Bulletin no 66 du 10/07/2004
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à la Vie

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement. Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

 8 - 10 ans

  

 

BULLETIN N°66

Séance du 10/07/2004

Participants : Claire - Paul - Marion - Aurélie

Animatrice : Claire

Nous débutons la séance par une petite méditation de visualisation.

Nous poursuivons la lecture de l’histoire de Sainte Claire.

Pendant longtemps Claire a refusé le titre de mère supérieure voulant être considérée comme la dernière de toutes les sœurs, conformément aux enseignements de Jésus. Face à l’insistance de frère François, elle accepte d’être Abbesse du monastère de Saint Damien, ce qu’elle restera toute sa vie.

Une fois nommée Abbesse elle écrit au Pape Innocent III pour obtenir de lui l’autorisation d’imiter la pauvreté du Christ. Le Pape réjouit par cette demande qui montre la grande foi de Claire, lui accorde ce « privilège » et lui adresse ses encouragements.

Ainsi Claire reste fidèle à son profond désir d’imiter le Christ et d’observer l’évangile. Nous comprenons que même si Claire désire se soustraire à tout honneur, elle accepte sa fonction de mère supérieure car il s’agit d’un service que Frère François lui demande. C’est un acte d’oubli de soi, d’acceptation et d’obéissance.

Nous réfléchissons à la notion d’obéissance. Paul explique qu’il n’obéit pas à tout le monde. Par exemple si un camarade de son école lui demande de faire une bêtise il ne la fera pas. Il trouve plus normal d’obéir à ses parents qu'à des enfants. Claire, Marion, Aurélie et Paul pensent qu’ils doivent obéir aux parents, aux maîtres et maîtresses, aux adultes car ils savent plus de choses que les enfants. Nous obéissons donc à ceux que nous estimons plus expérimentés, plus sages. La sagesse que l’on reconnaît à l’autre, plus que son âge est un critère. Ainsi le disciple obéit au Maître en qui il reconnaît une sagesse plus grande et parce que le Maître représente un idéal qu’il souhaite atteindre.

Les enfants s'interrogent sur la signification de la salutation que nous faisons lorsque nous entrons dans la Chambre Haute. Ils pensent que nous saluons le Frère Instructeur. Nous réfléchissons à ce que représente le Frère Instructeur. Il est notre Frère supérieur, notre Guide et il représente la Hiérarchie. Nous comprenons que cette salutation s'adresse au Frère Instructeur, et également aux Grands Etres qui composent la Hiérarchie, à Dieu.

Nous poursuivons nos travaux par la lecture d’une histoire sur le thème du Bien et du Mal. Madame Gertrude est une institutrice singulière disposant de pouvoirs magiques. Elle propose à ses élèves une expérience : être invisible le temps d’une journée. Elle ne donne pas de consignes particulières aux enfants et laisse chacun d’eux libre de choisir ce qu’il veut faire à l’occasion de cette expérience. Les enfants profitent ainsi de cette journée pour faire des choses qu’ils n’auraient jamais osé faire en étant visibles, mais qui ne vont pas forcément dans le sens du bien. Par exemple ils volent des gâteaux chez le boulanger, espionnent leurs parents…

Marion pense que la maîtresse aurait du fixer des règles à ses élèves car livrés à eux-mêmes ils font de mauvaises choses. Nous comprenons, à travers cette histoire, que nous faisons plus facilement des bêtises lorsque nous ne sommes pas observés et que nous sommes livrés à notre nature inférieure, notamment nos désirs. Aurélie et Marion évoquent pour illustrer cette idée les actes répréhensibles qu’elles ont faits chez leurs grands parents à l’abri de leur regard. Les enfants expliquent qu’ils font moins de bêtises quand leurs parents les regardent car ils craignent d’être punis.

En attendant d’être notre « propre éducateur », c'est-à-dire de nous corriger nous-même, d’atteindre plus de sagesse, ce sont les autres et la « peur du gendarme » qui peuvent nous empêcher de mal agir. En l’absence du regard de l’autre, comment ne pas faire de bêtises ?

Aurélie pense qu’il faut réfléchir aux conséquences de ses actes avant de les poser.

Claire et Paul se poseraient la question de savoir si l’acte qu’ils s'apprêtent à faire va dans le sens du bien ou du mal.

Quant à Marion elle explique qu’il faudrait qu’elle arrive à faire comme si ses parents étaient toujours présents.

Nous continuons nos travaux par une petite initiation aux signes du zodiaque. Nous commençons à confectionner une « roue du zodiaque » qui représentera tous les signes en fonction du mois et de la saison dans lesquels ils s’inscrivent. Nous voyons que le Bélier est le premier signe du zodiaque et qu’il initie le printemps. Les enfants découvrent qu’en une saison trois signes se succèdent (le bélier, le taureau et les gémeaux au printemps…).

Nous terminons par la méditation de l'oiseau de Joie.

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