Bulletin no 67 du 07/08/2004
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à la Lumière

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement. Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

10 - 12 ans

  

BULLETIN N°67

Séance du 07/08/2004

Participants : Pauline - Pierre - Thomas

Animatrice : Corinne

Après une méditation de visualisation, Pierre s’exprime, à l’invite de l’animatrice,  sur les difficultés relationnelles qu’il vit avec son père. Il pense que cela provient du fait qu’il n’obéit pas beaucoup et qu’il veut toujours faire comme il le « sent ». Parfois, il agit ainsi parce qu’il ne comprend pas ce que son père lui dit. Il ressent un malaise quand il réalise que son père pense qu’il fait exprès de ne pas changer son attitude. Souvent, il souhaite faire les choses bien mais se rend compte en cours de réalisation que c’est n’importe quoi.

Que peut-il faire pour améliorer la relation avec son père ?

Pierre pense qu’il doit faire davantage attention, qu’il doit se concentrer sur ce qu’il fait au lieu de toujours penser à autre chose : à ce qu’il va faire après, à ce qu’il pourrait faire à la place…

Pierre essaie de faire très rapidement tout ce qui n’est pas ludique, ce qui ne l’intéresse pas, pour passer à une activité plus intéressante. Ainsi, lorsque ses parents lui demandent de faire certaines choses (rangement, devoirs, participation aux travaux collectifs…), il les bâcle sans conscience.

Comment pourrait-on définir la concentration qui fait tant défaut à Pierre ?

Les enfants la définissent comme la capacité à être au centre, à ne s’intéresser qu’à l’essentiel, qu’à la tâche que l’on est en train d’accomplir.

Léa à du mal à se concentrer, notamment sur le travail scolaire, car elle est parasitée par l’idée qu’elle n’y arrivera pas. Ainsi, elle ne se concentre pas sur la manière d’y arriver.

Les enfants cherchent à établir la liste des pensées qui empêchent la concentration :

-         « je ne vais pas y arriver »

-         « je n’ai pas envie d’y arriver »

-         « j’en ai marre, je veux arrêter »

-          « il y a quelque chose dans l’environnement qui m’intéresse plus que ce que je fais »

-         « il y a trop de bruit dans mon environnement »

Ensemble, nous essayons de symboliser des degrés de concentration :

 

 

Grande concentration :

toute la conscience est dirigée vers la tâche à accomplir.

 

 

Concentration moyenne :

l’attention est divisée par un phénomène extérieur qui parasite la concentration.

 

 

Concentration faible :

tout évènement extérieur, pensée, désir ou émotion parasite la concentration sur la tâche à accomplir qui est reléguée au second plan.

 

Pierre pense fonctionner comme sur le troisième schéma, passant d’une chose à l’autre très rapidement sans parvenir à une réelle concentration. Nous incitons Pierre à méditer sur ces schémas afin de comprendre ses difficultés et potentialiser sa concentration. Le manque permanent d’attention et de concentration chez un enfant met à rude épreuve la patience de ses parents et peut susciter en eux de l’irritation, de la colère.

 

Léa évoque ensuite son sentiment actuel de solitude. Elle pense être rejetée par sa sœur aînée, adolescente, qui ne souhaite plus jouer avec elle et la trouve « énervante ». Elle vit difficilement le fait d’être la plus jeune dans la plupart des contextes dans lesquels elle évolue. Jusqu’à présent, Léa se consolait par la relation positive qu’elle entretenait avec ses parents. Mais actuellement, elle suscite un agacement, notamment chez sa mère, lorsqu’elle fait les exercices de son cahier de vacances. Léa se sent abandonnée et d’humeur triste.

 

Nous réfléchissons ensemble sur deux questionnements :

-         Comment les adolescentes s’affirment-elles par rapport aux plus petits ? Elles peuvent s’affirmer soit par mépris et rejet (« je suis une grande, je n’ai rien à faire avec des plus petits que moi »), soit en adoptant une attitude maternelle (« je suis grande, je sais m’occuper des plus petits que moi comme une maman »). Comment Léa se comporterait-elle si elle avait une petite sœur qui venait la solliciter pour jouer avec elle ?

-         Comment Léa peut-elle dépasser ce sentiment de solitude ? Qu’est-il plus important de considérer : l’âge réel ou la maturité liée au travail intérieur ? Peut-être Léa est-elle plus mure que d’autres enfants plus âgés qu’elle car elle fait un travail de réflexion et un travail de groupe qui favorise en elle la recherche d’une profondeur.

Nous incitons Léa à ne pas s’abandonner elle-même, c’est-à-dire à ne pas se laisser aller dans une humeur dépressive qui pourrait entraîner des situations de plus en plus négatives pour elle.

 

Nous terminons notre rencontre par une courte méditation de visualisation.

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Pour toute information s'adresser à : info@girolle.org