Nous débutons notre
rencontre par la méditation de « l’action magique de l’âme ».
Echanges avec notre
sœur Pi :
Nous sommes heureux
d’accueillir à cette rencontre notre sœur Pi qui a souhaité
participer au groupe en tant que « visiteur » afin de mieux
connaître les enfants et le travail du groupe.
Les enfants reparlent
du mutisme de Pi. au cour d’un des « sitting » à Lourdes. Suite à
une observation du Frère de la Rigueur sur l’attitude de Pi,
celle-ci s’est braquée et s’est enfermée dans le silence. Les
enfants souhaitent comprendre ce qui s’est passé dans sa tête à ce
moment là.
Pi explique qu’elle
n’arrivait pas à sortir de son mutisme. Elle se sentait figée. Plus
on lui demandait de parler plus elle se bloquait. Elle avait
toujours dans sa tête, en boucle, la phrase suivante : « je n’ai
rien à dire, je ne sais pas quoi dire » et elle n’arrivait pas à
l’exprimer. Elle pensait aussi à ses frères et sœurs et
particulièrement au plus jeunes qui commençaient à avoir froid et
sommeil. Finalement grâce à la patience du Frère Instructeur et des
autres membres, Pi a réussi à se débloquer en verbalisant la phrase
qu’elle avait dans son mental.
Elle rattache ce
blocage à un évènement douloureux vécu dans son enfance. Sa mère l’a
abandonné lorsqu’elle avait 2,5 ans. Lorsque sa mère est partie elle
lui a dit : « je te laisse, surtout ne dit rien à personne ». Par la
suite, Pi est restée muette jusqu’à 5 ans.
Pi est heureuse
d’avoir pu sortir de son mutisme et remercie le Frère Instructeur de
l’avoir aidé. Elle pense avoir ouvert une porte. Aujourd’hui elle
arrive à observer son attitude avec plus de détachement et d’humour.
Elle est consciente que cela pourrait se reproduire car les
mécanismes de la personnalité sont tenaces mais espère que la
prochaine fois elle réussira à parler avant de se bloquer. En effet,
c’est une fois que nous sommes dans un mécanisme qu’il est difficile
d’en sortir et tant que nous ne l’avons pas compris nous le
reproduisons.
La personnalité a
tendance à dramatiser ses défauts ce qui ne permet pas de les
dépasser et de s’élever. Grâce à l’influence progressive de l’âme,
nous apprenons à nous regarder avec humour, amour et bienveillance.
Mécanismes de la
personnalité :
Marion se reconnait
dans la problématique de Pi. Elle peut ne pas répondre à l’adulte
par réactivité. Plus l’adulte la presse à répondre plus elle panique
et s’enferme dans le mutisme. Son attitude peut susciter la colère
de l’adulte, ce qui la stresse d’avantage.
Lorsque Pierre est
repris par un adulte, il a tendance à s’enfermer dans « sa bulle ».
Il se déconnecte et n’intègre pas ce que l’adulte dit, jusqu’à ce
que celui-ci élève la voix, créant un « électrochoc ». Son silence,
cette fausse indifférence, peut masquer sa colère et un sentiment
d’injustice.
Aurélie a du mal à
accepter d’être prise en défaut par ses paires. Elle est susceptible
et à tendance à nier leurs observations. Elle réagit alors soit par
la colère à l’encontre de ses camarades soit en pleurant et en
s’apitoyant sur soi.
Estelle ne perçoit
pas de tendance comportementale. Cependant son entourage lui a
récemment fait remarquer qu’elle pouvait adopter une attitude de
« bébé ». Par exemple en utilisant une petit voix. Elle a eu une
planche intitulée « Pourquoi je fais le bébé ? ». Estelle prend
cette observation comme l’opportunité de s’améliorer.
Nous réfléchissons
aux avantages d’être un bébé :
- Il est pris en charge
- Les bébés sont dorlotés,
câlinés, protégés
- Ils ne sont pas
responsables et peuvent bénéficier plus facilement de l’indulgence
des adultes
- Ils sont au centre de
l’attention
D’autres jeunes
frères ont conscience de « faire le bébé » lorsque cela les arrange.
Il peut s’agir d’une stratégie de la personnalité pour éviter d’être
punie, pour attendrir les parents…
Ceux qui ont des
frères ou sœurs plus âgés peuvent également jouer au bébé afin que
l’ainé soit corrigé à leur place.
Pauline évoque
différentes étapes dans son attitude lorsque ses parents la
remettent en question :
- Etape 1 : L’Insolence
- Etape 2 : La réflexion sur
son comportement conduisant à un apaisement des émotions
- Etape 3 : Une fois le
corps émotionnel calmé, Pauline peut présenter des excuses à ceux
qu’elle a offensés et en parler plus sereinement avec eux
Pauline parle de sa
relation difficile avec son père. Elle a du mal à échanger avec lui
et aimerait avoir d’avantage de démonstration affective. Pauline est
consciente qu’elle doit également faire un travail pour exprimer de
l’amour et en recevoir. Quand quelqu’un lui manifeste de
l’affection, elle peut se sentir gênée et la refuser : « ce n’est
jamais le bon moment ! ».
Nous concluons en prononçant le
mantram "Oh Dieu, Tu me vois…"