Bulletin no 37 du 11/01/2003
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à la Vie

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement. Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

 8 - 10 ans

  

 

BULLETIN N°37

Séance du 11/01/2003

Participants : Aurélie – Claire – Marion – Paul
Animatrice : Corinne

Notre rencontre a débuté par un moment de prière suivi de la lecture d'un Conte des vies passées du Bouddha intitulé "le feu de forêt". 

Les enfants ont retenu deux choses :

Les conséquences du non-partage : on fait du mal lorsqu'on ne partage pas car l'autre manque de quelque chose que l'on conserve pour soi. Les enfants évoquent les raisons pour lesquelles ils ne veulent pas partager (égoïsme) :

  •  s'ils prêtent un jouet, ils ont peur que l'autre mente en disant qu'il le rendra après.

  •  parce qu'ils n'ont pas suffisamment profité de l'objet au moment où l'autre demande que l'on partage.

  •  parce qu'ils n'ont pas fini de s'en servir.

Claire dit qu'elle prête toujours ses affaires à son frère.

Marion et Claire jouent une petite scénette dans laquelle Marion à un gâteau qu'elle ne veut pas partager. Claire simule toutes les possibilités à sa disposition pour infléchir la position de Marion : pleurer, aller le dire à maman, embêter Marion, voler le gâteau.

Aurélie et Paul font de même avec un jouet en inversant les rôles. 

Que peut-on dire de quelqu'un qui partage ? Qu'il est :

  •  gentil

  •  dans la joie

  •  dans l'amour

  •  qu'il recherche l'harmonie car il ne souhaite pas se disputer

  •  qu'il ouvre son cœur

Nous envisageons les deux types d'attitude qu'il est possible d'avoir lorsque quelqu'un nous demande de partager ou de prêter quelque chose :

  •  version 1 : non, non et non, je ne veux pas te le prêter, dégage.

  •  version 2 : oui je veux bien te le prêter - ou bien - peut-tu attendre un petit peu ? Je te le prêterai ensuite.

Le courage qui domine la peur. Qu'est-ce que le courage ?

  •  c'est quand on n'a pas peur de quelque chose qui pourrait faire peur.

  •  quand on ne pleure pas même si cela fait mal.

  •  permet de faire quelque chose que l'on ne voudrait pas faire parce qu'on en a peur.

Dans quelle situation, les enfants ont-ils eu peur et se sont dit a posteriori qu'ils n'auraient pas dû ?

  •  Claire : chez le dentiste, pour soigner une carie.

  •  Marion : chez le dentiste, pour arracher une dent.

  •  Aurélie : pour la piqûre du vaccin.

  •  Paul : quand on me met le thermomètre au "cu-cu".

Toutes ces peurs sont des peurs physiques, y en aurait-il d'autres qui ne le soient pas ? Les enfants évoquent très rapidement la peur du noir :

  •  Marion a peur de se cogner dans le noir, a peur des sorcières qui pourraient rentrer par la fenêtre.

  •  Paul a peur des fantômes qui peuvent lui donner du poison et le rendre mort.

  •  Claire croit voir son placard bouger à cause d'un monstre.

  •  Aurélie pense qu'elle n'a pas trop peur du noir.

Pourquoi, lorsque l'on est dans le noir, on imagine des choses qui nous font du mal ?

  •  quand on dort ne seront pas compte de ce qui se passe.

  •  parce qu'on a une imagination qui nous fait faire des cauchemars.

Lorsque l'on est enfant, on a du mal à distinguer entre l'imaginaire et la réalité. C'est en posant des questions sur le monde que l'on apprend à savoir ce qui est réel et ce qui est imaginaire. La réalité est : "je suis dans ma chambre entouré par les objets que je connais. Les volets ont été fermés et la lumière du soleil n'éclaire plus ma chambre".

Nous avons ensuite fermé les volets de la pièce dans laquelle se passe la rencontre d'aujourd'hui et avons observé les ressentis de chacun et la propension à imaginer des choses inhabituelles à partir des bruits de pas, des bruits de porte. Faisons donc des statistiques : il y a plus de chances pour que les bruits de pas que j'entends soient ceux de papa ou de maman que d'un gros monstre gluant qui vient pour me manger.

Nous achevons la séance après une petite méditation.

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Pour toute information s'adresser à : info@girolle.org