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Bulletins du groupe d'Eveil à la Lumière
BULLETIN N°25 Séance du 18/05/2002
Participants
: Léa – Pauline - Pierre Après avoir fait la chaîne et prononcé le mantram d'unité de groupe, l'animatrice demande à Léa si elle a réfléchi à son implication dans le travail du groupe. Léa paraît hésitante. Nous regardons ensemble le planning des rencontres et nous constatons qu'il reste 3 séances avant la pause des vacances d'été. Le groupe propose à Léa d'attendre ce break pour faire le point sur ses motivations. Léa, d'accord, restera concentrée, positive et active jusqu'à la fin de la rencontre. Nous laissons le conte en suspend. Pierre souhaite s'exprimer sur sa propension au mensonge. Il a cette semaine menti à ses parents en voulant leur faire croire qu'il avait jeté son stylo à la poubelle car il ne marchait plus alors qu'en réalité il ne se souvenait plus où il l'avait rangé. Il souhaiterait cesser de mentir mais la crainte d'une correction de la part de ses parents le pousse au mensonge. Les enfants sont conscients que la découverte du mensonge est plus sévèrement punie que d'avoir dit la vérité même si c'est pour révéler une "bêtise". Ils savent que les parents, souvent perspicaces, se doutent du mensonge devant l'attitude de leur enfant. Nous essayons d'imaginer ce qui se passerait si les parents n'étaient pas assez vigilant face au mensonge de leurs enfants. Pierre, Pauline et Léa pensent que de tels enfants grandiraient en continuant à mentir tant et si bien qu'ils finiraient par se couper des autres et de la réalité. De plus, les parents ne pourraient plus faire confiance à leur enfant et il deviendrait très difficile de savoir quand celui-ci ment ou dit la vérité. Face à quelqu'un qui ment souvent, la présomption de mensonge est présente dans la pensée de ceux qui le côtoient. Léa raconte un mensonge de sa sœur Julie qui avait failli la conduire à l'hôpital. En effet, elle avait barbouillé avec du vernis rouge du papier toilette en faisant croire à ses parents que cela venait de son corps. Face au départ imminent chez le médecin, elle avoua son mensonge. Pierre est très étonné de ce mensonge "gratuit" et nous essayons de trouver quelques causes :
Les enfants pensent que Julie n'avait pas imaginé les conséquences que son mensonge pouvait engendrer. De plus, ils trouvent cette attitude "dangereuse" car le jour où elle aura de vrai problème de santé, peut-être que ses parents ne la croiront pas. Nous lisons une histoire de J. Salomé tirée du livre : "Contes à guérir, Contes à grandir" se nommant : Le conte "du plus gros des mensonges". C'est en quelque sorte le premier mensonge que les parents font à leurs enfants quand ils leur disent (si la fratrie est composée d'au moins deux enfants) qu'ils les aiment tout autant. En fait, cet auteur pense qu'il n'est pas possible d'aimer "pareil" car chaque amour est unique. Nous terminons la rencontre par une méditation dans laquelle nous évoquons l'amour, la vérité et la beauté que nous cherchons à atteindre.
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