait inconstance, irritabilité et impatience. C'est
donc pour le discipliner qu'il doit accomplir des efforts, pour le groupe, la
Hiérarchie, le Frère Instructeur et pour lui-même. Cette vie lui semble orientée
vers une plus grande mobilisation, une plus grande droiture et, sur ce chemin de
l'ascension, Th. pense que seules la foi, la dévotion et une tension permanente
peuvent le garder de toute dérive. Il a invoqué l'aide de Dieu, à travers le
Frère Instructeur qui mène la cordée afin qu'il continue à l'éprouver sur ce
chemin de purification qui mène vers Lui. Il a conclu en s'engageant devant le
Frère Instructeur, le groupe et son âme, à accomplir tout son rôle dans l'œuvre
unique.
L'écriture et la lecture de cette planche ont soulevé beaucoup d'émotion
chez Th., notamment sur le passage où il demande de l'aide.
La prière interpelle notre âme, le
Père qui est en nous que le Christ a présenté. Comme la cloche qui sonne au
moment de la communion, la prière évoque les vibrations du plan supérieur. Mais
il est nécessaire de ne pas oublier Celui qui nous écoute, afin de ne pas
sombrer dans les automatismes qui empêchent de percevoir la beauté. Imaginons la
beauté de la vision totale que nous aurons un jour et percevons l'obscurité dans
laquelle nous nous trouvons. Un jour viendra où nous reconnaîtrons l'Amour de
ceux qui nous ont aidés et où nous pourrons donner dans l'oubli de soi,
l'innocuité et la compréhension. Les combats actuels seront derrière nous et
nous verrons la lumière de Dieu qui est déjà en nous. Cette lumière émise par
Dieu dévoile la Réalité qu'il est impossible de percevoir dans ce monde, la
communion totale, au niveau de l'âme, comme les pétales d'une fleur ou les
doigts de la main. Revêtir la robe signifie donc revêtir la lumière afin qu'elle
nous transforme, confiants en la Miséricorde du Père :
"Seigneur, je ne suis
pas digne de Te recevoir, mais dis seulement une
parole et je serai guéri".
Le groupe a ensuite repris les
problèmes qui lui avaient été soumis il y a quelques semaines :
1-
obtenir 24 à partir des chiffres 1 5 5 5
en les utilisant tous, une seule fois chacun, en employant l'addition, la
soustraction, la multiplication et la division, les parenthèses étant
possibles. La solution est la suivante : 5
(5-1/5).
2-
obtenir 24 de la même façon avec les chiffres
1 3 4 6. Solution :
6
/
(1-
3/4).
La résolution de ces problèmes a suscité une réflexion. Dans toute
recherche, il y a un processus. Tout est connu mais il y a des simplicités qui
ne sont pas perçues. Il faut trouver le chemin, les articulations entre les
différentes opérations. C'est ce que le groupe s'est efforcé de faire en commun,
afin de retrouver le chemin qui aboutit à l'élaboration, sur Excel, d'un tableau
permettant de résoudre ce type de problèmes en systématisant toutes les
possibilités.
Soient 4 chiffres : a b c d. Il y a forcément entre eux 3 signes
d'opération qui peuvent être : + - × :
En faisant permuter a b c d, il existe 24 possibilités auxquelles
s'ajoutent celles des signes d'opération et celles des parenthèses.
Dans un premier temps, de manière à dénombrer tous les ordonnancements
possibles des opérations, on associe chaque opération à un chiffre :
+ devient 1
- devient 2
× devient 3
: devient 4
En écrivant dans l'ordre croissant tous les nombres possibles constitués
de trois chiffres compris entre 1 et 4, on peut écrire ainsi tous les
ordonnancements possibles de trois opérations (choisies parmi les quatre
possibles) :
+ + + = 111
+ + - = 112
+ +
×
= 113
+ + : = 114
+ - + = 121
........ = .......
........ = .......
: : : = 444
On obtient ainsi 4 × 4 × 4 = 64 possibilités de placer trois signes
d'opération entre les 4 chiffres a b c d, qui, avec les 24 permutations
possibles de ces 4 chiffres, donnent 64
×
24 = 1536 possibilités.
Dans un
deuxième temps, il s'agit de trouver une méthode qui permette de trouver
toutes les façons de placer des parenthèses. En comptant le nombre de chiffres
compris entre deux parenthèses, on peut classer toutes les possibilités de la
manière suivante :
|
1
(a) |
1
(b) |
1
(c) |
1
(d) |
|
1
(a) |
1
(b) |
2
(c d) |
0 |
|
1
(a) |
2
(b c) |
1
(d) |
0 |
|
1
(a) |
3
(b c d) |
0 |
0 |
|
1
(a) |
(1 2)
( b (c d) ) |
0 |
0 |
|
1
(a) |
(2 1)
( (b c) d ) |
0 |
0 |
|
2
(a b) |
1
(c) |
1
(d) |
0 |
|
2
(a b) |
2
(c d) |
0 |
0 |
|
3
(a b c) |
1
(d) |
0 |
0 |
|
(1 2)
( a (b c) ) |
1
(d) |
0 |
0 |
|
(2 1)
( (a b) c ) |
1
(d) |
0 |
0 |
|
4
(a b c d) |
0 |
0 |
0 |
La dernière ligne (a b c d) revenant à la première : (a) (b) (c) (d), on
compte 11 façons de placer des parenthèses.
Au total,
on dénombre 24
× 64 × 11 = 16896 calculs possibles à
partir de 4 chiffres. En écrivant toutes ces possibilités, on peut
déterminer de façon certaine s'il est possible d'obtenir un résultat quelconque
à partir de 4 chiffres donnés.
Ce travail nous a amenés à nous approprier un cheminement :
rendre intérieur ce qui est extérieur.
Celui-ci correspond au processus de compréhension que l'on met en place
lorsqu'on est guidé par un conducteur ; il faut devenir conducteur soi-même.
Pour être un jour un guide, il faut reprendre à son compte tout ce qui a été
appris précédemment. Pendant une ou plusieurs vies, on réapprend tout en
autodidacte et on devient un instructeur qui a intégré complètement les lois et
qui ne répète pas ce que les autres disent. A ce stade, on porte en soi la loi
et on se doit de l'illustrer, même seul à l'insu des autres. Il n'y a plus de
rébellion. Les Maîtres sont légers et "conduisent leur véhicule d'un seul
doigt". La loi devient facile à observer et son observation fait disparaître
l'inertie et le karma. Tout se règle ici et maintenant, avec une conscience à
360° qui traite tout en temps réel.
A titre d'exemple, avons-nous vraiment intériorisé la loi qui indique de
ne pas mentir ou de ne pas voler ? Peut-on mentir sans voler ou voler sans
mentir ? Nous sommes amenés à répondre par la négative si nous considérons que
le menteur s'accapare la vérité au détriment des autres et qu'il peut également
revendiquer des idées qui ne lui appartiennent pas. Dans ce dernier cas, les
précautions nécessaires consistent à replacer dans le temps tous les
enchaînements de pensées afin de vérifier l'origine des idées. Un homme peut
mentir pour diverses raisons : se valoriser, dire qu'il n'est pas la cause,
éviter de payer ce qu'il doit.
A l'opposé, si nous nous référons à des exemples légendaires, le vol
pourrait avoir pour objectif une redistribution des biens. Cependant, est-il
vraiment possible de rendre justice en étant rusé ou en entretenant des
mécanismes primaires de revendications ?
Tant que nous fonctionnons avec la personnalité, nous sommes sûr de
mentir, d'ailleurs, nous mentons tout le temps. A un autre niveau, l'âme voit
les autres âmes dans la lumière ; il n'y a plus de tentation de dissimulation et
le mensonge devient impossible. Si nous étions en mesure de voir en permanence
les conséquences de nos actes et la proximité des âmes, nous ne mentirions
plus.
L'attitude qui consiste à remplacer le calcul par l'Amour peut nous
conduire à une vie plus simple. Notre difficulté est de vivre dans des sociétés
qui fonctionnent avec un mental tourné vers le commerce, et nous cautionnons
nous-mêmes cet état d'esprit en calculant au plus juste, en achetant au meilleur
prix. La société a peur et met de l'argent de côté, les entreprises font de même
et nous aussi. Dans ce système, l'admiration se porte naturellement vers ceux
qui sont réputés pour se débrouiller quelles que soient les circonstances.
La peur d'être confronté à la pauvreté est si grande que nous ne savons
pas ce que nous serions tentés de faire si l'on nous assurait des revenus pour
les années à venir. Le sentier est étroit et bordé de diverses tentations :
mensonge, vol, orgueil, malhonnêteté.
Face à ce constat, nous devons nous rappeler qu'il est important de
vivre au jour le jour dans la confiance.
Cependant, désirant devenir honnête et lumineux alors que les autres ne
le sont pas, nous demandons un miracle pour nous encourager dans cette voie.
Mais, est-ce la meilleure attitude pour progresser :
"Un jour, un disciple demanda un miracle à son
maître. Le maître accéda à sa demande puis dit au disciple : je n'ai plus besoin
de toi !"
Un conduite juste, tournée vers l'Amour, ne peut être le résultat de la
morale : il s'agit de dépasser la lettre et de passer dans l'esprit. En effet,
une personnalité honnête qui respecte la lettre connaît-elle l'Amour ? Dans la
règle, l'observation des moindres gestes ne permet pas de vivre l'Amour alors
que dans la transparence, l'oubli de la règle se fait progressivement. Dans un
premier temps, la personne se rend compte qu'elle ne ment pas jusqu'au moment où
elle réalise qu'elle n'a plus besoin de mentir. Ainsi, nous rendons évidentes
les lois et nous retrouvons après des années d'études la beauté de l'Evangile. A
l'exemple du Christ qui a eu les paroles les plus simples, lorsque nous aurons
intégré la voie de l'Amour, notre pédagogie deviendra évidente au plus grand
nombre. Le disciple s'adapte aux petits et se montre inclusif et patient par
rapport aux progrès.
Dans le prolongement de cette réflexion, le Frère Instructeur pose
certaines questions. Préférez-vous que l'on dise de vous que vous êtes :
- intelligent ou bon ?
- honnête ou intelligent ?
- pur ou bon ?
Les frères répondent tous qu'ils préfèrent être perçu comme bon et
d'honnête. L'intelligence, n'est toute fois pas écartée car si elle vient du
cœur, elle induit l'honnêteté. Quant à la pureté, elle apparaît comme une grande
vertu car elle engendre la beauté et qu'il est dit "Heureux
le cœur pur car il verra Dieu".
La pureté, la bonté, l'intelligence sont les différentes facettes de la
joie. Elles dépendent de la nature véritable de l'âme et sont indissociables.
Le groupe a ensuite poursuivi la lecture du
Traité sur les sept rayons (Volume
2, Psychologie ésotérique,
Chapitre 2, Le rayon de la personnalité).
L'appropriation des corps, pp. 316 à 326
Sur le Sentier de l'Etat du disciple, des réactions peuvent être
provoquées par un afflux de force venant de l'âme. Elles sont conditionnées
par :
- le point d’évolution
- le type de rayon
- la qualité de karma
- les caractéristiques héritées du milieu familial, du pays d’origine ou
de la race.
L’objet de l’étude présente considère :
- l'âme
(le sujet conscient) en tant que centre de conscience,
- les véhicules (les trois
corps) en tant que centres d'expérience.
Pendant
longtemps, l’homme s’est identifié avec le champ d’expérience et non pas avec le
réel soi. Après la troisième initiation, nous ne nous identifierons plus avec
les véhicules d’expression et il se produira un autre déplacement dans
l’expression de vie et dans l’expérience.
L’âme peut
être considérée comme une agence de construction (annulant ou compensant le
concept matériel de construction corporelle).
Dans
l’activité de l’âme, se trouve la source des expériences qui sur le plan
physique sont étudiées dans le domaine de la psychologie. En effet, la
difficulté ne réside pas dans les véhicules mais trouve sa correspondance et une
vérité plus élevée au niveau de l’âme.
Pour
certains psychologues, les représentations du divin sont des illusions qui ont
pour origine un sentiment de frustration. Si les éducateurs qui se trouvent sur
les plans intérieurs partagent certains de ces points de vue sur le rôle des
représentations et la place de la superstition, ils reconnaissent que les
centres d'expressions sont entrés en manifestation par le désir de l'âme. Donc,
le problème est davantage à considérer sous l'angle de la "vie de désir" de
l'âme que sous l'angle de la frustration de la personnalité.
L'humanité
devient lentement consciente des désirs de l'âme ce qui se traduit par
l'évolution de l'enseignement en psychologie. Mais comme l'homme continue de
s'identifier aux centres d'expression plus qu'aux centres d'expériences, il
s'ensuit une déformation temporaire de la vérité.
Un autre problème psychologique est celui du dédoublement de la
personnalité qui traduit une division dans la continuité de conscience. A ce
sujet, saint Paul, dans l'Epître aux Romains se
réfère à la bataille permanente que se livrent la volonté-de-bien et la
volonté-de-mal et qui a lieu dans la périphérie de la conscience de l'être
humain.
Ce
problème ce retrouve sur le plan individuel, des races et des nations. Il en est
de même sur le plan planétaire où le
kurukshetra est en train d'être
livré. Lorsque cette bataille aura été livrée, il y aura une fusion des paires
d'opposés (âme et forme).
Nous
pouvons retenir les idées suivantes. La juste
appropriation de la forme par l'âme est le résultat d'un souhait
ou d'un désir primitif. Cette tendance vers l'extérieur est exprimée
par de nombreux termes :
a. Le
désir de se manifester
b.
L'impulsion créatrice
c. La
poussée évolutive
d. Le
désir de s'incarner
e.
L'attraction exercée par les paires d'opposés. C'est l'énergie positive exerçant
un effet d'attraction sur l'énergie négative.
f. La
tendance vers l'extérieur
g. La
chute de l'homme
h. Les
"fils de Dieu visitèrent les filles des hommes"
i. Les
"grains de blé tombant sur le sol"
La
sensibilité, conscience sensible, contient la clé de nombreux états de
conscience qui apparaissent lorsque sont agrandis successivement :
a. La
sphère des contacts
b. La
portée des influences
c. Le
champ de l'activité consciente
Ces
apparitions sont à considérer du point de vue de l'âme car ces caractéristiques
déterminent qualité et vibrations de l'énergie mentale. Elle est un pôle
attractif pour l'énergie de type négatif sur le plan physique des centres
d'expressions adaptés ainsi aux centres d'expériences.
Dans un
premier temps, la nature de la forme prédomine. Elle est sensible dans deux
directions :
- vers le
milieu, ce qui conduit à perfectionner les véhicules,
- vers
l'intérieur ce qui conduit à une expansion de conscience.
Ces
impulsions sont progressives :
1. La
nature physique devient responsive :
a. au
désir,
b. à
l'ambition,
c. à
l'aspiration,
La fusion
du corps astral sensible et du corps physique est alors complétée.
2. La
dualité de base devient responsive :
a. au
mental inférieur concret,
b. aux
impulsions séparatives du corps mental égoïste,
c. à
l'intellect, à la synthèse du mental et de l'instinct,
d. aux
méditations de l'âme.
Tout ceci
produit une intégration des trois énergies qui constituent le triple homme
inférieur.
3. Cette
triplicité devient alors responsive à :
a.
Soi-même, en tant que personnalité intégrée. Alors, le rythme établi par la
fusion des énergies inférieures (l'astral et le mental) domine.
b. L'Ame,
en sa qualité de centre fondamental d'expérience. La personnalité reçoit une
vision de sa destinée, laquelle consiste à être un instrument d'une force
supérieure.
c.
L'intuition.
d. La
source d'inspiration, la Monade.
La Monade
est la source de l'exhalation ou de l'expiration qui a amené l'âme sur le plan
physique ; sur le Sentier du Retour, un certain type d'énergie divine se
focalise en tant que centre d'expérience dans un type de substance sensible que
nous appelons la matière mentale supérieure. Ceci finalement forme l'aspect de
l'homme que nous appelons l'âme.
L'âme
continue le processus d'exhalation ; par le contact avec un milieu, la portée
des expériences s'élargit (elles sont appelées initiations en leurs derniers
stades, lorsqu'elles sont subies consciemment et qu'elles sont nettement
entreprises volontairement).
Dans la
dernière phase, la Monade est la source de l'inhalation, ou de l'inspiration.
Les
véhicules d'expression, le mécanisme de manifestation et les centres
d'expérience (équipement glandulaire, appareil physique, instrument de
réactions) sont perfectionnés suivant les exigences de l'âme.
La réincarnation n'étant pas reconnue par la psychologie, les
différences entre les niveaux d'intégration de différentes personnes et les
inégalités qui en découlent sont inexplicables.
L'existence d'une véritable sagesse et compréhension de l'évolution
nécessite que soient pris en compte la loi de réincarnation, le facteur temps et
l'intégration dans le milieu :
- la sagesse apparaît comme l'intégration au milieu. Elle se traduit par
la coordination au temps.
- le milieu permet à l'âme la connaissance complète du champ
d'expérience.
L'âme est
l'identité qui est consciente du temps dans le vrai sens du mot et qui envisage
la période de manifestation comme un tout,
acquérrant ainsi le sens des proportions, la compréhension des valeurs et le
sens intérieur de synthèse.
La
personnalité peut se définir ainsi :
a. Un
équipement qui devient adéquat dans les trois directions de contact
b. Une
expression du pouvoir créateur de l'âme prête à transmuer la connaissance en
sagesse
c. Une âme
incarnée prête maintenant à travailler consciemment avec le facteur temps ce qui
se manifeste par l'emploi correct du temps et de l'opportunité et ensuite
l'établissement de la continuité de conscience.