La
rencontre a commencé par une petite méditation.
Aujourd’hui, Pierre a réintégré le groupe après une pause. Cette
interruption avait pour objectif de susciter, chez Pierre, une réflexion sur
le travail de ce groupe. Les bêtises qu'il a commises (cf. bulletin
EVL 57) peuvent-elles aller de pair avec une démarche
d'élévation ?
Léa demande à Pierre les raisons qui l'on
poussait à faire des bêtises.
Pierre explique qu'il a dans un premier temps
agit sous l'emprise de la colère sans penser aux conséquences de ses actes.
Il voulait se venger de son grand-père qui s'était fâché.
Il reconnaît qu'il n'aurait pas eu le courage de
dire la vérité comme l'a fait sa sœur Aurélie. Il réalise, maintenant, que
les parents finissent par comprendre ce que les enfants cachent. Il sait
également que son âme voit tout.
Pauline demande à Pierre ce qu'il a ressenti
pendant son absence du groupe.
Pierre avait envie de revenir. Il a retenu trois
enseignements de son expérience :
Premièrement :
Quand on veut faire du mal, on obtient du mal
Quand on veut faire du bien, on obtient du bien
Deuxièmement :
Il a découvert que le Frère Instructeur pouvait
aimer tout en prenant des sanctions qui lui permettront une plus grande
compréhension.
Troisièmement :
Nous ne pouvons pas annuler nos erreurs, mais
nous pouvons les racheter.
Le rachat est toujours possible mais peut se
révéler difficile.
Nous nous interrogeons sur le but du rachat. Pour
les enfants, il peut s'agir de :
-
regretter
-
comprendre ce qui c'est passé
-
ne plus reproduire des actes nuisibles
Le rachat nécessite une bonne analyse de nos
comportements. Pour comprendre les vertus de l'analyse, nous prenons comme
contre exemple l'image d'un cycliste rêveur.
Si le cycliste est dans la lune, il ne regarde
pas avec attention la route et peut oublier de prendre certaines
précautions. Il peut se distraire, regarder un papillon, chasser les
mouches, se retourner.
Thomas a déjà fait une telle expérience et il est
tombé dans un trou.
Léa, au contraire, avait tellement peur de tomber
dans un trou qu'elle était crispée et n'a pas évité l'obstacle.
La peur et le désir ont les mêmes résultats. Tout
deux sont proches, car derrière une peur se dissimule souvent un désir très
fort (par exemple pour Léa, le désir de ne pas tomber).
Dans la peur ou la distraction nous avons une
vision étroite de notre environnement.
L'analyse de nos erreurs, l'observation des
situations que nous vivons nous permettent d'avoir une vision élargie.
L’habitude d’observer et d’analyser peut nous
aider à nous projeter en pensée et à évaluer notre trajectoire.
Pour racheter ses bêtises, Pierre a accomplit
plusieurs actions. L'une d'elle a consisté confectionner un petit livre sur
la prière dans la religion juive.
Nous lisons ensemble ce petit livret. Nous
découvrons la présence de rites et de symboles qui sont quotidiennement
employés par les juifs afin de se souvenir de la présence de Dieu.
Nous avons terminé notre séance en nous
réunissant pour une méditation commune. Nous évoquons l’approche du Vendredi
Saint et l’expérience douloureuse que le Christ a vécu seul pour nous ouvrir
une voie nouvelle.

