Notre rencontre a commencé par une méditation
puis nous avons poursuivit le travail sur l'exposition des religions en
complétant des planches et en commençant par colorier la frise du temps.
Nous nous sommes questionnés sur les couleurs à
employer pour différencier les bandes représentant chaque religion sur la
frise.
De cette première approche, nous avons retenu :
- le bleu qui est utilisé pour le manteau du
Christ et qui évoque également l'eau, symbole de l'Esprit
- l'orangé pour le bouddhisme reprenant la
couleur traditionnelle de la tenue des moines
- le rouge pour le judaïsme faisant référence au
rite sacrificiel
- le vert pour l'Islam un peu par élimination et
parce que sur certaines gravures nous avions pu observer que le prophète
Mahomet était habillé d'une tunique verte
Cependant, nous sommes conscients qu'il ne s'agit
que d'une première réflexion sur le thème du symbolisme des couleurs qui
mériterait d'être plus approfondie.
Nous reprenons ensuite le travail de groupe sur
l'observation de nos personnalités.
Pauline évoque une crise qui l'a opposée à ses
parents. Pauline ne désirait pas travailler mais en contre partie se
distrayait en téléphonant de longs moments.
Elle pense que ce comportement qu'elle qualifie
de paresseux, est caractéristique du signe du poisson.
Nous nous demandons si, de manière générale, nous
regardons suffisamment bien ce que nous faisons.
Pour Pierre, les religieuses qui s'occupent des
pauvres, pensent d'abord aux autres.
Cependant penser en premier aux autres est
parfois difficile. Pauline observe ses amis mais ne s'entend pas avec elles
car des disputes dues à des jalousies et de la médisance viennent envenimer
leurs relations.
Léa remarque qu'il est difficile d'accepter
quelqu'un de nouveau.
Pierre a subi les moqueries de ses camarades car
il était nouveau dans son école.
Il en est de même de Thomas qui s'est fait voler
et a reçu des coups de pieds.
Dans ces situations, il nous serait utile de
trouver suffisamment de patience en soi et de savoir pardonner.
Pierre explique qu'il est difficile de pardonner
quand l'autre ne change pas.
Pourtant le pardon permet de renouer une relation
et de faire diminuer notre colère.
Nous constatons que si nous manifestions
davantage d'amour en étant attentif aux autres et à nous même nous pourrions
déjouer les pièges de la personnalité en nous évitant des conflits et des
colères qui sont des violences faites à nous même.
Lorsque nous cherchons à connaître ce qui nous
empêche d'être attentifs, les enfants citent la haine, la discorde, la
colère, l'absence de pardon, les problèmes personnels.
Léa se souvient d'une expérience où elle s'est
montrée attentive vis à vis d'un enfant qui pleurait dans la cour de
récréation. Elle a éprouvé de la peine et à continuer à penser à cet enfant.
Etre attentif aux autres nous prépare à un travail spirituel car nous
sentant ainsi proches des autres nous pouvons leur envoyer des pensées
d'amour.
Avant de se séparer, les enfants sont invités à
se poser à eux-même une question qui pourrait les aider à progresser et à
être plus attentif à leurs comportements.
Pauline : Pourquoi est-ce que je fais une chose
en particulier ?
Pierre : Pourquoi voudrais-je faire du mal aux
autres ?
Léa : Pourquoi existe-t-il des gens que nous
n'aimons pas ?
Thomas : Est-ce Que je regarde suffisamment bien
les gens pour m'en faire des amis ?
Nous terminons notre rencontre par une courte
méditation
Pour préparer cet instant de recueillement, les
enfants ont placé une bougie au centre de la table et un bâton d'encens a
été allumé.

