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Bulletins
du
groupe
d'Eveil
à la
Vie
Ces bulletins sont
mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui
s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la
vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe
en cheminement. Si l’identité des personnes concernées est révélée
involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après
la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns
pour les autres.
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8 -
10 ans |

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BULLETIN N°93
Séance du 23/07/2005
Après un moment de prière, nous commençons
nos travaux.
Les enfants sont interpellés sur les
difficultés qu'ils auraient pu rencontrer les jours passés.
Paul reconnaît s'être souvent mis en colère.
Lorsque quelque chose lui est demandée, il répond par la négative et se met
à bouder. Ce comportement lui créé des maux de tête et un mal au ventre.
Nous essayons d'examiner ce qui se passe dans
ces moments de tension.
A l'origine de cette situation, nous sommes
confrontés à des pensées contradictoires, nées de désirs apparemment
opposés. Par exemple, Paul peut souhaiter jouer et, en même temps, vouloir
répondre aux attentes de ses parents. Tiraillé entre ces deux options, il ne
peut choisir sereinement d'accomplir pleinement l'une ou l'autre
possibilité.
L'énergie qui nous ait donné, suit notre
pensée. Si nous sommes dans la confusion au niveau du mental, nous ne
pouvons employer cette pensée délibérément dans un sens voulu.
L'énergie est alors précipitée dans la sphère
inférieure des émotions. Telle un ouragan s'abattant sur une mer, cet afflux
d'énergie déclenche un événement comparable à une tempête. Cette
perturbation ne peut être maîtrisée et le corps physique, comparable à un
bateau sur cette mer, se trouve emporté dans la tourmente. Il devient tendu,
crispé, nerveux et parfois brutal. Nous ne pouvons rétablir le calme
intérieur et nous ne sommes plus en mesure d'avoir une vision claire de
notre environnement. Une fois enclenché, ce processus ne peut être
interrompu.
Quelle attitude pouvons-nous adopter pour
éviter ce chamboulement de la personnalité ? En revenant, au début du
processus, nous constatons que la dualité de nos pensées est le facteur
déclenchant. A contrario, l'énergie qui peut être employée dans une pensée
génère un mouvement créateur. Pour trouver cette unité, nous devons
apprendre à classer nos pensées, à les hiérarchiser et privilégier celle qui
nous semble la plus importante.
Nous illustrons notre réflexion par le schéma
suivant :

La seconde partie de notre travail, est
consacrée à la planche de Marion : "Qu'est-ce que je
fais ici ? Qu'est ce que je m'ennuie !".
Lors de la dernière séance de groupe, alors
que nous étions rassemblés autour du Frère Instructeur, Marion s'est montrée
très agitée.
Si nous examinons le comportement de Marion
au regard de l'analyse précédente, nous pouvons repérer les étapes suivantes
:
- Premièrement, Marion était partagée entre
les désirs de jouer et de se reposer et celui de réfléchir pour participer
pleinement au travail de groupe.
Dans cette confusion, l'énergie s'est
précipitée dans le corps astral, déclenchant des émotions et créant diverses
agitations au niveau du corps physique. Dans cet état, réfléchir devint de
plus en plus difficile.
- Dans un second temps, une nouvelle pensée,
vint accroître la confusion de Marion et augmenter son trouble : son
comportement la plaçait nettement en dessous de son frère et de sa sœur qui
lui paraissaient participer en manifestant beaucoup de sérieux. Marion se
sentie alors exclue, incapable d'intervenir et de faire mieux que les
autres. Ce constat fut à l'origine d'un sentiment de tristesse. Marion pense
que cet état n'est pas irrémédiable : par le travail et l'enthousiasme, elle
peut réussir à comprendre ce qui est dit lors des rencontres avec le Frère
Instructeur et surmonter ses difficultés.
Marion termine sa réflexion, en rappelant les
objectifs du groupe qui sont de maîtriser sa peur et de rechercher la
gentillesse, la paix, la joie et l'amour et en affirmant sa volonté de
poursuivre le travail.
Avant de clore notre
rencontre nous interpellons Claire sur l'insolence, sujet sur lequel ses
parents lui ont demandé de réfléchir.
Dans l'insolence, nous faisons comme ci nous
étions plus élevé que les autres et nous leur faisons clairement comprendre,
par notre attitude, qu'ils sont inférieurs à nous. Comment considérons-nous
les autres ? Cherchons-nous l'unité ou les abordons-nous comme des ennemis
potentiels ? Dans ce dernier cas, nous serons vite tentés de leur manquer de
respect.
Nous terminons notre rencontre en récitant
une prière en nous efforçant de parler avec douceur, en harmonie avec nos
frères et sœurs.


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