Après une
méditation de visualisation, Pierre s’exprime, à l’invite de l’animatrice,
sur les difficultés relationnelles qu’il vit avec son père. Il pense que
cela provient du fait qu’il n’obéit pas beaucoup et qu’il veut toujours
faire comme il le « sent ». Parfois, il agit ainsi parce qu’il ne comprend
pas ce que son père lui dit. Il ressent un malaise quand il réalise que son
père pense qu’il fait exprès de ne pas changer son attitude. Souvent, il
souhaite faire les choses bien mais se rend compte en cours de réalisation
que c’est n’importe quoi.
Que
peut-il faire pour améliorer la relation avec son père ?
Pierre
pense qu’il doit faire davantage attention, qu’il doit se concentrer sur ce
qu’il fait au lieu de toujours penser à autre chose : à ce qu’il va faire
après, à ce qu’il pourrait faire à la place…
Pierre
essaie de faire très rapidement tout ce qui n’est pas ludique, ce qui ne
l’intéresse pas, pour passer à une activité plus intéressante.
Ainsi, lorsque ses parents lui demandent de faire certaines choses
(rangement, devoirs, participation aux travaux collectifs…), il les bâcle
sans conscience.
Comment
pourrait-on définir la concentration qui fait tant défaut à Pierre ?
Les
enfants la définissent comme la capacité à être au centre, à ne s’intéresser
qu’à l’essentiel, qu’à la tâche que l’on est en train d’accomplir.
Léa à du
mal à se concentrer, notamment sur le travail scolaire, car elle est
parasitée par l’idée qu’elle n’y arrivera pas. Ainsi, elle ne se concentre
pas sur la manière d’y arriver.
Les
enfants cherchent à établir la liste des pensées qui empêchent la
concentration :
-
« je ne vais pas y arriver »
-
« je n’ai pas envie d’y arriver »
-
« j’en ai marre, je veux arrêter »
-
« il y a quelque chose dans l’environnement qui m’intéresse plus que ce que
je fais »
-
« il y a trop de bruit dans mon environnement »
Ensemble,
nous essayons de symboliser des degrés de concentration :

Grande
concentration :
toute la
conscience est dirigée vers la tâche à accomplir.

Concentration moyenne :
l’attention est divisée par un phénomène extérieur qui parasite la
concentration.

Concentration faible :
tout
évènement extérieur, pensée, désir ou émotion parasite la concentration sur
la tâche à accomplir qui est reléguée au second plan.
Pierre
pense fonctionner comme sur le troisième schéma, passant d’une chose à
l’autre très rapidement sans parvenir à une réelle concentration. Nous
incitons Pierre à méditer sur ces schémas afin de comprendre ses difficultés
et potentialiser sa concentration. Le manque permanent d’attention et de
concentration chez un enfant met à rude épreuve la patience de ses parents
et peut susciter en eux de l’irritation, de la colère.
Léa
évoque ensuite son sentiment actuel de solitude. Elle pense être rejetée par
sa sœur aînée, adolescente, qui ne souhaite plus jouer avec elle et la
trouve « énervante ». Elle vit difficilement le fait d’être la plus jeune
dans la plupart des contextes dans lesquels elle évolue. Jusqu’à présent,
Léa se consolait par la relation positive qu’elle entretenait avec ses
parents. Mais actuellement, elle suscite un agacement, notamment chez sa
mère, lorsqu’elle fait les exercices de son cahier de vacances. Léa se sent
abandonnée et d’humeur triste.
Nous
réfléchissons ensemble sur deux questionnements :
-
Comment les adolescentes s’affirment-elles par rapport aux plus petits ?
Elles peuvent s’affirmer soit par mépris et rejet (« je suis une grande, je
n’ai rien à faire avec des plus petits que moi »), soit en adoptant une
attitude maternelle (« je suis grande, je sais m’occuper des plus petits que
moi comme une maman »). Comment Léa se comporterait-elle si elle avait une
petite sœur qui venait la solliciter pour jouer avec elle ?
-
Comment Léa peut-elle dépasser ce sentiment de solitude ? Qu’est-il plus
important de considérer : l’âge réel ou la maturité liée au travail
intérieur ? Peut-être Léa est-elle plus mure que d’autres enfants plus âgés
qu’elle car elle fait un travail de réflexion et un travail de groupe qui
favorise en elle la recherche d’une profondeur.
Nous
incitons Léa à ne pas s’abandonner elle-même, c’est-à-dire à ne pas se
laisser aller dans une humeur dépressive qui pourrait entraîner des
situations de plus en plus négatives pour elle.
Nous
terminons notre rencontre par une courte méditation de visualisation.

