Après la méditation sur le mantram d'unification,
les enfants ont présenté les dessins qu’ils avaient faits sur les religions
(grecs, égyptiens…). Pour cette séance, nous choisissons de ne pas poursuivre
le travail sur l’exposition sur les religions pour ne pas pénaliser Thomas qui
est exceptionnellement absent aujourd’hui.
Nous reprenons les réflexions sur les strates de la
personnalité, ces « personnages » que chacun met en place au fil du temps et
qui entraînent des répétitions de comportements dans lesquels on s’enferme.
Léa évoque la peur dont elle se laisse envahir
souvent et qui lui suscite des cauchemars. Elle rêve parfois qu’elle se trouve
dans une maison ronde, toute blanche, dans laquelle sont construits des
squelettes-robots. Elle voit, en rêve, que le sien est gentil alors que celui
de sa sœur Julie est méchant et la poursuit.
Pauline parle de ses caprices répétés avec sa
mère : elle fait parfois semblant de ne rien comprendre ou répète les choses
comme un perroquet lorsque sa mère lui parle de choses qui ne l’intéressent
pas. Pauline n’ose pas dire la vérité à sa mère de peur de la chagriner mais
sait qu’à chaque fois, sa mère s’en est rendue compte et l’a punie.
Dernièrement, Pauline est allée dernièrement à l’église pour le sacrement de
réconciliation en vue de la préparation à la communion et a demandé pardon à
Dieu lors de sa confession.
Pauline pense que l’on refait souvent les mêmes
bêtises lorsque l’on n’a pas compris vraiment ce que l’on devait comprendre.
Pierre fait l’analogie avec ses fautes en dictée :
il tente à tout prix d’utiliser sa mémoire et non son intelligence en
comprenant et appliquant les règles en se posant les bonnes questions. De
même, il pense qu’il n’a pas encore suffisamment compris les choses
essentielles de la vie puisqu’il continue parfois de mentir et fait du « zig-zag »
dans son comportement.
Il existe en effet une différence entre appliquer
des règles parce que ce sont les règles (que l’on transgresse en cachette
parfois) et appliquer des règles parce qu’on les comprend. Pourquoi dit-on
« bonjour » ?
-
parce que c’est poli (règle de société)
-
parce que je ne veux pas me faire fâcher (peur du gendarme)
-
parce que je souhaite respecter et aimer ceux que je rencontre
(compréhension)
Lorsque c’est l’amour qui gouverne chacun de nos
actes, on a, en définitive, besoin de peu de règles, voire plus du tout. Si
nous aimons, nous savons ce qui est juste et bon de faire à chaque instant.
Les règles ne sont que des béquilles pour ceux qui ne savent pas être dans
l’amour et mettre en place le discernement en toute chose. Pour illustrer
cela, Pierre rappelle des paroles de la bible : « aime ton prochain comme
toi-même ».
Léa évoque encore une de ses strates
particulièrement présente ces derniers temps : « la bêcheuse ». Elle tire la
langue quand sa mère lui demande quelque chose car elle a l’impression de
faire beaucoup de choses chez elle (mettre la table, débarrasser…). Elle rêve
parfois d’avoir des pouvoirs magiques et de claquer des doigts pour que tout
ce qu’elle a à faire se réalise sans efforts. Parfois, elle glisse dans le
rêve et prends ses désirs pour la réalité.
Nous disons à Léa que son discours reflète une
caractéristique du signe du Lion dont elle est native. Elle ne conçoit les
relations qu’en terme de rapport de force : elle ne peut être qu’une reine qui
commande ou qu’une servante qui se fait exploitée. Elle n’envisage pas la
collaboration harmonieuse avec les autres, l’apport d’une pierre à un édifice
familial ou groupal en train de se construire.
Pierre, natif du Cancer, rêve lui aussi d’avoir des
pouvoirs magiques qui lui permettraient de réaliser beaucoup de belles choses
et d’obtenir une bonne appréciation de sa maman du type « Pierre, tu es
génial ! ». Pouvoir tout faire et que sa maman soit contente, voilà son rêve…
Nous clôturons notre séance par une méditation
après nous être souhaités de bonnes vacances.

