Participants : Aurélie –
Claire R -
Claire B
– Estelle -
Léa -
Marion -
Paul
– Pauline
– Pierre -
Thomas
Animatrices :
Laurence
Planche de Marion sur le vol
Marion a volé des bonbons
qu’elle distribuait pour obtenir l’amitié de ses camarades
d’école.
Dans sa planche, elle analyse
ses motivations et les vecteurs contraires qui étaient en
elles.
Elle décrit les conséquences
du vol pour elle mais aussi pour les commerçants. Elle
explique que le vol est une perte d’argent que les
commerçants ne peuvent utiliser pour leur famille.
Marion pense que Dieu nous a
enseigné les commandements pour que nous ne souffrions pas.
Si elle fait du mal aux autres, elle en subira
irrémédiablement les conséquences. Si elle ne respecte pas
les enseignements de Dieu, elle ne respecte pas Dieu et elle
ne s’inscrit pas dans une démarche spirituelle.
Pour réparer l’acte commis,
Marion a écrit des lettres d’excuses qu’elle a données aux
commerçants et elle a remboursé en argent la valeur des
bonbons volés.
Devant ce geste, les
commerçants ont manifesté de la miséricorde.
En disant ainsi la vérité,
Marion s’est libérée d’une charge.
Le vol
Aurélie et Marion expliquent
qu’elles ont volé car elles n’avaient pas assez d’argent de
poche pour acheter des bonbons.
Marion désirait se faire des
amis en offrant des bonbons aux enfants du collège.
Aurélie a d’abord été
surprise par l’attitude de Marion, puis elle a remarqué que
Marion était entourée de camarades depuis qu’elle
distribuait des bonbons.
Le désir d’Aurélie d’avoir
des amis a grandi jusqu’à focaliser son attention.
Elles reconnaissent qu’elles
auraient pu dire la vérité mais la peur les empêchait de
s’exprimer.
Le secret
Le fait de devoir cacher la
vérité constituait pour Marion et Aurélie une préoccupation
continuelle.
Le vol demandait de mettre en
place différents stratagèmes et d’être très attentifs : se
mettre dos aux commerçants, attendre qu’ils soient occupés,
faire semblant de regarder une liste de course dans le sac
pour dissimuler un objet.
La réflexion et l’observation
permettant de trouver des ruses prirent une place
importante. L’attention fut captivée au point qu’il fut
difficile d’être disponible pour d’autres sujets d’intérêt.
Aurélie constate que pendant
cette période, elle devenait insolente et comprenait moins
bien les propos d’autrui.
Se libérer du mensonge
Marion a l’impression d’avoir
volé l’amitié des enfants à qui elle donnait des bonbons
volés.
Aurélie n’arrivait pas à
dormir la nuit pendant la période des vols. Il lui était
difficile de s’exprimer librement car Marion lui disait de
ne pas parler des vols. Se taire permettrait selon sa sœur
de vivre comme si rien ne c’était passé et éviterait de
faire des cauchemars.
Paul explique que lorsqu’il
ment à quelqu’un, il a peur de parler à la personne car il
craint qu’elle devine son mensonge. Il doit avouer la vérité
pour être libéré.
Cependant, il est parfois
difficile de changer d’attitude lorsque des mécanismes sont
bien ancrés dans notre personnalité. Le réflexe d’inventer
toujours des histoires pour expliquer nos comportements
bizarres est très persistant.
Marion et Aurélie pensaient
qu’il y aurait eu une sanction à un moment donné mais, déjà,
la sanction intérieure était bien présente : ne pas se
sentir bien, être toujours ravagé par la peur.
Elles pensent que le fait
d’entretenir des émotions négatives crée une souffrance
d’autant plus importante si nous avons conscience de mentir
à ceux que nous aimons.
Les mécanismes du vol
Nous reprenons les
différentes étapes liées à l’expérimentation du vol :
- Un désir grandit sans être
freiné.
- La possibilité de voler
apparaît dans la conscience accompagnée d’une réprobation
intérieure.
- La décision de voler
l’emporte.
- Mise en place d’un cercle
vicieux. Changement des comportements sous tendu par la
peur : mise en place d’une organisation et de stratégies.
- Un sentiment d’amertume
apparaît.
- Une prise de conscience sur
l’absurdité du mensonge peut survenir lorsque le conflit
intérieur s’intensifie.
- Un choix s’impose :
continuer à voler ou se libérer en avouant.
Nous recherchons en nous ce
qui nous paraît important pour nous aider à être fort face
aux tentations :
- Aurélie : Etre dans la
vérité : car d’une part, « si tu es bien, les autres sont
biens avec toi » et, d’autre part, si quelqu’un ment
beaucoup, on ne le croit plus. Savoir que nous sommes aimés.
Etre sur droit chemin. Aimer Dieu.
- Estelle : La joie. Etre
dans l’amour. Fouler le sentier de Lumière.
- Paul : La paix. Ne pas se
cacher. Pouvoir se confier. Prier.
- Marion : Avoir la volonté
de travailler sur soi.
Que faire face à nos
tentations ?
- Estelle : s’analyser
- Aurélie : Parler. Celui qui
pense que les autres seront contre lui s’il agit d’une
certaine façon, va éviter les comportements qui pourraient
le mettre en désaccord avec son entourage.
Aurélie se censure en
fonction de l’idée qu’elle se fait des réactions des autres
à ses propos. Elle prend beaucoup de précautions lorsqu’elle
parle à ses grands-parents maternels et essayent d’anticiper
le mouvement de leur pensée.
Ce type de méfiance limite
notre capacité à exprimer l’amour. Nous serions plus libres
si nous pouvions dépasser la peur de ne pas être aimés des
autres.
Nous devons nous exercer à
observer, analyser, expliquer et surtout développer le sens
de l’humour qui nous préservera des critiques destructrices.
Ainsi nous pourrons soulager
nos frères en les aidant à se libérer de leurs peurs. La
beauté de ce travail sera une grande satisfaction.
A la fin de la rencontre,
Marion s’exprime sur ses émotions. Elle ressent de la joie
car elle éprouve une libération. Elle est soulagée d’avoir
pu parler.