Nous débutons notre rencontre par une
méditation de visualisation. Nous la concluons par "l'oiseau de joie".
Après la méditation de visualisation clôturée
par le Notre Père, Paul a évoqué son attitude plus calme qu'à l'accoutumée.
Il s'est dépêché pour la douche, ne s'est pas mis en colère et n'a pas fait
de caprices pour s'habiller. Il pense que ce changement est lié au fait
qu'il avait bien dormi et se sentait reposé. D'habitude, il s'endort tard
(vers 22h) et le matin, se sent de mauvaise humeur.
Nous nous interrogeons sur les conséquences
de la fatigue :
·
on manque d'énergie.
·
on ne veut pas faire ce qui nous coûte des énergies supplémentaires.
·
on n'a pas envie de communiquer, on évite la relation avec les
autres.
Nous comprenons que mieux gérer ses énergies
implique de se connaître et d'agir en conséquence. Le corps est comme un
outil qui doit se régénérer, dont on doit prendre soin en faisant attention
à lui donner des périodes de sommeil suffisantes.
Lorsque nous avons fait un excès de veille,
que nous sommes fatigués, nous devons assumer nos excès et faire des efforts
pour être de bonne humeur. La fatigue ne doit pas être une excuse à la
mauvaise humeur.
Marion a ensuite relaté son voyage à au
berceau de Saint Vincent de Paul avec son groupe de catéchisme. Saint
Vincent de Paul était issu d'une famille très pauvre de six enfants. Son
père boitait, ce qui l'handicapait pour travailler. Enfant, quand il priait
face à une difficulté, il demandait : "Jésus que ferais-tu à ma place ?".
Saint Vincent de Paul devint prêtre et aida beaucoup les pauvres. Avant de
mourir, il prononça ces deux derniers mots : Confiance Jésus.
Nous avons ensuite poursuivi la lecture des
Travaux d'Hercule par le huitième travail, la destruction de l'hydre de
Lerne, dont voici le récit :
Hercule entendit son Instructeur : "La
lumière brille sur la huitième Porte. Près de la rivière, se trouve le
marais empoisonné de Lerne. Dans ce marécage infect, vit l'hydre
monstrueuse, vraie calamité pour toute la région. Cette horrible créature a
neuf têtes et l'une d'elles est immortelle. Prépare-toi à te battre contre
cette bête répugnante. Ne pense pas pouvoir te servir de moyens ordinaires,
car, pour une tête détruite, deux autres repoussent immédiatement. Je ne
peux te donner qu'un conseil. Nous nous élevons en nous agenouillant ; nous
conquérons en nous rendant. Va, ô fils de Dieu et fils d'homme, et
conquiers." Hercule passa alors par la huitième Porte.
Le marais de Lerne inspirait de la répugnance
à tous ceux qui s'en approchaient ; sa puanteur empoisonnait toute
l'atmosphère. Les sables mouvants vaseux constituaient un danger et, plus
d'une fois, Hercule retira vivement son pied, de peur d'être absorbé par le
terrain qui cédait.
Finalement, il trouva le repaire où demeurait
la bête monstrueuse. Jour et nuit, Hercule rôda dans le perfide marécage,
guettant le moment propice où la bête devait sortir. Mais il guetta en vain.
Le monstre restait dans son antre fétide.
Recourant à un stratagème, Hercule trempa ses
flèches dans de la poix brûlante et les fit pleuvoir directement dans la
caverne béante où se tenait la bête hideuse. Il y eut confusion et
agitation.
Ses neuf têtes crachant des flammes, l'hydre
apparut. Sa queue écailleuse fouettait furieusement l'eau et la vase,
éclaboussant Hercule.
Le monstre semblait avoir été fait de toutes
les pensées les plus ignobles conçues depuis le commencement des temps.
L'hydre bondit sur Hercule et chercha à
s'enrouler autour de ses pieds. Il sauta de côté et la frappa d'un coup si
formidable qu'une de ses têtes fut immédiatement tranchée ; mais cette
horrible tête était à peine tombée dans la fondrière que deux autres
repoussaient à sa place. A maintes reprises, Hercule attaqua le monstre
déchaîné qui, au lieu de s'affaiblir, devenait plus fort à chaque assaut.
Alors Hercule se souvint des paroles de son
Instructeur : "Nous nous élevons en nous agenouillant." Rejetant sa massue,
il s'agenouilla, saisit l'hydre de ses mains nues et l'éleva en l'air. Tenue
dans les airs, sa force diminua. A genoux, il maintint l'hydre bien
au-dessus de lui, afin que l'air et la lumière purifiants puissent avoir
l'effet voulu. Le monstre, puissant dans l'obscurité et dans la vase, perdit
bientôt de son pouvoir quand les rayons du soleil et l'effleurement du vent
l'atteignirent.
L'hydre lutta convulsivement, un frisson
traversant son corps repoussant. Ses efforts devinrent peu à peu plus
faibles et ce fut la victoire. Les neuf têtes s'affaissèrent, puis, la
respiration haletante et les yeux vitreux, elles tombèrent en avant. Mais ce
n'est que lorsqu'elles furent sans vie qu'Hercule vit la tête mystique qui
était immortelle.
Alors il coupa l'unique tête immortelle qui
sifflait encore furieusement et l'enterra sous un rocher.
Hercule retourna auprès de son Instructeur.
"La victoire est complète", dit celui-ci. "La lumière qui brille à la
huitième Porte est maintenant fondue avec la tienne."
Nous comprenons que l'hydre représente la
colère, la peur et la haine. Elle symbolise l'égo, le petit moi, qui ne veut
pas capituler et qui se défend jusqu'au bout.
Hercule parvient à battre l'hydre en se
mettant à genoux et en la portant haut dans les airs. On se met à genoux
lorsqu'on prie, lorsqu'on est dans l'humilité. Nous comprenons qu'il y a une
partie de nous qui est l'hydre et une autre partie qui est Hercule, le
disciple qui cherche à vaincre sa nature inférieure.
Cette lecture et ces remarques mettent
Marion, native du Scorpion, dans l'émotion. Nous incitons Marion à
s'exprimer et à analyser ce qui se passe en elle.
Elle a honte d'elle parce qu'elle sait
qu'elle fait des choses qu'elle ne doit pas faire mais qu'elle fait malgré
tout. Quand elle dit "non" à l'autre, c'est souvent parce qu'elle est dans
la haine et qu'elle ne s'en rend pas compte. C'est après seulement qu'elle
réalise ce qu'elle a fait. Cela la rend triste parce qu'elle et qu'elle ne
peut pas revenir en arrière. Elle se rejette alors car elle se rend compte
que c'est sa personnalité qui la dirige et commande.
Marion se lève et embrasse ses frères et
sœurs de groupe en les assurant de son amour. Nous encourageons Marion à
poursuivre sur le sentier de l'Amour, le seul qui lui permettra de dépasser
sa nature inférieure.
Nous clôturons la rencontre par une courte
méditation et le chant du Notre Père.

