Pour cette séance exceptionnelle, parents, enfants
et animatrices sont réunis autour du Frère responsable pour un échange.
Le premier concept abordé est celui de Hiérarchie.
La Hiérarchie pourrait être symbolisée par une échelle qui mène à Dieu. Cette
échelle est dessinée sur un tableau, partant de la Terre et allant vers le
Soleil, symbole de Dieu suggéré par les enfants. A ce symbole, ils associent
les attributs de Lumière, Joie, Amour, Paix et Bonnes pensées.
Dieu est partout car ses rayons se propagent sur
chaque point de l’espace. Ainsi, tous les hommes peuvent sentir sa présence
dans leur cœur pendant la prière. Une question se pose alors : à quoi sert la
Hiérarchie si on peut contacter Dieu à chaque instant ? La Hiérarchie sert à
s’approcher de Dieu car, au fur et à mesure que l’on progresse sur le sentier
spirituel, on grandit, devenant ainsi un barreau de l’échelle pour quelqu’un
d'autre qui s’approche de ce sentier.
Chaque être sur l’échelle regarde le prochain
barreau au-dessus de lui et, dans sa sagesse croissante, dispense la lumière
et l’amour de Dieu aux hommes qui sont au-dessous de lui.
Nous sommes tous ainsi des disciples d’un plus
grand instructeur. Personne sur l'échelle ne peut dire « je suis le chef ».
Tous évoluent et montent en découvrant les lois de Dieu. Pour passer d’un
barreau à l’autre de l’échelle, l’homme passe des tests, des « initiations »
pour lesquelles il lui faut dépasser ses limitations. Dans le haut de
l’échelle, on peut positionner le Bouddah, Maitreya Le Christ, les grands
Maîtres spirituels.

La Hiérarchie transmet la Joie, l’Amour, la Paix et
les disciples de l’humanité (ceux qui sont sur les premiers barreaux de
l’échelle) transmettent les bonnes pensées qui s’articulent autour des Lois,
de la sagesse et de l’Enseignement du Christ.
Le Christ est le premier sauveur de l’humanité à
avoir prouvé que la vie est éternelle, que la vie est plus forte que la mort
(« Je suis la résurrection et la Vie »).
Comment la résurrection est-elle possible ? Sur
l’échelle qui nous conduit à Dieu, on acquiert progressivement des pouvoirs de
fils de Dieu qui peuvent guérir et ressusciter. Lorsqu’on meurt, on ne monte
pas jusqu’à Dieu mais jusqu’à un plan intermédiaire et on renaît ensuite pour
de nouveaux apprentissages.
Où nous positionnons-nous sur l’échelle ? Nous
pouvons le savoir par la sagesse de notre comportement. Dans le secret de
notre cœur, nous découvrons (mais pas avant d’avoir suffisamment vécu) au
travers de la méditation et du service, à quel barreau de l’échelle nous
appartenons.
On peut penser que les trois premiers barreaux de
l’échelle correspondent au travail de maîtrise nécessaire de nos trois corps.
C’est comme si Dieu avait voulu que l’échelle divine commence en nous-mêmes.
Ce n’est donc pas la peine de chercher bien loin cette échelle, elle est en
nous.
Qu’est-ce que l’obéissance ? L’obéissance occulte
est naturelle entre les êtres le long de l’échelle. Sur celle-ci, personne ne
commande car chacun comprend que ce que le maître, au-dessus de soi, est en
train de dire correspond à la sagesse qu’il commence à percevoir. Un des plus
grand concept que véhicule la Hiérarchie c’est la Liberté de Dieu, celle que
le grand moi comprend. La liberté revendiquée par les hommes, c’est celle que
le petit moi comprend.
Ainsi, on pourrait dire que l’obéissance, c’est la
Liberté du grand moi. Le grand moi ne crie jamais, il a une douce voix qui
suggère l’obéissance. L’obéissance, c’est découvrir la liberté que donne le
grand moi, l’âme.
Celui qui a la foi, celui qui croit, est celui qui
a perçu le rayon du soleil qui vient de Dieu. Chaque religion est comme un
rayon qui mène à Dieu et qui devrait amener à vivre une démarche d’ouverture
vers l’extérieur, vers les frères des autres religions. On ne peut progresser
sur l’échelle sans aimer et laisser la liberté à l’autre.
De même, dans cette liberté, les enfants sont
invités à échanger sur une liste de diffusion qui vient d’être mise en place.
Les messages de chacun seront ainsi reçus par tous et les idées de projet
pourront être exposées dans le respect, l’amour de ses frères et sœurs de
groupe et la reconnaissance de la Hiérarchie.
Léa est invitée à lire la planche qu’elle a
rédigée suite à une dynamique avec Pierre et Pauline et que nous reproduisons
ci-dessous : « L'obéissance c'est quoi ? Y a t-il un responsable dans un
groupe ? Et si oui, quelles sont ses qualités nécessaires ?
Obéissance : Action de celui qui obéit; fait
d'obéir. Obéissance passive : soumission aveugle aux ordres reçu.
Voilà la définition du dictionnaire. Je vais dire
la mienne.
L'obéissance est quelque chose qu'on reçoit comme
un ordre et moi j’ai désobéi à cet ordre en envoyant des emails en cachette.
Et quand ma maman m’a dit que je devais faire une planche je me suis dit que
jamais plus je ne ferai une chose comme ça. J'ai désobéi et je m'en veux. J'ai
mis des personnes en colère parce que j'ai désobéi sans savoir vraiment
pourquoi. Quand j'ai envoyé ce message je croyais qu'il allait les faire rire
… mais non. Maintenant je vais m'efforcer d'obéir pour ne plus mettre des gens
en colère et ne plus m'éloigner de mon âme.
Suis-je une responsable ? Non et j'ai voulu en être
une, j'ai voulu commander faire mon petit chef et ça ne m'a pas avancée. S'il
y en avait un on ne pourrait pas lui donner des ordres et quand on m'en a
donné j'ai fais mon chef je ne voulais pas obéir.
Quand on est responsable d'un groupe il faut avoir
de l'autorité, de la sagesse, de la discipline, de l'amour.
Avant je
n'acceptais pas d'être corrigée et maintenant je vais travailler sur moi pour
avoir les qualités nécessaires pour aimer. »
En fin de séance, chacun est amené à s’exprimer.
L’enthousiasme exprimé par tous, petits et grands, autour des notions
d’enrichissement mutuel, de travail conceptuel et pédagogique laisse entrevoir
la possibilité de se réunir de nouveau pour ce type de rencontre.

