Bulletin no 63 du 29/05/2004
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à la Vie

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement. Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

 8 - 10 ans

  

 

BULLETIN N°63

Séance du 29/05/2004

Participants : Claire - Paul - Marion - Aurélie

Animatrice : Corinne

Nous débutons notre rencontre par une méditation de visualisation autour du mantram de « l'oiseau de joie ».

Paul évoque un évènement de la quinzaine qui a occasionné une dynamique avec ses parents. A l’issue d’un après-midi passé chez lui avec un camarade d’école, Paul a fait un « caprice » à son père, devant les parents de cet ami, pour qu’il reste dormir chez lui. Il s’est mis à pleurer, donner des « coups de poing » à son père puis finalement à bouder. Il n’a pas voulu dire bonjour aux parents de son camarade et s’est renfermé dans un mutisme boudeur.

Suite à cela, ses parents l’ont incité à demander pardon aux parents de son camarade pour son attitude irrespectueuse à leur égard. Au retour d’un entraînement sportif, Paul a dis à ses parents qu’il les avait rencontrés et leur avait demandé pardon. Ses parents, ayant vérifié ses dires, ont compris qu’il s’agissait d’un mensonge et l’ont puni pour la semaine.

Paul explique qu’il avait peur de demander pardon. Il craignait que les parents de son camarade le fâchent ou bien lui proposent de venir dormir chez eux. Il a, en effet, peur de se retrouver sans sa maman dans un lieu inconnu…

Aurélie pense qu’il faut beaucoup de courage pour aller demander pardon, car cela oblige à parler de ce qu’on a fait de mal.

Claire évoque la planche qu’elle avait fait il y a peu de temps sur « la bonne » et la « mauvaise imagination ». Dans la situation de Paul, cela pouvait se transposer de la manière suivante :

- la mauvaise imagination lui a fait penser qu’il pourrait se faire fâcher ou se retrouver seul, abandonné.

- la bonne imagination lui aurait fait penser à la joie qu’il aurait ressenti d’être pardonné par les parents de son ami. 

Devant les hésitations de Paul, nous lui confirmons qu’il n’est jamais trop tard pour demander pardon. Pour les enfants, demander pardon signifie que l’on regrette ce que l’on a fait et que l’on essaiera de ne plus recommencer. Pardonner, c’est donner de l’amour bien que l’on ait fait quelque chose de mal.

Marion et Aurélie lisent devant le groupe la lettre qu’elles ont reçu de la part des pompiers de Bordeaux. Cette lettre était une réponse à leur courrier d’excuses après avoir téléphoné au 18 pour dire des grossièretés au cours d’un week-end chez leurs grands-parents. Cette lettre disait ceci :

« Nous t’écrivons ce petit mot pour te dire que nous avons bien reçu ta lettre d’excuses. En effet, ce n’est pas bien d’appeler les pompiers lorsqu’il n’y a pas de danger et ce n’est pas poli de dire des grossièretés. Il faut que tu saches que les pompiers sont aussi des papas et des mamans qui travaillent pour sauver des gens et qui ne sont pas très contents d’entendre les enfants être vulgaires.

Mais nous tenons à te remercier de nous avoir écrit cette lettre parce que c’est très courageux de ta part de t’excuser. Il est bien plus difficile de reconnaître ses erreurs que de faire des bêtises.

Aussi, nous joignons à notre lettre un calendrier pour l’année 2004 avec des photos d’enfants et de pompiers.

Nous espérons qu’il te plaira et que tu verras ainsi que les pompiers aiment beaucoup les enfants. »

Marion et Aurélie ont réalisé que de bonnes choses ressortaient toujours d’une démarche de repentir. Nous incitons Paul à comprendre que demander pardon permet de se pardonner soi-même et de grandir dans nos relations avec les autres.

 

Nous avons ensuite lu une histoire extraite du livre « Les contes de la planète espoir » de Danielle Laporte. Cette histoire s’intitule « Une grande fête sur une petite planète égarée » et relate l’histoire des cinq pays de la planète Harmonia :

-         Sensation : pays de la stimulation des cinq sens, du sport, du dépassement physique.

-         Émoi : pays des émotions, de l’affection, de la tendresse.

-         Vision : pays de l’imaginaire, des rêves, de l’art et des hautes aspirations.

-         Pensée : pays de la réflexion, des discussions, des élaborations de projets.

-         Intuition : pays de la sensibilité, de la vision de l’avenir.

Les habitants de ces cinq pays, habituellement isolés les uns des autres, se retrouvèrent pour une grande fête au pays d’Intuition. C’est une « intuitive » (habitante du pays d’intuition) qui eu la vision de cette fête et du bonheur qui ressortirait de cette réunion inhabituelle. Elle fit appel à un visionnaire pour peindre les cartons d’invitation, à un penseur pour réfléchir au message à transmettre puis à une émotive pour savoir comment toucher le cœur de tous. Elle demanda enfin à un sensitif, champion de la course à pied, de distribuer tous les cartons d’invitation.

Lorsque le jour de la fête arriva, chaque pays apporta un cadeau représentatif de ce qu’il pouvait donner aux autres :

-         les visionnaires avaient composé un long chant poétique qu’il avaient gravé et illustré sur une pierre.

-         Les émotifs avaient apporté une fleur d’eau, un nénuphar ros et mauve qu’ils avaient cultivée avec amour et qui exhalait un parfum enivrant. En présence de cette fleur chacun devenait plus sensible, plus à l’écoute des autres.

-         Les penseurs avaient conçu un appareil à communiquer les bonnes idées.

-         Les sensitifs avaient apporté dans une urne antique un nectar merveilleux qui permettait de jouir de ses cinq sens sans s’enivrer.

-         Les intuitifs interprétaient les rêves et donnaient des conseils pour vivre en parfaite harmonie.

Les habitants d’Harmonia comprirent que le bonheur n’est pas donné, qu’il est une quête de tous les jours et qu’il passe par l’union avec tout ce (et tous ceux) qui nous entour(ent).

Nous comprenons à l’issue de cette lecture que les pays de la planète Harmonia sont aussi en nous : Sensation, c’est le corps physique, Emoi représente l’astral inférieur, Vision, l’astral supérieur, Pensée, le corps mental et Intuition le corps bouddhique. Ce n’est que par l’union, la fusion des trois corps (physique, astral, mental) avec le grand moi que l’harmonie est trouvée et que le conflit et la dualité cessent.

 

Nous avons clôturé la séance par une courte méditation.

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