Nous commençons notre rencontre par une
méditation de visualisation suivie de la prière de l'oiseau de joie.
Puis nous poursuivons la lecture des 12
travaux d'Hercule en abordant le 6ème travail à travers le signe de la
vierge : La prise de la ceinture d'Hippolyte.
Dans ce mythe, Hercule doit rapporter à
l'Instructeur la ceinture que détenait Hippolyte, la reine des Amazones, et
qui lui avait été offerte par Vénus (déesse de l'amour) comme symbole de
l'unité réalisée par la lutte, et symbole de la maternité et de l'Enfant
sacré. Alors qu'Hippolyte offrait cette ceinture à Hercule, celui-ci lui
arracha au cours d'une lutte et la tua. L'Instructeur demanda à Hercule de
racheter son acte avant de le revoir. Hercule, errant, entendit les cris
d'une jeune fille. Se précipitant, il découvrit un monstre marin avalant
Hésione. Hercule se jeta à l'intérieur du monstre et avec son épée, se fraya
une sortie hors de son ventre, sauvant ainsi la jeune fille. Il s'en
retourna vers son Instructeur qui lui dit : "Le sixième travail est terminé.
Tu as tué qui te chérissait et qui, de manière inconnue et méconnue,
t'apportait l'amour et le pouvoir nécessaires. Tu as sauvé qui avait besoin
de toi et ainsi, une fois encore, les deux sont un. Réfléchis de nouveau aux
voies de la vie, réfléchis aux voies de la mort. Va te reposer, mon fils."
Les enfants ont quelque difficulté à
comprendre l'acte d'Hercule quand il tue la reine bien qu'elle lui offre la
ceinture. Hercule, tout en atteignant son objectif, ne réussit pas à
comprendre sa mission. Dans ce travail, on lui laisse le soin de comprendre
la nature du test. Comme toujours, le natif a le choix entre le bien et le
mal, suivant son degré d'évolution. En sauvant Hésione, il équilibre son
geste précédent. Ainsi, par un acte de vie et un acte de mort, il apprend la
sagesse et l'équilibre le menant progressivement à Dieu.
Marion nous dit que Jésus avait depuis son
plus jeune âge la sagesse qui lui permettait de faire l'économie de
certaines expériences. Nous nous rappelons le schéma de la Hiérarchie
symbolisé par une échelle. Lors de son incarnation il y a deux mille ans, le
Maître Jésus était déjà positionné sur un barreau assez élevé de l'échelle.
Au niveau qui était le sien, les mouvements sinusoïdaux et désordonnés de la
personnalité n'existent plus car elle est intégrée à l'âme. On peut
cependant supposer que Jésus, avant d'atteindre cette maîtrise, a été soumis
aux mêmes tests qu'Hercule et a appris, par ses erreurs, la Loi d'Equilibre.
Nous essayons de mieux comprendre l'épreuve
du disciple dans le signe de la Vierge.
La Vierge représente la Mère du Monde qui
porte l'Enfant dans ses bras. C'est dans ce signe que la conscience
Christique est conçue et nourrie pendant la période de gestation jusqu'à ce
que, dans les Poissons, le signe opposé, naisse le Sauveur du Monde.
Ce travail avait affaire à un ennemi d'un
"genre différent". Dans ce signe (pôle féminin), Hercule tue la reine des
Amazones bien qu'elle offrit la ceinture. Quelle fut la contribution
d'Hippolyte à l'erreur ? Peut-être d'avoir offert la ceinture de l'unité que
Vénus lui avait donnée parce que Celui qui préside l'avait ordonné et non
parce qu'elle ressentait l'unité. Elle le fit par contrainte et non par
amour. Pourquoi les Amazones faisaient-elles une incursion chez les hommes ?
Cherchaient-elles l'unité sans la participation du cœur ? Les Amazones
adoraient la lune (la forme) et Mars (Dieu de la guerre).
Le signe de la Vierge symbolise aussi bien la
matière, préoccupée par les détails, focalisée sur des valeurs négatives,
que la gardienne de la vie Christique. C'est dans ce signe qu'est réalisé le
premier pas vers l'union de l'esprit et de la matière. Hercule n'a pas
compris que la reine des Amazones devait être rachetée par l'union et non
pas tuée. Il n'a pas compris que la ceinture était aussi le symbole de
l'unité entre les hommes et les femmes.
Les vertus que le disciple doit apprendre
dans ce signe sont l'inclusivité, la tolérance, la compassion et la charité.
Planète de l'homme ordinaire : Mercure
Planète pour l'initié : Lune
La phrase-clé pour l'homme ordinaire est :
Que la matière règne.
La phrase-clé pour l'initié est : Je suis la
mère et l'enfant. Moi, Dieu je suis matière.
Marion est invité à réfléchir sur une phrase
qu'elle a prononcée durant le travail : "Je ne vois pas ce que je peux faire
de bien."
Nous terminons notre rencontre en prononçant
le Gayatri.