Nous commençons notre rencontre
par la méditation de "l'oiseau dans le cœur".
Dans un premier temps, nous
répétons les chorégraphies des chansons que nous avons apprises : "Laissons
ici nos vieux habits", "Nous sommes bien petits" et "Voici l'eau pour le
baptême".
Nous apprenons une nouvelle
chanson intitulée "La Vie est bonne".
Nous lisons, ensuite, une
histoire sur le Bien et le Mal : Une petite fille dérobe le goûter d'un
camarade et éprouve du plaisir à déguster son larcin en cachette,
Le plaisir a deux origines : il
provient de la sensation agréable éprouvée par un sens et de l'excitation de
vivre une expérience risquée.
Cependant, une action égoïste
vécue à l'abri des regards ne nous laisse pas une bonne conscience car il
nous est difficile d'avoir un avis clairement défini sur notre
comportement.
Dans l'histoire, la petite fille
ne sera pas punie car elle n'a pas été vue. Dans ce cas, la condamnation des
autres ou la sanction ne viennent pas signifier que l'action accomplie était
mauvaise.
Deux réflexions peuvent nous
aider à évaluer une action :
Premièrement, reconnaître les
conséquences de nos actes. Dans ce cas, un autre enfant sera privé de
collation.
Deuxièmement, nous pouvons nous
demander, si nous aimerions que l'on nous fasse ce que nous faisons aux
autres ?
Les enfants reconnaissent avoir
parfois un certain plaisir dans des actions qui peuvent nuire. Pour Marion,
il peut s'agir de déchirer des vêtements, pour Claire de casser des objets,
pour Paul de dire des gros mots et pour Aurélie d'embêter quelqu'un.
En réfléchissant aux conséquences
de nos actes, notre attitude peut changer. Nous pouvons même contribuer à
faire changer le monde en visualisant "Le Monde du Bien".
Pour les enfants, ce monde se caractérise par certaines actions :
- dire la Vérité
- pardonner
- parler gentiment
- développer des relations
d'amitié
- respecter les personnes
Cependant, rencontrer quelqu'un
qui persiste dans comportement agressif, peut mettre en péril notre bonne
volonté à vouloir évoluer vers le Monde du Bien. Alors, certaines réflexions
que nous développons avec les enfants pourraient être approfondies :
- Jésus n'avait pas d'ennemis
- se dire que la personne qui est
agressive est un ami.
- essayer de comprendre les
raisons de ce comportement
- expliquer à cette personne les
conséquences de son comportement et lui montrer qu'un changement est
possible
Si cela n'est pas suffisant, nous
pouvons expliquer la situation à une grande personne
Dans toutes circonstances, rien
n'est figé, et tout peut changer. Pour cette raison, il est toujours
possible d'espérer.
Si la transformation n'est pas
immédiate, il ne faut pourtant pas se décourager car les personnes que nous
côtoyons peuvent hésiter, prendre le temps de réfléchir et les résultats
viendront plus tard.
Nous avons besoin de temps pour
nous améliorer. Aurélie, lors d'une rencontre passée, se demandait pourquoi
nous ne faisions pas les choses bien du premier coup. Nous constatons que
nous avons besoin de réfléchir, de comprendre et de nous exercer.
Par notre pensée nous pouvons
planter des petites graines qui pousseront et feront changer le monde. Nous
apprendrons ainsi à cultiver des idées de beauté, de joie, de paix et
d'Amour.
Nous clôturons notre rencontre
par une prière en invoquant Dieu de nous aider dans notre travail de
créateur de belles pensées.

