Animatrice : Claire
Nous débutons notre rencontre en chantant le
Notre Père.
Il est demandé aux enfants de faire un petit
travail d’introspection et de partager avec le groupe leurs observations
concernant leur comportement durant la quinzaine.
Aurélie évoque l’état d’excitation,
d’agitation dans lequel elle s’est trouvée à plusieurs reprises au cours de
ces derniers jours. Comment se traduit l’agitation chez les enfants ?
-
Paul : il rigole, il bouge beaucoup, il fait le « fou », fait des
bêtises et se met en colère
-
Claire dit des choses qui la font rire sur le moment mais qui ne sont
pas drôles aux yeux des autres, elle rit fortement, elle fait des bêtises,
-
Aurélie dit « n’importe quoi » pour se rendre intéressante, elle a
des mouvements brusques, elle se cogne…
-
Marion n’écoute plus les autres, elle manque de conscience, se sent
dans sa bulle, elle a un rire qu’elle caractérise « d’excitation », elle
ressent une forme d’euphorie ; elle est joyeuse mais elle pense que ce n’est
pas une véritable joie.
Les enfants distinguent l’humour du Grand Soi
basé sur l’amour, la gentillesse, la bienveillance, l’intelligence et
l’humour du petit soi qui peut traduire une moquerie, un manque de respect,
de la méchanceté. Cet humour peut faire du mal à l’autre. Le rire peut
également être un mécanisme de défense de la personnalité pour camoufler son
ignorance. Marion explique en effet qu’il peut lui arriver de rire alors
qu’elle ne comprend pas quelque chose.
L’état d’excitation semble se traduire sur
les trois plans de la personnalité par un manque de maîtrise : physique
(agitation, mouvements brusques…), émotionnel (colère, forme d’euphorie…),
mental (manque de conscience, de raison…). Dans cet état c’est le petit moi
qui se révèle.
Les enfants constatent qu’ils sont plus
facilement dans cet état lorsqu’ils jouent à plusieurs et que la
surveillance des adultes est plus légère.
Ils expliquent qu’ils ont alors besoin de
l’adulte pour se réaligner car ils éprouvent des difficultés à sortir de
l’excitation par eux-mêmes. Ils alimentent réciproquement cet état. Des
activités individuelles plus calmes telles que la lecture peuvent aussi être
un moyen de retrouver un équilibre.
Nous lisons ensuite le Mythe d’Hercule dans
le signe du Capricorne : La destruction de Cerbère, gardien de l’Hades
(Capricorne, 23 décembre – 20 janvier).
Avant qu’Hercule commence son travail,
l’Instructeur lui dit : "Tu as bravé mille dangers, ô Hercule, et beaucoup
de choses ont été accomplies. Tu possèdes la sagesse et la force. Veux-tu
les employer à secourir un être en proie à une incessante souffrance ?"
L'Instructeur toucha légèrement le front
d'Hercule et, devant l'œil intérieur de celui-ci, une vision surgit : dans
le domaine d’Hadès (l’Enfer) un homme gisait, enchainé sur un rocher par des
anneaux de fer. Un vautour effronté et cruel rongeait le foie de la victime
prostrée.
Il s’agissait de Prométhée qui souffrait
ainsi depuis des années étant immortel. Il était puni car il avait dérobé
le feu des Dieux. L’Instructeur demanda à Hercule, d’être un sauveur : de
descendre dans les profondeurs et de délivrer Prométhée de ses souffrances.
Pendant très longtemps il descendit et
traversa les mondes toujours plus denses, plus étouffants, plus obscures de
la forme. Cependant, la volonté d’Hercule ne fléchissait pas.
Il arriva à une sombre rivière empoisonnée,
le Styx, que doivent traverser les âmes décédées. Il la traversa et pénétra
dans l'Hadès. C’est alors qu’il rencontra une Méduse dont la chevelure était
faite de serpents. Hercule saisit son épée et lui porta un coup, mais il ne
parvint pas à la tuer. Il arriva à la cour du roi de l’Enfer : Hadès. Assis
sur son trône il accueillit Hercule d’un air sévère et menaçant :
"Qu'est-ce que vous, mortel, cherchez dans
mon domaine ?" demanda Hadès.
"Je
cherche à libérer Prométhée", répondit Hercule.
"Le sentier (dit Hadès) est gardé par le
monstre Cerbère, un chien à trois grosses têtes ; autour de chacune d'elles,
est enroulé un serpent. Si vous pouvez le vaincre les mains nues, exploit
que personne encore n'a accompli, vous pourrez délivrer Prométhée."
Hercule se remit en route. Il vit bientôt la
bête qui se précipita furieusement sur lui. Il le saisit à la gorge et
serrant de toutes ses forces il le maîtrisa.
C’est ainsi qu’il pu poursuivre sa route. Il
trouva alors Prométhée dans de terribles souffrances et rompit les chaînes.
Une fois sa tâche accomplie, il s’en retourna auprès de l’Instructeur : "La
lumière brille maintenant dans le monde des ténèbres", dit-Il. "Le travail
est accompli. Repose-toi, mon fils."
Le symbole du Capricorne est une chèvre au
sommet d’une montagne, d’un rocher.
Que peut symboliser la montagne ?
-
l’effort
-
la montagne des initiations
-
l’élévation
-
une Pyramide, la Hiérarchie
Les enfants comprennent que l’Initié a une
conscience élargie, car situé au sommet de la montagne, sa vision est plus
large, plus élevée.
Dans le signe du capricorne, Hercule a gravi
la montagne de l’initiation. Il est un Initié ce qui signifie que sa
conscience se situe sur le plan de l’âme. Un initié est celui qui ne met
plus sa conscience dans son mental, ses désirs ou son corps physique. Il
peut les utiliser pour aider l'humanité. Détaché de la forme, il s’identifie
désormais à l’âme, à l’esprit et non plus à la personnalité.
Le signe du capricorne
symbolise la troisième initiation (la première majeure pour les Maîtres),
appelé aussi la Transfiguration. Le terme "transfiguration" vient du latin
transfigurare de trans (au-delà) et de figura (forme, figure). La conscience
du disciple se situe donc au-delà de la forme. Il a réalisé la purification
des trois véhicules inférieurs de la personnalité qui se trouvent
parfaitement alignés. Plus rien ne fait obstacle à la manifestation de
l'Amour Divin.
Le Christ a été le premier à montrer la voie.
En libérant Prométhée, Hercule nous montre qu’il est devenu un sauveur comme
le Christ. Ayant atteint le sommet de la montagne, il redescend dans le
monde de la forme pour apporter la lumière.
Avant de descendre dans les enfers pour
sauver les autres il faut être descendu dans son propre enfer : pensées
inférieures, désirs, peurs… et les avoir transcendés.
Le capricorne (extrait du livre les travaux
d’Hercule d’AAB) :
Elément : Signe de terre comme le sont le
Taureau et la Vierge.
- Qualité : Caractéristiques extrêmes du
meilleur et du pire type. Ambition. Cristallisation. Lutte surmontée.
Transfiguration. Conscience de l'initié. "La licorne de Dieu".
- Opposé polaire : le Cancer, signe d'eau
(première porte vers l'incarnation).
- Régents : exotérique et ésotérique
identiques, Saturne.
- Mots-clés :
- du point de vue de la forme : "Que
l'ambition règne et que la porte soit ouverte." ;
- du point de vue de l'âme : "Je suis perdu
dans la lumière transcendante et je tourne le dos à cette lumière."
Nous comprenons que deux voies s’offre au
capricorne : la montagne de l’ambition (voie de la personnalité qui cherche
la valorisation, la reconnaissance…), ou la montagne de l’initiation, le
chemin vers Dieu (voie de l’âme).
Nous concluons nos travaux par le Gayatri.

