Animatrice : Laurence
Nous commençons notre rencontre en chantant
le Notre Père.
Les enfants sont interrogés sur les
événements qu'ils ont vécus ces derniers jours.
Paul
évoque les colères auxquelles il est confronté très régulièrement.
Nous
essayons de comprendre les causes de ces colères.
Paul se
met en colère lors des jeux de société.
Il dit ne
pas apprécier les jeux de société car il n'aime pas lorsque quelqu'un gagne.
Pour
Aurélie, l'important n'est pas de gagner mais de jouer ensemble.
Marion
remarque que Paul jouait avec plaisir aux jeux de société lorsqu'il était un
peu plus jeune et Aurélie précise qu'il participait également à des jeux de
filles.
Claire
propose de trouver des jeux mixtes qui conviennent aussi aux garçons.
Paul
explique qu'il a abandonné les jeux de filles car à l'école, les autres
garçons se moquaient de lui.
Maintenant, il souhaite qu'il y ait davantage de jeux de garçons et de jeux
d'extérieur l'après-midi.
Revenant
sur la question initiale, Aurélie pense que Paul n'aime pas les jeux de
réflexion. Ces activités nécessitent un effort de concentration.
La
manifestation de la colère face à l'effort se retrouve lorsque Paul doit
faire ses devoirs.
La colère
a des conséquences sur la réalisation d'un travail. Généralement, les
tâches effectuées sous la colère sont mal faites. Il faut parfois refaire le
travail et, en conséquence, il prendre plus de temps que nécessaire.
Pour
palier à ses difficultés, Paul demande aux enfants de l'aider à faire ses
devoirs.
Que se
passerait-il si personne ne faisait d'effort ?
Notre
démarche de réflexion commune pourrait-elle exister ?
Ne pas
faire d'effort, peut nous conduire à mentir : par exemple, nous pouvons
faire semblant de comprendre.
Quel est
l'intérêt de produire des efforts ?
- Les
efforts sont utiles pour acquérir un métier,
- Ils
contribuent à notre développement par l'entraînement du mental,
- Ils
favorisent le développement de la conscience.
Que
signifie être conscient ?
- Etre
présent face à ce que nous vivons,
- Etre un
avec ce que nous sommes en train de faire.
La
conscience nécessite de na pas se disperser.
Le
développement de la conscience est indispensable pour :
- se
comprendre,
- se
connaître,
-
comprendre les autres,
-
travailler et servir.
Comment
pouvons-nous apprendre à aimer les efforts :
- en
essayant de décomposer nos actes en petites tâches.
- en
acceptant d'avancer à petits pas et apprendre la patience.
- en
voulant être uni à nos frères. La volonté de ne pas s'isoler est un moteur
pour dépasser nos résistances face à l'effort.
- en
relativisant ce qui nous arrive. Comprendre que perdre à un jeu n'est pas
grave. Nous n'avons pas à nous juger et avoir honte par rapport aux autres.
Notre
progression devrait s'évaluer par rapport à ses propres avancées et non dans
un rapport de compétition.
Le signe
du Bélier est l'ascendant de Paul.
Dans le
mythe du bélier, issu des Douze travaux d'Hercule, Hercule n'a pas le temps
de réfléchir pour trouver un moyen de ramener les cavales et il se décharge
sur son ami. Ce dernier, dépassé par la tâche qu'il doit accomplir, meurt
piétiné par les chevaux sauvages.
Sa
précipitation ne lui permet pas d'anticiper et de comprendre les événements.
Finalement, constatant son erreur, Hercule reprend son travail.
Ce mythe
nous apprend que nous devons accepter notre travail et prendre le temps de
réfléchir.
Nous
notons les phrases de ce signe :
Phrase de
l'homme ordinaire : "Que la forme soit de nouveau cherchée."
Phrase de
l'homme initié : "J'avance et je régis du plan mental."
Nous
clôturons notre rencontre par un moment de prière.

