Notre
rencontre débute par la méditation de visualisation d'un paysage de
montagne.
Léa nous fait part des images qui accompagnent sa méditation personnelle
dans laquelle elle se représente la construction d'une porte en bois. La clé
permettant d'ouvrir cette porte est cachée dans un champ de fleurs.
Cette clé représente pour les enfants les efforts à fournir dans la vie sur
le plan physique, astral et mental. Elle n'est pas facile à trouver car sa
quête nécessite le travail de plusieurs vies.
Derrière, la porte, il est possible d'accéder à un chemin plus élevé. La
demeure des saints et du Christ.
Il s'agit également du lieu où se trouvent les âmes. Les caractéristiques de
ce lieu sont la grâce, la douceur, le service des semblables, la joie.
Les enfants pensent que la pauvreté est un critère important pour franchir
la porte.
La raison pour laquelle nous désirons être riche est liée en grande part à
notre vision étroite de la vie, limitée à nos propres possessions. Notre
tentation de la richesse nous rappelle notre orgueil et nos difficultés à
partager. Nous voulons avoir plus que les autres. Nous redoutons d'une part,
la peur de manquer et d'autre part, l'humiliation qui est synonyme de non
reconnaissance aux yeux des autres.
Pauline se sent humiliée à l'école. Elle est affectée par les garçons qui
ont des propos durs à son égard. Elle interprète ces réactions comme de la
jalousie par rapport à ses bons résultats scolaires.
Léa suggère que les garçons ont envie de communiquer mais son maladroit.
Souvent, comme dans ce cas, il est parfois difficile de discerner rapidement
la réalité.
Le mental prend une photo de la réalité. Parfois, nous nous racontons une
histoire à partir de cette représentation et nous créons notre propre vision
de la réalité.
L'observation attentive doit nous permettre d'avoir une représentation de la
réalité la plus juste possible.
Nous percevons notre environnement sur divers plans :
Le plan physique est celui des sensations.
Le plan astral est celui des émotions. Dès que nous sommes confronté à un
évènement, nous éprouvons des émotions. Un moment difficile peut susciter
pleurs, bouderie, plaintes.
Notre comportement est profondément modifié lorsque nous vivons des émotions
très fortes. La colère peut entraîner des pensées de vengeance, de
l'isolement, des sentiments négatifs. Sous l'impact, de ces émotions nous
sommes le jouet de réaction en chaîne. De ce fait, nous pouvons en déduire
que notre corps émotionnel ne peut à lui seul nous permettre d'accéder à une
vision juste de la réalité.
Le corps mental permet d'observer le monde. Suivant, l'emploi que nous en
faisons, il analyse une situation et permet de déduire les causes des
phénomènes.
L'emploi correct du mental nous conduit à relativiser car il peut engranger
des informations dans de vastes domaines. Il peut aussi contribuer à gérer
des conflits, comprenant bien une situation et en usant de diplomatie nous
pouvons démêler des situations complexes.
Cependant, les personnalités qui utilisent brillamment ce mental ne sont pas
exemptes de ruse, de manipulation pour arriver à leur fin. En conséquence,
l'emploi unique du mental concret paraît insuffisant pour atteindre un
niveau supérieur de conscience conduisant à une compréhension élargie des
phénomènes de la vie et à des actions justes.
Au dessus du mental concret, le mental supérieur procure un apport de
lumière qui favorisera l'expansion de la conscience.
L'emploi du mental supérieur se caractérise par l'abandon des mécanismes de
la personnalité cités précédemment.
Le mental supérieur est sensible à l'influence des grands êtres. Il perçoit
l'existence des idéaux de beauté, d'Amour et de vérité. Ces pensées
lumineuses sont comme les barreaux de l'échelle sur lesquels se tiennent les
membres de la Hiérarchie.
Tous ces êtres sont conscients de la nécessité d'accomplir la Volonté de
Dieu et ils s'y emploient avec un sens profond de l'Unité. Ils se consacrent
à la réalisation le Plan Divin.
Les actions individuelles ne sont plus commandées par des motifs horizontaux
et égoïstes mais reflètent l'Amour divin.
A ce stade, l'individu se tourne vers Dieu, en demandant "Que Ta Volonté
soit faite".
Nous concluons nos travaux par une méditation sur le service et la recherche
de la Lumière supérieure.

