Nous avons débuté notre rencontre par une
petite méditation au cours de laquelle nous avons récité le Gayatri.
Nous avons commencé par lire le travail
d'Hercule dans le signe de la Balance (22 septembre-22 octobre) : "La
capture du sanglier d'Erymanthe".
Celui qui préside dans la Chambre du Conseil
du Seigneur réfléchit au nouveau test que devait passer Hercule et dit : "Il
a besoin d'équilibre, de jugement sain".
Le but du travail proposé est de capturer un
sanglier sauvage.
Pour ne pas risquer de tuer à nouveau,
Hercule choisi de ne pas prendre l'arc offert par Apollon.
En chemin, il rencontre son ami, Pholos, un
centaure. Ce dernier l'invite à boire une barrique de vin qui appartenait à
tous les centaures et ne devait être consommée qu'en leur présence. Pholos
et Hercule invitèrent le centaure Chiron à se joindre à eux. Lorsque les
autres centaures s'en aperçurent, une bataille s'engagea. Dans la fureur du
combat, Hercule tua ses amis. Après cet événement, Hercule rejoint la
montagne.
Hercule posa un piège pour le sanglier et
attendit. Ainsi l'animal fut capturé. Tenant le sanglier pas les pattes de
derrière, Hercule descendit la montagne au milieu d'une foule de spectateurs
ravis
Dans cette épreuve le héros a appris "la
leçon du véritable équilibre" mais l'instructeur lui demanda de comprendre
pourquoi, à deux reprises, il avait tué ceux qu'il devait aimer.
Au cours de ce récit, Hercule adopte
successivement deux comportements différents.
Dans un premier temps, Hercule se réjouit,
oublie son travail et son but.
Son instructeur lui avait demandé de penser à
s'alimenter mais Hercule boit avec démesure.
Il vit ses plaisirs sans modération. Ainsi,
il arrive souvent que les personnalités se laissent emporter par leurs
désirs, leurs recherches de plaisirs et de sensations.
Cependant, ce comportement conduit Hercule à
vivre un drame et à partir de ce moment, l'attitude d'Hercule va être
totalement différente.
Il utilise son intelligence pour trouver la
réponse qui sera la mieux adaptée à son problème et ne nécessitera qu'une
faible dépense d'énergie.
Ainsi, Hercule s'oriente vers une recherche
de l'équilibre qui conduit à la réussite.
Le symbole de la balance avec ses deux
plateaux en équilibre représente cet état dans lequel la répartition égale
des énergies prévaut sur la démesure.
Nous enchaînons notre travail par la lecture
de la planche de Marion : "Je jette les affaires des autres."
Marion éprouve de la colère lorsqu'elle ne se
sent pas écoutée. Pourquoi, les autres ne font-ils pas ce qu'elle leur
demande ? Pas désir de lui nuire, par manque de temps,…?
Marion éprouve alors des émotions, de la
tristesse, des maux physiques (mal au ventre, à la tête).
Marion se demande si son questionnement est
justifié. En fait, les autres sont peut-être désinvoltes ou fort occupés.
Marion développe avec humour l'argumentaire
suivant :
Les autres sont sans doute de pauvres êtres
incapables d'agir correctement. Peut-être sont-ils paresseux ou gravement
malades ou esclaves de leurs désirs. Face à eux, la colère est peu
appropriée et la pitié serait mieux adaptée. Ces être aveuglés oublient "le
très grand amour qu'ils ont pour MOI et qui leur ferait faire, avec un
enthousiasme incontrôlable toute mes volontés immédiatement".
En conclusion, une attitude plus mesurée
serait mieux appropriée. Par exemple, signaler discrètement la petite erreur
de l'autre et essayer de la réparer sans faire trop de vagues.
Marion conclu en exprimant son désir de
changer en prenant conscience qu'une attitude gentille envers les autres lui
assurera de bonnes relations et lui évitera des conflits.
Nous remarquons que certains passages de la
planche que Marion a rédigé avec son père sont emprunts d'humour.
L'humour permet de prendre de la distance
face à un événement.
En exagérant la description des faits, un
décalage se crée mettant en évidence la disproportion qui existe entre
l'origine du problème et la réaction de l'intéressé.
L'humour permet de sortir du cercle vicieux
suivant :
1)
je suis en colère
2)
je me vois en colère
3)
je suis dans l'émotion car je constate que mon comportement ne
s'améliore pas
4)
je suis doublement en colère
Nous pouvons puiser dans le signe de la
Balance des enseignements qui rejoignent l'expérience de Marion.
L'action et la réaction doivent être
équilibrées. La colère et les paroles brutales adressées à notre entourage
finiront par nous desservir.
Pour cette raison, nous comprenons que les
personnes du signe de la Balance ne se conduisent pas comme des tyrans.
Pour clôturer nos travaux, nous chantons
ensemble le Notre Père.

