Bulletin no 54 du 10/01/2004
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à la Lumière

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement. Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

10 - 12 ans

  

BULLETIN N°54

Séance du 10/01/2004

Participants : Léa - Pauline - Pierre - Thomas

Animatrice : Corinne

Après la méditation d’ouverture de notre séance, chacun s’est souhaité une bonne année 2004. Sur la liste de diffusion, des messages de vœux à l’attention du groupe ont été formulés par certains membres et par le Frère Instructeur.

Nous avons interrogé Pierre et Thomas sur leur absence de témoignage à l’égard des frères et sœurs. Thomas nous dit qu’il n’y avait pas pensé et Pierre évoque la difficulté qu’il a rencontrée dans la rédaction d’un tel message. Il a préféré s’abstenir devant cette difficulté.

Pierre parle de sa tendance à se taper lorsqu’il n’arrive pas à faire quelque chose. Il dit se tirer les cheveux, se cogner la tête contre les murs. Il exprime ses envies de ne plus vivre dans ces moments-là.

Il apparaît, à sa surprise, qu’il n’est pas tout seul à avoir ce genre de pratiques : Léa se mord les doigts lorsqu’elle est énervée, se tape contre le sol, se tire les cheveux ou se donne des claques. Thomas se tire les cheveux et parfois se donne des grosses claques ou des coups de poing sur les cuisses. Pauline dit passer ses colères, non sur elle-même mais sur les objets (coups de pied dans les portes, bazar dans la chambre…)

Nous abordons la notion de colère. La colère vient du fait que l’on veut atteindre un but de manière forcenée, sans vouloir faire l’effort nécessaire à sa réalisation. Or, entre soi et la chose voulue, s’écoule du temps qui doit être utilisé à la réflexion sur les moyens de l’atteindre et au développement des efforts nécessaires à la mise en place de ces moyens.

La colère apparaît comme du temps perdu sur le chemin entre soi et l’objectif à atteindre.

Ainsi, si l’on n’est pas prêt à prendre du temps, à réfléchir, à faire des efforts, à s’aimer, on ne peut atteindre le sommet de la montagne qui sera source de joie.

Nous voulons ressentir les plus grandes joies mais celles-ci ne peuvent être obtenues que par la réalisation des plus grands objectifs qui correspondent à un dépassement de soi.

Nous apprenons à aimer les efforts car ils contiennent la promesse de la joie qui y est associée à plus ou moins long terme.

Nous évoquons une partie de la phrase de méditation du groupe des adultes : « Le travail fait naître la Joie ». Il s’agit pour chacun, à chaque âge, de comprendre cette vérité fondamentale. Les plus grandes joies sont atteintes après les plus grands efforts. La colère ou l’apitoiement sur soi sont la traduction du refus de la mise en place des efforts nécessaires.

Nous abordons ensuite le travail sur l’exposition sur les religions et demandons à Thomas de réimprimer son texte en le compactant davantage. Nous projetons lors de la prochaine séance de finaliser certaines planches de l’exposition.

Nous clôturons notre séance par une méditation sur la Joie. 

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