Nous commençons la rencontre en visualisant notre
cœur comme un soleil lumineux, irradiant de l'amour en nous et autour de nous,
particulièrement envers nos frères de groupe. Puis nous prononçons le mantram
d'unification.
Une réflexion s'engage autour des questions
suivantes : Que pouvons-nous ou souhaitons-nous partager avec nos frères de
groupe ? Que représente le travail fait dans ce groupe ?
Léa : Doit-on dire nos secrets devant le groupe ?
Si ces secrets ne sont pas forcément associés à une difficulté personnelle,
doit-on quand même en parler ?
Pauline : Je pense que je dirai mes secrets devant
le groupe si ça peut m'aider.
Pierre : Nous apprenons beaucoup de choses dans le
groupe, notamment sur les religions. Nous essayons aussi de comprendre si ce
que nous faisons est "bien" ou "mal". On apprend à ouvrir son cœur.
Léa : On peut dire des choses avec amour et
méditer.
Pauline : Le groupe me permet de communiquer avec
Dieu et avec les autres enfants du groupe.
Les enfants comprennent que s'ils retiennent en eux
des pensées, des secrets, cela les empêche de communier totalement avec les
autres.
Ce groupe permet de mieux se connaître : Ce que je
viens de dire, pourquoi l'ai-je dit ? Ce que je viens de faire, pourquoi
l'ai-je fait ? Apprendre à se connaître, c'est apprendre à connaître ceux qui
nous entourent. Il y a interactivité entre tous les enfants du groupe :
l'expérience de l'un peut servir à l'autre et aider à dédramatiser une
situation.
Thomas reste en retrait pendant cet échange. Ne
pouvant exprimer ses motivations pour venir au groupe, l'animatrice lui
demande comment il s'était senti avant de venir. Thomas explique qu'il ne se
sentait pas bien car il s'ennuie le samedi après-midi. Léa aurait tendance à
l'exclure des jeux et il a du mal à s'intégrer dans le petit groupe que forme
Pierre, Pauline et Léa. Ceci étant, il lui reste pour seule compagnie les
enfants du groupe d'éveil à la vie, tous plus jeune que lui. Thomas précise
alors qu'il préfèrerait venir seulement le matin et ensuite rentrer chez lui.
L'animatrice demande à Thomas ce qu'il choisirait
si on lui proposait quatre alternatives :
-
Continuer à venir comme maintenant toute la journée.
-
Ne
plus venir.
-
Venir uniquement le matin.
-
Venir seulement l'après-midi.
Thomas choisirait alors de ne venir que
l'après-midi. Nous soulevons le paradoxe d'un choix contradictoire à celui qui
venait d'être fait dix minutes plus tôt. Il semblerait que selon les enjeux
exprimés ou perçus par Thomas, sa réponse soit différente. Nous l'encourageons
à réfléchir et à en parler intégralement avec sa maman.
Léa nous rappelle qu'elle-même a été confrontée à
un choix lorsqu'elle souhaitait arrêter le groupe l'année dernière.
Aujourd'hui, elle souhaite poursuivre le travail.
Nous nous séparons après une courte méditation
durant laquelle les enfants s'agitent.

