Participants :
Claire - Paul - Marion - Aurélie
Animatrice : Corinne
- Claire
Nous débutons notre rencontre par une
méditation de visualisation autour du mantram de « l'oiseau de joie ».
Nous saluons le retour d’Aurélie et
Marion après une pause de deux rencontres. Elles avaient été invitées à
réfléchir et à réparer les actes répréhensibles qu’elles avaient commis chez
leurs grands-parents maternels.
Claire et Paul font part de leurs
commentaires ou questionnements sur l’attitude de Marion et Aurélie. Claire
pense que la vengeance nous enferme dans un cercle vicieux car il y aura
nécessairement une sanction à l’attitude vengeresse qui renforcera des
sentiments négatifs.
Marion et Aurélie pensent avoir
appris plusieurs choses au travers de ces évènements : la signification de la
mezouza et de certaines prières juives, la nécessité de mettre une réflexion en
place pour réparer ses erreurs, le bienfait du pardon que l’on demande et que
l’on peut donner.
Marion pense qu’avoir commis ces
actes était une bonne chose car cela leur avait appris beaucoup. Nous essayons
de comprendre que l’on peut aussi apprendre de nouvelles choses sans
nécessairement passer par une expérience douloureuse. Par exemple, faut-il voler
quelqu’un et passer plusieurs années de sa vie en prison pour comprendre que
voler n’est pas une bonne chose ?
Nous nous interrogeons sur la manière
d’éviter de poser des actes répréhensibles. Paul pense qu’il faut réfléchir aux
actes qui peuvent entraîner des fessées. Claire suggère de penser que l’on est
en train de faire le petit moi et qu’il vaut mieux laisser de côté les mauvaises
pensées. Marion propose de se poser à chaque instant la question suivante :
est-ce que ce que j’ai envie de faire va faire le bien ? Aurélie se
demanderait : l’acte que j’envisage provoquera t-il joie ou tristesse ?
En effet, nous pouvons considérer les
actes que nous souhaitons poser du point de vue du bien ou du mal qu’ils
entraîneront pour soi et pour les autres. Un acte qui peut sembler bon pour nous
à première vue (satisfaction d’un désir) peut se révéler néfaste pour un autre.
Privilégions les actes qui amèneront le bien à tous.
Ainsi, plus on réfléchit aux
conséquences de ses actes, moins on a de risques de commettre des actes
répréhensibles.
Nous pouvons schématiser les
alternatives de la manière suivante :

Nous avons chaque jour le choix entre
deux voies : apprendre par le vécu ou bien apprendre par l’enseignement, la
réflexion et l’apprentissage de la sagesse. Les enfants font l’analogie entre
ces deux voies et la parabole de l’enfant prodigue de l’Evangile. L’enfant
prodigue agit sans réfléchir et, devant les conséquences désastreuses de ses
actes, vient demander pardon à son père. L’autre frère est l’illustration de la
seconde voie : réflexion et sagesse qui évitent l’errance et la perdition.
Paul évoque la nécessité de «
naviguer » entre les deux colonnes (rigueur et miséricorde). Marion évoque
l’échelle de la Hiérarchie et le fait que les maîtres ne doivent pas faire de
grands zig-zags. En effet, nous pouvons penser que la sagesse nous permet de
réduire les mouvements erratiques et que plus le niveau atteint est haut, plus
le cheminement vers Dieu est vertical.

Pour limiter l’amplitude des zig-zags,
il nous faut nous observer à la lumière du bien commun.
Nous avons clôturé la séance par une
courte méditation.

