Participants : Aurélie – Claire –
Marion – Paul
Animatrice : Dominique
Après avoir prononcé la prière de
l'oiseau de Joie, Marion et Aurélie disent qu'elles se disputent toujours
autant et ne qu'elles ne pensent pas à se poser les questions qui pourraient
désamorcer le conflit. Nous essayons de voir d'où part le désaccord. Il
semblerait que chaque fois que Marion, Aurélie et leur frère Pierre jouent
ensemble à des jeux de société, ils ont recours à la tricherie afin de gagner
la partie. Pour Marion, celui qui gagne est le plus fort. Perdre la rend
triste et jalouse. Elle parle du comportement tricheur de son frère mais avoue
faire de même pour gagner.
Marion pense que son frère sait
beaucoup plus de choses qu'elle, ce qui la maintient dans un sentiment de
jalousie et de concurrence quasi permanente envers lui. Malgré des explications
répétées, Marion ne paraît pas convaincue que, quand elle aura 8 ans, elle en
saura autant que Pierre au même âge. Ce qu'elle perçoit à ce moment-là, c'est
que Pierre aura 10 ans et en saura toujours plus qu'elle. Ceci est sans doute
vrai jusqu'à un certain âge, puis, à connaissance égale, nous rencontrons des
"différences de savoir" entre les adultes, en fonction de l'intérêt, la
curiosité et les vecteurs qui les animent.
Paul nous dit ne pas être jaloux de
Claire qui sait lire, car il n'a pas d'intérêt pour la lecture, par contre il
aimerait bien savoir, comme elle, faire du vélo en se lâchant des mains. Nous
essayons de voir, après la nuance introduite par Paul, si Marion trouve un
exemple d'une chose que Pierre saurait faire et pas elle, et qui ne la rendrait
pas jalouse. Apparemment, Marion ne trouve aucune situation.
Aurélie exprime être un peu "embêtée"
quand son frère et sa sœur en savent plus qu'elle mais semble accepter que c'est
une question de temps.
Claire dit qu'elle "sait tout", par
rapport à Paul, et ne ressent aucune jalousie envers son frère. Peut-être que sa
place de sœur aînée génère ce sentiment envers Paul, mais qu'en serait-il si
elle vivait la situation inverse ?
Marion nous dit que son frère pose
beaucoup de question aux adultes. Pendant ce temps, elle préfère jouer, tout en
étant jalouse de l'information que Pierre vient d'obtenir. Nous devons apprendre
à faire des choix en adéquation avec notre aspiration, sans nous comparer à nos
frères de route, car nous trouverons toujours sur le sentier des frères plus
avancés, qui nous tendent la main, et d'autres moins avancés, que nous attendons
avec compassion. Se comparer fait naître bien souvent un complexe d'infériorité
ou de supériorité, qui est semblable à un comportement du petit moi dont il
faudra se défaire.
Nous prenons les bouteilles contenant
les habitudes du petit moi.
Marion enlève deux comportements :
"je fais mal à ma sœur" et "je prends les affaires de ma sœur" et en rajoute
trois : "je m'occupe de tout", "je bavarde en classe" et "je mange mes peaux et
mes ongles".
Paul rajoute : "je suis jaloux".
Claire enlève : "je fais la folle" et
"je raconte des histoires".
Aurélie enlève : "je suis en colère
quand on me traite", "je boude" et "je suis en colère".
Nous brûlons les habitudes du petit
moi, ce qui suscite beaucoup de joie chez les enfants.
Nous nous quittons après avoir
prononcé le Notre Père.

