Les enfants s'interrogent sur notre méditation
d'ouverture. Pierre souhaiterait introduire un passage sur la porte que le
disciple doit ouvrir. Il suggère d'évoquer la présence d'une maison sur la
montagne.
Léa nous lit une planche intitulée : "Les autres
m'énervent".
Léa décrit sa personnalité comme étant exigeante envers ses amies à qui elle
demande une amitié exclusive. Elle s'énerve dès qu'elle constate que le
comportement de ses camarades n'est pas conforme à ses désirs. Léa voudrait
abandonner ce type d'attitude qui ne correspond pas au travail qu'elle a
entrepris de faire sur elle-même.
Dans un premier temps, pour dépasser cette
colère, Léa a l'intention d'apprendre à parler calmement.
Dans le but d'illustrer leurs difficultés à
s'accepter sereinement les uns les autres, les enfants parlent de leurs jeux
le samedi après-midi. Ils constatent que des petits clans se forment.
Léa et Pauline ont souvent l'impression que les
garçons ne prêtent pas attention à leurs remarques.
La distance est entretenue, lorsque les filles
s'amusent à dire des petits secrets, excluant de ce fait les garçons.
Pauline, par exemple, nous apprend que lors de
leur dernière rencontre, elle a caché, avec Léa, un ballon tout l'après-midi
pour en priver les garçons.
Nous essayons de voir ce qui se passe lorsque
nous cachons la vérité.
Premièrement, nous mentons par peur d'être seul
car nous pensons que nous serions rejeté si nous montrions la réalité telle
que nous la voyons.
Deuxièmement, nous pouvons, également, cacher la
vérité pour punir quelqu'un d'une attitude qui nous importune. Nous agissons
alors comme un juge.
Troisièmement, si nous avons un fort désir pour
quelque chose, nous pouvons mentir pour en garder le privilège exclusif.
Ces raisons motivent notre attitude mais si nous
en restons là, nous verrons que nous sommes les premiers à souffrir de nos
mensonges.
Par exemple, si Pauline cache le ballon aux
enfants, elle se privera elle-même de jouer.
De plus, nous comprenons qu'en restant dans
l'ombre pour cacher quelque chose nous nous condamnons à rester éloigné de
la lumière et de la joie.
Quand nous mentons, nous ne sommes plus libres
car nous devons toujours faire attention à ne pas nous trahir. Notre mental
est alors focalisé sur le mensonge et sur les stratégies à employer pour le
camoufler. Si la Vérité conduit à la Lumière, le mensonge nous enferme dans
l'obscurité.
Ceux qui avancent sur le chemin de Lumière
désirent abandonner le mensonge.
Nous réfléchissons alors à une pensée qui
pourrait nous aider dans ce travail et qu'il serait souhaitable d'avoir à
l'esprit lorsque nous nous retrouvons entre frères et sœurs. Les enfants
proposent l'affirmation suivante :"Je dis la Vérité car le mensonge
n'apporte rien".
Pour conclure notre séance, nous disons ensemble
la méditation de la Lumière dans le brouillard.
Nous avons toujours l'espoir même si nous sommes
dans le brouillard car la recherche de la Lumière par la compréhension et la
raison nous conduira à sa révélation. Les écrans s'effaceront
progressivement permettant une perception toujours plus nette et continue du
soleil dans le mental.

