Ces bulletins sont
mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui
s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la
vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe
en cheminement. Si l’identité des personnes concernées est révélée
involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après
la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns
pour les autres.
Le groupe reprend lors de cette rencontre les
travaux commencés avant la pause de l'été, en accueillant Thomas qui a choisi
de poursuivre son cheminement avec le groupe.
Chacun est invité à exprimer les émotions ou
interrogations ressentis depuis la dernière rencontre.
Léa nous parle de sa peur d'avoir peur. Nous
essayons de comprendre ce mécanisme, que peuvent parfois aussi ressentir
Pauline et Thomas. Cette crainte surgit souvent le soir au moment du coucher
et se rapporte à la peur de cauchemarder. Léa lutte contre l'endormissement,
pensant que de cette façon elle ne fera pas de cauchemar. Mais cet effort
n'aboutit pas au résultat escompté. Au contraire, le mental étant sollicité
sur une pensée particulière : "je ne ferais pas de cauchemar", ce qui est
redouté se manifeste alors. Pauline nous dit que la prière chasse ses
craintes. Léa dit qu'elle prie aussi tous les soirs et qu'elle lit un petit
instant pour chasser les mauvaises pensées.
Pierre nous parle à nouveau des enfants malades
qu'il a vu lors d'un pèlerinage à Lourdes, de la pitié qu'il a ressenti ainsi
que la peur d'être à son tour un jour très malade ou handicapé.
Nous essayons de voir ce qui se cache derrière le
sentiment de pitié que nous avons un jour ou l'autre plus ou moins éprouvé.
N'avons-nous pas pitié de nous lorsque nous nous apitoyons sur les autres ? A
qui pensons-nous en premier ? A celui qui est face à nous, souffrant
physiquement et moralement, ou à nous –même nous identifiant à la souffrance
d'autrui ? Pierre et Léa reconnaissent que devant la souffrance des autres,
ils s'imaginent dans le même état et éprouve de la pitié.
La véritable compassion découle de l'oubli de soi.
Lorsque nous ne pensons plus à nous et que nous pouvons dire : "J'aime tous
les êtres", alors nous pouvons dire que nous ressentons de la compassion
envers tous ceux qui souffrent.
Léa pense que la compassion peut s'exprimer lorsque
l'on a déjà beaucoup vécu et expérimenté.
Nous abordons le rôle de l'homme et de la femme
dans une famille, mais par manque de temps nous développerons ce sujet lors
d'une prochaine rencontre.
Nous reprenons le travail accompli sur la
découverte des grands courants religieux et nous classons par thème les divers
documents.
Thomas est invité à amener la recherche qu'il a
faite sur le Christ et ses apôtres.

