Animatrices : Claire et Laurence
Nous commençons notre rencontre par une
méditation sur l’action magique de l’âme.
Générosité et rétention – Planche de Pauline
Pauline distingue deux types de générosité :
- la fausse générosité qui consiste à faire
semblant,
- la vraie générosité qui est la
manifestation de l’amour de l’autre et se traduit par des actes spontanés.
La vraie générosité est indissociable de la
liberté car détaché du regard des autres, nous n’éprouvons plus le besoin de
faire de la rétention.
En n’ayant plus peur d’être humilié, nous
pouvons nous exprimer librement nos sentiments et les résultats qui en
résulteront pourront être les suivants :
- nous aurons donné de la joie,
- nous aurons mis à nu un aspect de notre
personnalité et cette vision nous aidera à nous corriger.
La rétention peut avoir pour origine un
manque de confiance en soi qui nous fait craindre de nous tromper ou bien un
sentiment d’orgueil.
Pour arriver à ne plus penser à soi, la clé
réside dans l’amour des autres et l’amour de Dieu.
La générosité est le fruit de l’amour. Pour
Pauline, dépasser ses difficultés à jouer du violon en public est un moyen
de s’élever car cela contribue à relativiser ses erreurs éventuelles en
considérant davantage le geste d’amour qui consiste à donner de belles
émotions. Cet exercice pourra ainsi l’aider à dépasser les mécanismes de la
rétention.
La générosité repose sur le fait de penser
«que je peux donner spontanément quelque chose qui peut plaire à l’autre ».
La générosité s’exprime différemment en
fonction de notre relation aux autres suivant que nous sommes amis,
parents,…
Tout ce que nous pouvons expérimenter est dû
à la générosité de Dieu.
La générosité permet de s’ouvrir, d’aimer
davantage les autres et d’aimer Dieu.
La générosité pourrait être la solution pour
dépasser les conflits entre pays.
Pour s’aimer soi-même et aimer les autres, le
chemin de la méditation doit être emprunté.
Pauline se demande si derrière la peur de se
tromper ne se cache pas la peur d’être humiliée.
Elle reconnaît également qu’elle n’est jamais
satisfaite de son travail ni d’ailleurs de celui des élèves qui ont le même
niveau qu’elle.
En raison de cette difficulté à percevoir
clairement les motifs réels de sa personnalité, Pauline remarque qu’il lui
est difficile d’évaluer la part de « prétention » de la personnalité et la
qualité réelle du travail qu’elle produit.
Pauline envisage plusieurs pistes pour
dépasser sa problématique et arriver à s’oublier :
- ne plus imaginer que le pire va arriver,
- penser plus aux autres et vouloir se
dépasser pour eux,
- accepter de jouer un peu moins bien pour
être un peu plus en communion avec les autres.
La planche de Pauline suscite des réactions,
chez les autres enfants qui s’interrogent sur le rôle de la critique.
Marion reconnaît le côté positif de la
critique car elle nous aide à progresser.
Paul n’apprécie pas les compliments. Il lui
semble qu’ils ne sont pas proportionnels au travail qu’il a réalisé.
Aurélie pense que peut-être Paul ressent les
compliments comme une pression. Ils sont une invitation à maintenir son
effort et à se surpasser. Or, si nous n’avons pas confiance en nous, nous
imaginons que nous ne pourrons pas y parvenir.
Les manifestations de la peur
Comme les enfants l’ont mis en évidence, la
peur est souvent à l’origine de notre difficulté à communiquer.
Nous ressentons la peur sur le plan physique,
le plan émotionnel et le plan mental.
Sur le plan mental : pensées négatives,
pensées en boucle du type « et, si… », obsessions.
Sur le plan émotionnel : stress, angoisse,
tristesse.
Sur le plan physique : pleurs, mal au ventre,
tremblements, augmentation du rythme cardiaque, transpiration
Nous ressentons différemment la peur, suivant
le contexte dans lequel nous nous trouvons. Claire B remarque qu’il lui a
été plus difficile de surmonter sa peur lorsqu’elle a du faire un exposé
toute seule devant sa classe que de présenter avec un groupe d’élèves une
pièce de théâtre face à une plus grande assemblée.
Pour dépasser la peur, nous pouvons apprendre
à nous aimer dans notre processus d’apprentissage en relativisant les
enjeux.
Le Frère Instructeur a incité Pauline a
considéré toute représentation comme un exercice.
L’autonomie – Planche de Thomas
Autonome
signifie ne pas être dépendant d’autrui.
Cette planche a été donnée à Thomas, il
oublie souvent ses affaires lorsqu’il a un rendez-vous avec le Frère
Instructeur. Thomas reconnaît qu’il compte beaucoup sur sa mère.
L’autonomie est une qualité qui permet de se
prendre en charge et qui est indispensable pour devenir adulte.
Thomas expérimente l’autonomie dans
l’organisation de son travail scolaire et son espace personnel (sa chambre).
Il ne se sent pas autonome :
- vis-à-vis de ses camarades car il devient
hésitant et se laisse souvent influencer par eux,
- dans l’attention portée à ses affaires car
il lui arrive de perdre des objets.
Le problème de l’autonomie interpelle Aurélie
qui pense s’être beaucoup reposée sur sa sœur cette année et, en
conséquence, souhaite apprendre à ne plus compter sur quelqu’un pour l’aider
à ne pas oublier ce qui est important.
Léa ne se sent pas autonome au collège. Elle
reconnaît compter beaucoup sur ses amis.
Pierre a fait récemment une expérience
relative à l’autonomie. Dernièrement, ses parents l’ont laissé gérer seul
ses devoirs. La conséquence a été une baisse de sa moyenne. Cette expérience
lui a fait comprendre qu’il doit travailler davantage avec ses parents et
faire plus d’efforts. Pierre est interpellé sur son ton fataliste. Ne
pourrait-il pas mettre un peu plus d’énergie dans sa motivation à changer
son comportement ?
Aurélie estime qu’il est important de prendre
conscience qu’il n’y a pas toujours quelqu’un pour penser à nous. Nous ne
devons pas faire en sorte que l’autre soit notre conscience.
Pauline se questionne sur la place de
l’autonomie dans le travail de recherche introspective que nous faisons avec
le Frère Instructeur.
Nous travaillons à élargir notre conscience,
notre champ de vision et en ce sens nous devons plus autonome car nous
comprenons mieux nos mécanismes.
La compréhension de la Hiérarchie induit
l’idée du Maître. Note relation aux autres dans le groupe s’apparente à une
cordée d’alpinistes.
L’initiation
Nous étudions brièvement quelques
significations de mot initiation :
Couramment, être initié signifie être admis.
Il peut s’agir d‘un accès à l’indépendance, à la maturité.
Le terme d’initiation peut également être
compris comme l’apprentissage de choses secrètes.
Le processus initiatique est une
transformation qui permet d’élargir sa conscience.
Nous clôturons nos travaux par un temps de
méditation.

