Séance du 19/03/2005
Animatrice : Claire
Nous
débutons la séance par une courte méditation. Nous visualisons nos
différents véhicules (physique, astral et mental) comme de petites sphères
alignées verticalement à notre âme que nous imaginons comme une sphère de
Lumière radieuse qui illumine notre personnalité et celles de nos frères et
sœurs. Nous nous représentons ensuite le chemin de l'amour divin comme un
sentier étroit nous conduisant au sommet d'une montagne où se situe un
soleil resplendissant.
Durant
cette quinzaine, Léa devait faire un effort concernant sa lenteur. Elle nous
explique qu'elle n'a pas pu faire cet effort de conscience tous les jours
mais qu'elle s'est efforcée ponctuellement de manger plus rapidement que
d'habitude. Il en a résulté des maux de ventres. Peut-être Léa est-elle
allée dans un autre extrême ? Léa n'a peut-être pas encore trouvée
l'attitude juste, équilibrée. Nous comprenons que notre personnalité manque
de nuance, de souplesse, et que pour corriger une attitude elle a tendance à
adopter un comportement opposé.
Nous
relisons le mythe d'Hercule dans le signe du Lion : Eurysthée demanda à
Hercule de tuer le Lion de Némée qui terrorisait et massacrait depuis
longtemps les habitants d'une contrée. Cet animal était une force
destructrice et personne n'y pouvait rien.
Ainsi
Hercule poursuivit le Lion, "sans peur et cependant effrayé", "seul et
cependant pas seul". Pendant des jours et des nuits, il le chercha. Hercule
traqua le Lion jusque dans son repaire et il fit la découverte que la
caverne avait deux ouvertures. Dès qu'il chassait le Lion dans l'une, il
apparaissait dans l'autre ouverture. Alors, Hercule obstrua l'une des
ouvertures de la caverne. Il chassa ensuite le Lion dans la caverne par
l'ouverture libre et laissa toutes ses armes avec lesquelles, jusqu'à
présent, ils ne parvenaient pas à tuer le Lion. De ses mains, il serra le
Lion à la gorge jusqu'à ce qu'il meure. Il revêtit ensuite la peau du Lion
en signe de sa victoire.
Les
enfants posent plusieurs questions à la fin de cette lecture :
- (1)
Pourquoi Hercule est "sans peur et cependant effrayé ?
- (2)
Pourquoi Hercule est "seul et pourtant pas seul" ?
- (3)
Pourquoi Hercule ne parvient pas à tuer le Lion avec ses armes mais y arrive
avec ses mains ?
(1) Les
enfants pensent qu'Hercule a peur mais qu'il ne veut pas le montrer. Cela
pourrait révéler une faiblesse au Lion. Son but, qui est de chasser le Lion
est plus fort que sa propre peur. Il apprend à la dépasser.
(2)
Hercule est seul car il doit combattre le Lion dans la solitude. Seul lui
peut le vaincre. Il n'est pas seul car les habitants de la contrée
l'encouragent et le soutiennent par la pensée et parce qu'il pense aux
habitants qu'il va libérer.
Le Lion
symbolise la Personnalité (l'égoïsme, l'instinct d'auto-protection…). La
victoire dans le signe du Lion manifeste la subordination de la personnalité
(Le Lion) à l'Ame.
(3) Tel
Hercule nous devons cheminer dans l'oubli de soi et abandonner nos "armes",
nos mécanismes de défenses, nos habitudes… qui nous maintiennent dans
l'égoïsme et nous éloignent de Dieu. La personnalité "doit déposer les
armes", mettre les genoux à terre, en signe de soumission à l'âme. Ce n'est
que lorsque la personnalité s'est libérée de toutes ses armes qu'elle peut
s'abandonner pleinement dans le service.
Les leçons
que retiennent les enfants sont :
- faire
preuve de courage
- déposer
les armes de la personnalité (les résistances…)
- dépasser
sa peur (réaliser son travail malgré la peur)
Le reste
de la séance est consacrée à la peur et le dégoût que Léa manifeste face à
une "punaise". Il est demandé à Léa d'analyser cette peur et d'exprimer son
imaginaire. De quoi Léa a-t-elle peur ?
- que la
punaise rentre dans les orifices de son visage, qu'elles prolifèrent partout
sur son corps…
Léa
explique qu'elle a vu ce type de scènes dans des films dits "d'horreur".
Nous comprenons que notre imaginaire peut induire la peur, d'autant plus
s'il est alimenté par des films qui attisent nos instincts inférieurs.
Comment
peut-on faire pour vaincre la peur ?
-
apprendre à aimer. L'Amour est libératrice de la peur.
- Les
enfants pensent que souvent ils ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas
d'où l'intérêt de s'intéresser au monde, aux êtres (aussi petits qu'ils
puissent être) qui nous entourent, de faire des efforts d'analyse, de
compréhension.
Il est
demandé aux enfants pour la prochaine rencontre d'observer leur peur et d'en
rechercher les causes.
Nous
concluons nos travaux par une courte méditation sur le thème de l'Amour.

