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Bulletins du groupe d'Eveil à l'Amour
BULLETIN N°85Séance du 11/03/2000 Secrétaire :
Julie. Animatrices : Dominique et Marie-Hélène (b) Lucie est à nouveau absente de cette séance, en raison d’une entorse à la cheville qui l’oblige à rester chez elle. Après la méditation dans la Chambre Haute, nous démarrons la séance par la lecture du bulletin précédant. Nous incitons Manon, absente à la dernière séance, à s’exprimer sur ce qui vient d’être lu, cela renouvelle le questionnement sur notre part de responsabilité dans les conflits. Sommes-nous dépendant du regard de l’autre au point de s’associer à son regard critique et de laisser réagir notre personnalité ? Qui souffre le plus, l’agresseur où l’agressé ? Pouvons-nous
faire une différence entre la critique et l’agression ? Les
critiques peuvent être constructives si nous faisons l’effort de nous détacher
émotionnellement. Elles peuvent permettre un nouveau regard sur soi qui permet
la remise en question de notre personnalité. L’agression serait plus
malveillante, nous incitant le plus souvent à la défense qui alimente le
conflit. Pouvons-nous alors faire l’effort de regarder la souffrance de celui qui nous agresse ? Cela pourrait être déjà une tentative pour désamorcer le conflit, en mettant une attitude en place qui privilégierait la neutralité de la personnalité et l’Amour de l’âme. Nous essayons à nouveau d’analyser les raisons qui poussent les frères et sœurs à se disputer au sein d’une famille. Il semble que le désir permanent de se sentir aimé et reconnu des parents, soit la motivation première touchant autant les aînés que les cadets ou les benjamins. Les enfants s’accordent à dire que leur souhaits est d’attirer l’attention et d’être rassuré par des parents qui leur donnerait raison. Simon souligne qu’il préfère pourtant se distinguer par des attitudes positives, mais est-ce dans le désir de grandir ou d’être comparé aux autres pour satisfaire son égo ? Nous
demandons aux enfants quelle serait pour eux, l’attitude idéale des parents
face à une dispute ? Manon
souhaite qu’ils arrêtent le conflit avec autorité mais sans prendre parti,
ce qui implique que personne ne puisse se justifier. Certaines
disputes peuvent en effet, être facilement enrayer de cette façon, mais il
existe d’autres conflits plus profond qui demandent peut-être une ouverture
au dialogue. Le
parent étant face à la souffrance exprimée de part et d’autres, ne peut-il
pas aider les enfants à en chercher les causes profondes, sans prendre parti ? Les
enfants suggèrent alors, qu’il faudrait travailler sur ce qui les a fâché
au fond d’eux, en osant se mettre face à l’égo et ses exigences. Peut-on
regarder la réalité de cet égo sans le rejeter, de manière à le transformer
progressivement ? Nous parvenons ainsi à évoquer l’idée de l’observateur et du travail de détachement à fournir pour le situer au-dessus de la personnalité. L’observateur ne juge pas, ne critique pas, ne condamne pas, mais il regarde, aime et transforme cette petite personnalité qui se débat. Nous évoquons pour finir, les méditations effectuées dans la Chambre Haute. Les
enfants témoignent de leurs ressentis au niveau des couleurs et des formes
qu’ils perçoivent. Certains
enfants apprécient le travail de visualisation que nous mettons en place depuis
quelques rencontres, d’autres souhaiteraient une méditation différente à
chaque fois. Nous expliquons que pour bien intégrer les progression d’une méditation, il nous faut nous habituer au texte et aux directions qu’il propose. Cela nous permet de travailler sur la constance et la concentration. Résumé de la secrétaire : Lucie était absente. Nous avons reparlé des disputes entre frères et sœurs. On a parlé du Plexus Solaire, de la méditation et des couleurs.
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