Animatrice : Corinne
Nous débutons notre rencontre par une
méditation de visualisation suivie par le chant du Notre Père.
Marion évoque le travail de recherche sur
l'anatomie génitale féminine et masculine que son père lui a demandé. Marion
avait fait un dessin sur lequel elle avait désigné, par écrit et en riant,
le sexe de ses personnages par le mot "cul". Son père lui a demandé de
rechercher et d'apprendre les termes scientifiques car la connaissance nous
permet de dépasser nos ricanements qui traduisent bien souvent notre
ignorance et notre gêne.
Marion a donc décalqué quatre planches
d'anatomie et connaît désormais la plupart des termes médicaux. Elle a fait
ensuite un exposé devant ses parents, son frère et sa sœur. Maintenant, elle
ne rit plus car elle a compris qu'il n'y avait rien de drôle à parler du
sexe.
Nous essayons de comprendre pourquoi les
enfants ont-ils tendance à rire dès que l'on parle de sexe. Les enfants ont
bien du mal à expliquer la cause de leurs fous-rires :
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c'est parce que le sexe, c'est un peu intime.
-
C'est parce que c'est secret, qu'on n'a pas le droit d'en parler.
-
parce que ce n'est pas de notre âge.
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c'est parce que c'est honteux.
-
c'est parce qu'on n'en parle pas souvent ou qu'on ne voit pas souvent
ces zones là du corps. Nous soulignons le fait qu'il en est de même pour
certaines autres zones du corps : on ne voit pas souvent les pieds des
autres ou leurs poumons et pourtant on ne rit pas quand on les voit en réel
ou en photo.
Nous comprenons que la connaissance remplace
l'instinct qui nous fait rire sans savoir vraiment pourquoi. Nous réalisons
aussi que ces réactions sont également liées à la culture et à l'éducation :
dans certaines tribus africaines, les femmes montrent leurs seins et cela ne
fait pas rire les autres habitants parce que c'est habituel et que cela
n'est pas associé à des pensées de transgression.
Nous poursuivons la rencontre en cherchant
des idées pour concrétiser l'étude sur les signes astrologiques. Les enfants
proposent un exposé ou une pièce de théâtre sur les douze travaux d'hercule.
Nous envisageons également la mise en scène de deux hommes (un homme
ordinaire et un homme initié de chaque signe) qui dialoguent. Cela nous
permettrait de comprendre ce que l'homme doit apprendre sur la roue de
l'évolution dans chaque signe.
Marion demande si on pourra expliquer à
l'avenir le calcul de l'ascendant.
Nous terminons notre rencontre par une
méditation de visualisation d'un beau jardin.

