Nous débutons la séance par une
petite méditation de visualisation.
Nous poursuivons la lecture de
l’histoire de Sainte Claire.
Pendant longtemps Claire a refusé
le titre de mère supérieure voulant être considérée comme la dernière de
toutes les sœurs, conformément aux enseignements de Jésus. Face à
l’insistance de frère François, elle accepte d’être Abbesse du monastère de
Saint Damien, ce qu’elle restera toute sa vie.
Une fois nommée Abbesse elle
écrit au Pape Innocent III pour obtenir de lui l’autorisation d’imiter la
pauvreté du Christ. Le Pape réjouit par cette demande qui montre la grande
foi de Claire, lui accorde ce « privilège » et lui adresse ses
encouragements.
Ainsi Claire reste fidèle à son
profond désir d’imiter le Christ et d’observer l’évangile. Nous comprenons
que même si Claire désire se soustraire à tout honneur, elle accepte sa
fonction de mère supérieure car il s’agit d’un service que Frère François
lui demande. C’est un acte d’oubli de soi, d’acceptation et d’obéissance.
Nous réfléchissons à la notion
d’obéissance. Paul explique qu’il n’obéit pas à tout le monde. Par exemple
si un camarade de son école lui demande de faire une bêtise il ne la fera
pas. Il trouve plus normal d’obéir à ses parents qu'à des enfants. Claire,
Marion, Aurélie et Paul pensent qu’ils doivent obéir aux parents, aux
maîtres et maîtresses, aux adultes car ils savent plus de choses que les
enfants. Nous obéissons donc à ceux que nous estimons plus expérimentés,
plus sages. La sagesse que l’on reconnaît à l’autre, plus que son âge est un
critère. Ainsi le disciple obéit au Maître en qui il reconnaît une sagesse
plus grande et parce que le Maître représente un idéal qu’il souhaite
atteindre.
Les enfants s'interrogent sur la
signification de la salutation que nous faisons lorsque nous entrons dans la
Chambre Haute. Ils pensent que nous saluons le Frère Instructeur. Nous
réfléchissons à ce que représente le Frère Instructeur. Il est notre Frère
supérieur, notre Guide et il représente la Hiérarchie. Nous comprenons que
cette salutation s'adresse au Frère Instructeur, et également aux Grands
Etres qui composent la Hiérarchie, à Dieu.
Nous poursuivons nos travaux par
la lecture d’une histoire sur le thème du Bien et du Mal. Madame Gertrude
est une institutrice singulière disposant de pouvoirs magiques. Elle propose
à ses élèves une expérience : être invisible le temps d’une journée. Elle ne
donne pas de consignes particulières aux enfants et laisse chacun d’eux
libre de choisir ce qu’il veut faire à l’occasion de cette expérience. Les
enfants profitent ainsi de cette journée pour faire des choses qu’ils
n’auraient jamais osé faire en étant visibles, mais qui ne vont pas
forcément dans le sens du bien. Par exemple ils volent des gâteaux chez le
boulanger, espionnent leurs parents…
Marion pense que la maîtresse
aurait du fixer des règles à ses élèves car livrés à eux-mêmes ils font de
mauvaises choses. Nous comprenons, à travers cette histoire, que nous
faisons plus facilement des bêtises lorsque nous ne sommes pas observés et
que nous sommes livrés à notre nature inférieure, notamment nos désirs.
Aurélie et Marion évoquent pour illustrer cette idée les actes
répréhensibles qu’elles ont faits chez leurs grands parents à l’abri de leur
regard. Les enfants expliquent qu’ils font moins de bêtises quand leurs
parents les regardent car ils craignent d’être punis.
En attendant d’être notre
« propre éducateur », c'est-à-dire de nous corriger nous-même, d’atteindre
plus de sagesse, ce sont les autres et la « peur du gendarme » qui peuvent
nous empêcher de mal agir. En l’absence du regard de l’autre, comment ne pas
faire de bêtises ?
Aurélie pense qu’il faut
réfléchir aux conséquences de ses actes avant de les poser.
Claire et Paul se poseraient la
question de savoir si l’acte qu’ils s'apprêtent à faire va dans le sens du
bien ou du mal.
Quant à Marion elle explique
qu’il faudrait qu’elle arrive à faire comme si ses parents étaient toujours
présents.
Nous continuons nos travaux par
une petite initiation aux signes du zodiaque. Nous commençons à
confectionner une « roue du zodiaque » qui représentera tous les signes en
fonction du mois et de la saison dans lesquels ils s’inscrivent. Nous voyons
que le Bélier est le premier signe du zodiaque et qu’il initie le printemps.
Les enfants découvrent qu’en une saison trois signes se succèdent (le
bélier, le taureau et les gémeaux au printemps…).
Nous terminons par la méditation
de l'oiseau de Joie.

