Les enfants ont été interpellés au sujet d'un
échange de mails, dans lequel Aurélie, Marion et Pierre faisaient part à
notre Frère André, aux animatrices et aux enfants des groupes EVL et EVV des
bêtises qu'ils avaient commises ces derniers jours (déchirer un texte sacré
juif et un petit livre de prières, désobéir à plusieurs reprises à leurs
grands-parents, appeler les services d'urgence pour dire des
grossièretés,…).
Dans un premier temps, les premières réactions
des enfants ont été les suivantes :
- Léa a eu du mal à croire que Aurélie, Marion et
Pierre avaient réellement fait de telles choses,
- Pauline fut choquée par une attitude qu’elle
jugea irrespectueuse envers les grands-parents,
- Thomas a exprimé sa réprobation devant l'acte
de déchirer un texte sacré.
Après ce tour de table, les enfants ont cherché à
identifier dans la description du contexte de cette expérience, quelques
éléments d’explication.
Les enfants se rappellent que Pierre leur avait
fait part de tensions qui existaient entre les grands-parents maternels des
enfants et leur père.
Pauline ne comprend pas pourquoi des adultes qui
sont chacun à leur manière fortement impliqués dans une démarche
spirituelle, n'arrivent pas à communiquer entre eux.
Léa pense que les grands-parents désiraient que
leur fille prenne un époux qui pratique la même religion qu'eux.
Ce souhait pourrait s'expliquer par la volonté
d'écarter les influences extérieures afin de préserver la pureté des rites
pour que la religion puisse se perpétuer le plus longtemps possible dans son
esprit initial.
Ce sujet est délicat et nous comprenons que face
à des questionnements qui les dépassent, les enfants se sentent mal à l'aise
face à une telle situation.
Dans un second temps, nous nous interrogeons sur
les réactions vécues par Aurélie, Marion et Pierre après l'aveu de leurs
actes.
- Pauline se sentirait gênée,
- Léa serait furieuse à l'idée que les autres
puissent se moquer d'elle et elle aurait honte,
- Thomas serait en colère contre lui-même.
Ces sentiments sont inévitables et nous désirons
savoir comment les dépasser rapidement pour continuer notre démarche
d'Amour. A ce sujet, le mail de notre Frère André, adressé à Aurélie, Marion
et Pierre, peut nous éclairer car il nous montre les vertus d'un aveu
profond et sincère.
Les réactions de colère nous empêchent de nous
aimer et d’aimer les autres. Nous souhaitons trouver des éléments de réponse
pour poursuivre notre démarche d’Amour en abandonnant le petit guerrier qui
cherche dans les ténèbres à dissimuler ses méfaits.
Léa propose de demander pardon à la personne que
l’on a blessée.
Thomas relate une expérience personnelle.
Accusé, injustement à la place d’un camarade qui l’avait dénoncé, Thomas se
sentait très mal à l’aise. Il décida de se confier à son père qui lui
expliqua la raison vraisemblable du mensonge : la peur de s’avouer coupable
avait poussé cet enfant à ne pas dire la vérité. Sachant cela, Thomas se
sentit mieux.
Également, Pauline reconnaît que la discussion et
le partage permettent de comprendre et apportent un soulagement.
Dire la vérité est toujours un acte positif.
De même, Léa a vécu une expérience significative.
Elle s’était rendue compte que la maîtresse avait oublié une faute dans la
notation d’une dictée pour laquelle elle avait eu une bonne note. Après
avoir hésité, Léa fit part à sa maîtresse de l’oubli. Cet acte fut sans
doute apprécié car Léa garda sa note.
Dire la vérité et se tourner vers des êtres qui
possèdent une plus grande sagesse est une attitude qui peut nous aider.
Evidemment, reconnaître notre besoin des autres
demande de l’humilité.
Nous pouvons demander de l’aide à notre âme mais
nous sommes souvent sourds à son influence. Perdu dans nos préoccupations,
nous ne savons pas interpréter son langage. Des êtres proches de nous, et
plus avancés sur le chemin peuvent être sensibles aux messages de notre âme
et nous faire part de ses desseins.
Dans un groupe d’êtres qui cherchent ensemble à
cheminer dans l’Amour, cette démarche est plus aisée.
Pauline a déjà eu l’occasion d’avoir de court
entretien avec notre Frère André. Ces échanges l’aident à continuer le
chemin. Elle constate que des idées meilleures lui viennent à l’esprit et
que des réflexes positifs se mettent en place.
Dans notre prière nous nous tournons vers Dieu et
nous lui demandons d’envoyer des pensées d’Amour à Aurélie, Pierre et Marion
afin qu’il les aide à puiser tous les enseignements de leurs expériences.

