Participants :
Claire - Paul - Marion - Aurélie
Animatrice : Corinne
Nous débutons notre rencontre par une
méditation de visualisation autour du mantram de « l'oiseau de joie ».
Paul évoque un évènement de la
quinzaine qui a occasionné une dynamique avec ses parents. A l’issue d’un
après-midi passé chez lui avec un camarade d’école, Paul a fait un « caprice » à
son père, devant les parents de cet ami, pour qu’il reste dormir chez lui. Il
s’est mis à pleurer, donner des « coups de poing » à son père puis finalement à
bouder. Il n’a pas voulu dire bonjour aux parents de son camarade et s’est
renfermé dans un mutisme boudeur.
Suite à cela, ses parents l’ont
incité à demander pardon aux parents de son camarade pour son attitude
irrespectueuse à leur égard. Au retour d’un entraînement sportif, Paul a dis à
ses parents qu’il les avait rencontrés et leur avait demandé pardon. Ses
parents, ayant vérifié ses dires, ont compris qu’il s’agissait d’un mensonge et
l’ont puni pour la semaine.
Paul explique qu’il avait peur de
demander pardon. Il craignait que les parents de son camarade le fâchent ou bien
lui proposent de venir dormir chez eux. Il a, en effet, peur de se retrouver
sans sa maman dans un lieu inconnu…
Aurélie pense qu’il faut beaucoup de
courage pour aller demander pardon, car cela oblige à parler de ce qu’on a fait
de mal.
Claire évoque la planche qu’elle
avait fait il y a peu de temps sur « la bonne » et la « mauvaise imagination ».
Dans la situation de Paul, cela pouvait se transposer de la manière suivante :
- la mauvaise imagination lui a fait
penser qu’il pourrait se faire fâcher ou se retrouver seul, abandonné.
- la bonne imagination lui aurait
fait penser à la joie qu’il aurait ressenti d’être pardonné par les parents de
son ami.
Devant les hésitations de Paul, nous
lui confirmons qu’il n’est jamais trop tard pour demander pardon. Pour les
enfants, demander pardon signifie que l’on regrette ce que l’on a fait et que
l’on essaiera de ne plus recommencer. Pardonner, c’est donner de l’amour bien
que l’on ait fait quelque chose de mal.
Marion et Aurélie lisent devant le
groupe la lettre qu’elles ont reçu de la part des pompiers de Bordeaux. Cette
lettre était une réponse à leur courrier d’excuses après avoir téléphoné au 18
pour dire des grossièretés au cours d’un week-end chez leurs grands-parents.
Cette lettre disait ceci :
« Nous t’écrivons ce petit mot pour
te dire que nous avons bien reçu ta lettre d’excuses. En effet, ce n’est pas
bien d’appeler les pompiers lorsqu’il n’y a pas de danger et ce n’est pas poli
de dire des grossièretés. Il faut que tu saches que les pompiers sont aussi des
papas et des mamans qui travaillent pour sauver des gens et qui ne sont pas très
contents d’entendre les enfants être vulgaires.
Mais nous tenons à te remercier de
nous avoir écrit cette lettre parce que c’est très courageux de ta part de
t’excuser. Il est bien plus difficile de reconnaître ses erreurs que de faire
des bêtises.
Aussi, nous joignons à notre lettre
un calendrier pour l’année 2004 avec des photos d’enfants et de pompiers.
Nous espérons qu’il te plaira et que
tu verras ainsi que les pompiers aiment beaucoup les enfants. »
Marion et Aurélie ont réalisé que de
bonnes choses ressortaient toujours d’une démarche de repentir. Nous incitons
Paul à comprendre que demander pardon permet de se pardonner soi-même et de
grandir dans nos relations avec les autres.
Nous avons ensuite lu une histoire
extraite du livre « Les contes de la planète espoir » de Danielle Laporte. Cette
histoire s’intitule « Une grande fête sur une petite planète égarée » et relate
l’histoire des cinq pays de la planète Harmonia :
- Sensation : pays de la
stimulation des cinq sens, du sport, du dépassement physique.
- Émoi : pays des émotions,
de l’affection, de la tendresse.
- Vision : pays de
l’imaginaire, des rêves, de l’art et des hautes aspirations.
- Pensée : pays de la
réflexion, des discussions, des élaborations de projets.
- Intuition : pays de la
sensibilité, de la vision de l’avenir.
Les habitants de ces cinq pays,
habituellement isolés les uns des autres, se retrouvèrent pour une grande fête
au pays d’Intuition. C’est une « intuitive » (habitante du pays d’intuition) qui
eu la vision de cette fête et du bonheur qui ressortirait de cette réunion
inhabituelle. Elle fit appel à un visionnaire pour peindre les cartons
d’invitation, à un penseur pour réfléchir au message à transmettre puis à une
émotive pour savoir comment toucher le cœur de tous. Elle demanda enfin à un
sensitif, champion de la course à pied, de distribuer tous les cartons
d’invitation.
Lorsque le jour de la fête arriva,
chaque pays apporta un cadeau représentatif de ce qu’il pouvait donner aux
autres :
- les visionnaires avaient
composé un long chant poétique qu’il avaient gravé et illustré sur une pierre.
- Les émotifs avaient apporté
une fleur d’eau, un nénuphar ros et mauve qu’ils avaient cultivée avec amour et
qui exhalait un parfum enivrant. En présence de cette fleur chacun devenait plus
sensible, plus à l’écoute des autres.
- Les penseurs avaient conçu
un appareil à communiquer les bonnes idées.
- Les sensitifs avaient
apporté dans une urne antique un nectar merveilleux qui permettait de jouir de
ses cinq sens sans s’enivrer.
- Les intuitifs
interprétaient les rêves et donnaient des conseils pour vivre en parfaite
harmonie.
Les habitants d’Harmonia comprirent
que le bonheur n’est pas donné, qu’il est une quête de tous les jours et qu’il
passe par l’union avec tout ce (et tous ceux) qui nous entour(ent).
Nous comprenons à l’issue de cette
lecture que les pays de la planète Harmonia sont aussi en nous : Sensation,
c’est le corps physique, Emoi représente l’astral inférieur, Vision, l’astral
supérieur, Pensée, le corps mental et Intuition le corps bouddhique. Ce n’est
que par l’union, la fusion des trois corps (physique, astral, mental) avec le
grand moi que l’harmonie est trouvée et que le conflit et la dualité cessent.
Nous avons clôturé la séance par une
courte méditation.

