Participants :
Aurélie - Claire - Marion - Paul
Animatrice : Corinne
Après une méditation de visualisation
de la lumière du soleil, chacun est invité à témoigner de ce qui l’a marqué
durant cette dernière quinzaine. Paul évoque sa difficulté à ne pas faire le fou
très souvent dans la semaine et le fait que son père se fâche souvent en
conséquence. Marion parle de sa punition en classe pour bavardage.
Nous abordons la notion de punition.
A quoi sert une punition ? Les enfants répondent qu’elle sert à se calmer, à se
changer, à faire grandir le petit moi, ses attitudes. Les parents donnent des
punitions aux enfants pour les aider à grandir, à améliorer leur caractère, à
leur faire comprendre les limites.
Nous comprenons qu’il existe deux
colonnes qui représentent des limites à ne pas franchir pour son bien et celui
des autres. Nous recherchons le juste milieu qui nous permet de progresser avec
justesse et sagesse. De même, les parents cherchent, dans l’éducation, un
équilibre entre rigueur et miséricorde.
Les punitions ont-elles un effet sur
les enfants ? Aurélie souligne que cet effet n’est pas permanent car,
rapidement, on oublie et on recommence.
Claire, qui met son doigt dans un
trou de la toile cirée, se fait doucement tirer l’oreille par l’animatrice. Cela
donne l’occasion de discuter plus amplement de la punition. Pourquoi ne
recommence t-on pas la même action après avoir reçu une punition ? « Parce qu’on
ne veut pas avoir encore mal à l’oreille et puis parce qu’on se rend compte que
ce que l’on a fait n’est pas bien » nous dit Claire.
Ensuite, s’est instauré le dialogue
suivant :
- Animatrice : pourquoi ne tire t-on
pas les oreilles aux adultes ?
- Enfants : parce qu’ils savent ce
qu’ils font…
- Animatrice : donc les enfants, à
qui on tire les oreilles, ne savent pas ce qu’ils font ?
- Enfants : oui, souvent. Quand on
réfléchit à ce qu’on fait et à ce qu’on dit, on ne se fait pas fâcher. On est
capable d’aimer.
- Animatrice : peut-on aimer si on
fait n’importe quoi ?
- Enfants : non, car en faisant
n’importe quoi, on peut faire du mal aux autres.
Nous avons donc compris que les
punitions étaient des « gardes-fous » et qu’il était souhaitable que, petit à
petit, la conscience des enfants se développe en prenant en compte les deux
colonnes et la nécessité d’évoluer autour du juste milieu en toute chose.
Nous préparons
ensuite le spectacle sur le thème du baptême à partir de la chanson de Jean
Humenry « Voici l’eau pour le baptême ».
Nous clôturons la séance par une
petite méditation.

