Séance du 06/08/2005
Nous
commençons la rencontre par une méditation que nous achevons par le mantram
d'unité.
Pierre demande pourquoi les deux groupes (EVV et EVL) ne forment pas un seul
groupe. Les membres du groupe EVV étant plus jeunes, les mêmes sujets ne
peuvent être abordés de la même manière. Les propos des animatrices
s’adaptent au niveau de compréhension des enfants auxquels elles
s’adressent. De plus, chaque groupe a sa note et il convient de la
respecter. Des rapprochements sont faits lorsqu’un projet commun est élaboré
comme cela a été le cas à Noël. Ce sera probablement à nouveau le cas si un
projet est construit autour de l’étude des signes astrologiques.
Pierre
nous confie qu’il est en train d’écrire une planche sur la sensibilité. Son
père lui a demandé de faire cette planche car Pierre montre très
régulièrement un comportement d’indifférence vis-à-vis de ce qu’on peut lui
dire. Il ne semble pas tenir compte des autres et de leurs remarques ou de
leurs demandes. Pierre stoppe cette attitude « quand le niveau monte »,
c’est-à-dire quand il sent la colère poindre chez son père et qu’il a peur
de se faire fâcher.
Pauline
fait souvent « la tête de mule » et défie sa mère ce qui occasionne des
remontrances systématiques. Pauline s’obstine fréquemment dans ce qu’elle
fait et ne cesse que progressivement. C’est le désir qui nous empêche
d’arrêter du premier coup et qui nous fait dire : « s’il te plait, encore un
petit peu ».
Léa se
fait souvent fâcher parce qu’elle parle mal alors qu’elle ne s’en rend bien
pas compte. Elle se fait fâcher car elle réfute le fait qu’elle ait mal
parlé. Léa avoue qu’il faut qu’on lui répète de nombreuses fois de ne pas
faire quelque chose. Elle tente souvent de continuer à faire toujours la
même chose mais de manière différente.
Pierre,
natif du cancer, ressent beaucoup d’émotions qui le parasitent. Avec les
années, il a mis en place un blindage émotionnel très dense qui lui donne
l’air indifférent. Il faut beaucoup de temps pour toucher sa « corde
sensible ».
Pierre dit
qu’il a beaucoup d’émotion mais qu’il fait celui qui n’a rien, qu’il fait
« le dur ». Souvent, face aux moqueries de ses camarades, il ressent une
vive colère intérieure. Lorsqu’il l’extériorise, les moqueries redoublent :
on le traite « d’intello solitaire qui est trop nul ». Cela a tendance à le
renfermer sur lui-même, dans sa sphère émotionnelle.
Pauline,
native du capricorne, fait souvent semblant de ressentir des émotions alors
qu’intérieurement elle se l’interdit. Elle peut dire « je suis triste » face
au décès d’un proche alors qu’elle pense ne rien ressentir. Pauline a honte
d’avoir des émotions et c’est la raison pour laquelle elle s’interdit d’en
exprimer la plupart du temps. Elle a peur qu’on se moque d’elle.
Léa évoque
les mécanismes de défense contre l’expression des émotions qu’elle pense
percevoir chez certains de ses camarades d’école :
-
le rire,
-
la dureté, la dissimulation, la négation des émotions,
-
le mensonge,
-
le sarcasme envers autrui,
-
la violence. On peut taper pour ne pas montrer sa faiblesse.
Léa exprime ses émotions, notamment lorsqu’elle subit des moqueries. Elle
s’isole parfois pour les vivre mais a le plus souvent tendance à exprimer de
la colère, de la violence.
Thomas
exprime ses émotions en classe lorsqu’il est l’objet de moqueries. Il pleure
et cela renforce les moqueries des autres.
Nous
essayons de voir quelles conséquences pourrait avoir une trop grande
retenue, un trop grand blindage émotionnel. Occulter ce que l’on ressent a
des répercussions au niveau psychique : au fur et à mesure, on aboutit à une
méconnaissance de soi car on se cache ses propres émotions ; on peut
ressentir un grand vide intérieur et, au bout d’un moment, peut survenir la
pensée que la vie ne vaut plus d’être vécue.
Bien sûr,
il ne s’agit pas de cultiver certains états émotionnels mais de pouvoir
exprimer ce que l’on ressent pour pouvoir observer, analyser afin
d’atteindre la libération.
On
pourrait appliquer ici le principe bien connu : « la fonction crée
l’organe ». Si on anesthésie notre corps émotionnel par un blindage
prolongé, on s’empêche de développer notre principal organe sensible : le
Cœur.
En fin de
séance, nous avons médité sur une phrase qui a été donnée récemment au
groupe des adultes : « Parmi nos habitudes, gardons toutes celles qui
contribuent à élever l'esprit. N'arrachons pas les sentiments d'où peuvent
surgir des branches précieuses ».

