Après la méditation d’ouverture de notre séance,
chacun s’est souhaité une bonne année 2004. Sur la liste de diffusion, des
messages de vœux à l’attention du groupe ont été formulés par certains
membres et par le Frère Instructeur.
Nous avons interrogé Pierre et Thomas sur leur
absence de témoignage à l’égard des frères et sœurs. Thomas nous dit qu’il
n’y avait pas pensé et Pierre évoque la difficulté qu’il a rencontrée dans
la rédaction d’un tel message. Il a préféré s’abstenir devant cette
difficulté.
Pierre parle de sa tendance à se taper lorsqu’il
n’arrive pas à faire quelque chose. Il dit se tirer les cheveux, se cogner
la tête contre les murs. Il exprime ses envies de ne plus vivre dans ces
moments-là.
Il apparaît, à sa surprise, qu’il n’est pas tout
seul à avoir ce genre de pratiques : Léa se mord les doigts lorsqu’elle est
énervée, se tape contre le sol, se tire les cheveux ou se donne des claques.
Thomas se tire les cheveux et parfois se donne des grosses claques ou des
coups de poing sur les cuisses. Pauline dit passer ses colères, non sur
elle-même mais sur les objets (coups de pied dans les portes, bazar dans la
chambre…)
Nous abordons la notion de colère. La colère
vient du fait que l’on veut atteindre un but de manière forcenée, sans
vouloir faire l’effort nécessaire à sa réalisation. Or, entre soi et la
chose voulue, s’écoule du temps qui doit être utilisé à la réflexion sur les
moyens de l’atteindre et au développement des efforts nécessaires à la mise
en place de ces moyens.
La colère apparaît comme du temps perdu sur le
chemin entre soi et l’objectif à atteindre.
Ainsi, si l’on n’est pas prêt à prendre du temps,
à réfléchir, à faire des efforts, à s’aimer, on ne peut atteindre le sommet
de la montagne qui sera source de joie.
Nous voulons ressentir les plus grandes joies
mais celles-ci ne peuvent être obtenues que par la réalisation des plus
grands objectifs qui correspondent à un dépassement de soi.
Nous apprenons à aimer les efforts car ils
contiennent la promesse de la joie qui y est associée à plus ou moins long
terme.
Nous évoquons une partie de la phrase de
méditation du groupe des adultes : « Le travail fait naître la Joie ». Il
s’agit pour chacun, à chaque âge, de comprendre cette vérité fondamentale.
Les plus grandes joies sont atteintes après les plus grands efforts. La
colère ou l’apitoiement sur soi sont la traduction du refus de la mise en
place des efforts nécessaires.
Nous abordons ensuite le travail sur l’exposition
sur les religions et demandons à Thomas de réimprimer son texte en le
compactant davantage. Nous projetons lors de la prochaine séance de
finaliser certaines planches de l’exposition.
Nous clôturons notre séance par une méditation
sur la Joie.

