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Bulletins du groupe d'Eveil à l'Amour
BULLETIN N°98 Séance du 16/12/2000 Secrétaire :
Julie Animatrices : Marie-Hélène et Corinne (b) Après la méditation, la discussion s'oriente sur le renouvellement des piliers de la rigueur et de la miséricorde. Cela amène le groupe à une réflexion pour expliciter ces deux notions derrière lesquelles se cache l'amour. Le groupe propose plusieurs hypothèses de travail : - une bêtise faite par un de nos enfants : quelle serait notre réaction en tant que parents ? Pour les membres, la rigueur est associée successivement à la colère, la rudesse, la sécheresse, la discipline qui exigerait d'assumer ses responsabilités en allant s'expliquer. La miséricorde, dans un tel cas, est traduite par une attitude compréhensive, de dialogue, d'apaisement. - Une bêtise faite par nous-mêmes : quelle réaction attendons-nous des autres ? En majorité, les comportements attendus à notre égard sont plus doux, plus miséricordieux que dans la précédente hypothèse : consolation, encouragement, félicitations pour avoir été s'expliquer sur notre acte. Les animatrices incitent les membres du groupe à appréhender la rigueur, non comme une attitude de répression mais comme une expression d'une limite à ne pas dépasser pour le bien de l'individu. La rigueur ne s'exprime pas forcément dans la dureté car cela signifierait qu'elle est dénuée d'amour, ce qui n'est pas le cas. La question suivante se pose alors : quelle réaction
aurions-nous face à un crime (et non plus une bêtise) ? Le pardon est-il
possible ? Pour Caroline, il ne peut y avoir de miséricorde pour un crime et le pardon lui serait impossible. Les autres membres pensent que le pardon est possible et souhaitable même s'il serait sans doute le résultat d'un travail herculéen sur soi qui prendrait beaucoup de temps. Lucie pense que la peine de mort n'est pas une solution, au contraire de Caroline, et que le rachat d'un crime n'est possible que si l'on accepte de pardonner. Manon considère l'emprisonnement comme une décision de justice qui permet de protéger la société et de rentrer, pour les proches de la victime, dans un processus de pardon. Les autres alternatives possibles à la prison envisagées par le groupe sont : -
l'exil -
le travail d'intérêt général -
la surveillance - l'accompagnement psychologique dans tous les précédents cas. Dans un tribunal, on retrouve les piliers de la rigueur et de la miséricorde dans les fonctions du procureur et de l'avocat de la défense. Dans toutes les situations, la réhabilitation de l'être humain
passe par une intervention à tous les niveaux de son être pour l'aider à dépasser
les limitations de sa personnalité dans sa vie présente qui l'ont poussé à
effectuer des actes répréhensibles pour la société. Pour les trois prochaines séances, Caroline sera le pilier de la miséricorde et Manon celui de la rigueur.
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Pour toute information s'adresser à : info@girolle.org |