Nous
commençons notre rencontre par un moment de méditation au cours duquel nous
récitons le mantram d'unification puis nous visualisons un cheminement
d'ascension dans un paysage ensoleillé de montagne.
Reprenant
le questionnement sur la conscience, abordé lors de la dernière séance, nous
lisons quelques passages du livre "La sérénité de l'instant" de Thich Nhat
Hanh.
Dans un
premier chapitre, l'auteur raconte que les cloches des temples bouddhistes
ont pour fonction de faire revenir les moines à l'instant présent.
Dans le
second chapitre lu, l'auteur se souvient d'une expérience. Enfant, au milieu
du jardin, il avait pris l'habitude de manger lentement un biscuit que lui
ramenait sa mère. Oubliant toutes pensées étrangères, il était entièrement
absorbé par l'observation du présent.
Dans le
troisième chapitre lu, l'auteur tente par une expérience de faire découvrir
à des enfants que si nous sommes libres de nos pensées, nous pouvons
apprécier pleinement les dons de la nature : leur ayant offert un panier de
mandarines, il les invite à méditer sur ce fruit. Lentement, ils imaginent
l'histoire de ce fruit, son cheminement depuis l'arbre, ils observent avec
attention son aspect, ils sont attentifs à sa texture, son parfum et son
goût.
S'interrogeant sur ce texte, les enfants donnent leurs réponses à la
question "Que signifie être présent ?" :
- être là
- être
attentif
- être
conscient
- penser
au présent
Ces
instants nous permettent de nous sentir proche de l'univers entier.
Cette
unité avec le présent est vécue dans le cœur. Nous nous situons au-dessus du
corps des émotions et de ses tempêtes.
Pour
"monter' dans le cœur, nous devons avoir atteint un équilibre. Nous ne
devons ni être dans une trop grande souffrance, ni sous l'emprise de forts
désirs. Si certains religieux, se font souffrir, comme le souligne Pierre,
il faut prendre garde à ce que la souffrance ne crée par une dureté qui
fermerait le cœur.
Pauline a
trouvé dans l'écriture de son journal une voie pour développer sa
conscience. Cette expérience, lui paraît propice pour l'aider à voir la
vérité. Pauline nous décrit successivement comment l'écriture lui permet de
comprendre le monde, de se libérer d'émotions difficiles et d'évaluer ses
progrès.
En
premier lieu, la description des images de son pays natal l'aide à
comprendre la pauvreté auquel sont confrontés les habitants.
Dans son
journal, Pauline décrit ses sentiments et les difficultés qu'elles
rencontrent dans la communication avec des personnes de son entourage, en
particulier, ses grands-parents qui la prennent pour une poupée. Cette
situation met Pauline en colère. L'écriture l'aide, dans un premier temps, à
libérer la conscience car ainsi l'auteur ose écrire ce qu'il ne se permet
pas de dire. Après avoir décrit la situation, Pauline peut dépasser sa
colère et retrouver la possibilité de dire à ses grands-parents qu'elle les
aime.
Thomas
éprouve également de la colère, en particulier, lorsque son père lui dit
des gros mots. Selon Thomas, normalement, un parent ne s'exprime pas ainsi.
Nous essayons de voir quelles sont les causes de cette situation. Il semble
que cette situation ne soit pas due au comportement de Thomas. Parfois, les
émotions de nos proches passent comme de gros nuages menaçants sans que nous
en soyons responsable. Devons-nous nous plaindre de la pluie ? Elle tombe
sur nous sans que nous soyons personnellement visé ? Dans ces moments là,
nous pouvons garder l'espoir si nous comprenons que la vie oscille suivant
un rythme. Nous souvenir des bons côtés d'une personne nous aide à garder
l'espoir lorsque nous éprouvons des difficultés à la côtoyer sereinement.
Notre
rythme peut être ascendant, si nous désirons travailler sur notre
personnalité. Ainsi nous connaîtrons toujours des hauts et des bas mais les
seuils seront à chaque fois un peu plus élevés.
Nous
terminons notre rencontre par une méditation de Thich Nhat Hanh sur l'état
de pure conscience et la perception de la Vie.

