Participants : Aurélie – Claire –
Marion – Paul
Animatrice : Corinne
Notre rencontre a débuté par un
moment de prière suivi de la lecture d'un Conte des
vies passées du Bouddha intitulé "le feu de forêt".
Les enfants ont retenu deux choses :
Les conséquences du non-partage : on
fait du mal lorsqu'on ne partage pas car l'autre manque de quelque chose que
l'on conserve pour soi. Les enfants évoquent les raisons pour lesquelles ils ne
veulent pas partager (égoïsme) :
-
s'ils
prêtent un jouet, ils ont peur que l'autre mente en disant qu'il le rendra
après.
-
parce
qu'ils n'ont pas suffisamment profité de l'objet au moment où l'autre demande
que l'on partage.
-
parce
qu'ils n'ont pas fini de s'en servir.
Claire dit qu'elle prête toujours ses
affaires à son frère.
Marion et Claire jouent une petite
scénette dans laquelle Marion à un gâteau qu'elle ne veut pas partager. Claire
simule toutes les possibilités à sa disposition pour infléchir la position de
Marion : pleurer, aller le dire à maman, embêter Marion, voler le gâteau.
Aurélie et Paul font de même avec un
jouet en inversant les rôles.
Que peut-on dire de quelqu'un qui
partage ? Qu'il est :
Nous envisageons les deux types
d'attitude qu'il est possible d'avoir lorsque quelqu'un nous demande de partager
ou de prêter quelque chose :
-
version
1 : non, non et non, je ne veux pas te le prêter, dégage.
-
version
2 : oui je veux bien te le prêter - ou bien - peut-tu attendre un petit peu ?
Je te le prêterai ensuite.
Le courage qui domine la peur.
Qu'est-ce que le courage ?
-
c'est
quand on n'a pas peur de quelque chose qui pourrait faire peur.
-
quand
on ne pleure pas même si cela fait mal.
-
permet
de faire quelque chose que l'on ne voudrait pas faire parce qu'on en a peur.
Dans quelle situation, les enfants
ont-ils eu peur et se sont dit a posteriori qu'ils n'auraient pas dû ?
-
Claire
: chez le dentiste, pour soigner une carie.
-
Marion
: chez le dentiste, pour arracher une dent.
-
Aurélie
: pour la piqûre du vaccin.
-
Paul :
quand on me met le thermomètre au "cu-cu".
Toutes ces peurs sont des peurs
physiques, y en aurait-il d'autres qui ne le soient pas ? Les enfants évoquent
très rapidement la peur du noir :
-
Marion
a peur de se cogner dans le noir, a peur des sorcières qui pourraient rentrer
par la fenêtre.
-
Paul a
peur des fantômes qui peuvent lui donner du poison et le rendre mort.
-
Claire
croit voir son placard bouger à cause d'un monstre.
-
Aurélie
pense qu'elle n'a pas trop peur du noir.
Pourquoi, lorsque l'on est dans le
noir, on imagine des choses qui nous font du mal ?
Lorsque l'on est enfant, on a du mal
à distinguer entre l'imaginaire et la réalité. C'est en posant des questions sur
le monde que l'on apprend à savoir ce qui est réel et ce qui est imaginaire. La
réalité est : "je suis dans ma chambre entouré par les objets que je connais.
Les volets ont été fermés et la lumière du soleil n'éclaire plus ma chambre".
Nous avons ensuite fermé les volets
de la pièce dans laquelle se passe la rencontre d'aujourd'hui et avons observé
les ressentis de chacun et la propension à imaginer des choses inhabituelles à
partir des bruits de pas, des bruits de porte. Faisons donc des statistiques :
il y a plus de chances pour que les bruits de pas que j'entends soient ceux de
papa ou de maman que d'un gros monstre gluant qui vient pour me manger.
Nous achevons la séance après une
petite méditation.

