Bulletin no 30 du 30/08/2008
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à Psychologie, la Philosophie et la Spiritualité

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement.

Ce groupe (EPPS) est le résultat de la fusion des groupes d'Eveil à la Vie (EVV) et d'Eveil à la Lumière (EVL) qui ont cheminé en parallèle jusqu'en 2007.

Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

 

 8 - 14 ans

 

  

BULLETIN N°30

Séance du 30/08/2008

Participants : Aurélie Claire R - Claire B – Estelle - Léa - Marion - Paul – Pauline – Pierre - Thomas

Animatrices : Dominique - Claire

 

La rencontre EPPS et PPS du 15, 16 et 17 août 2008

Les enfants parlent de la rencontre EPPS et PPS à ceux qui n’ont pas pu y participer.

Les enfants et les adultes étaient réunis pour des méditations et des échanges d’ordre mathématique, philosophique, psychologique et spirituel. Des énigmes et des petits problèmes mathématiques ont été donnés ; l’objectif n’étant pas de trouver à tout prix le résultat pour mettre en avant sa personnalité. Souvent nous avons peur de ne pas comprendre car cela représente une humiliation. Il est bien de travailler en groupe pour éveiller son intelligence tout en s’ouvrant à l’intelligence de l’autre. La personnalité a tendance à vouloir maîtriser un sujet et à se crisper dans les apprentissages. Nous devons apprendre dans la patience et l’humilité.

Ce n’est pas une compétition pour déterminer qui est le premier. Tout le monde doit y arriver. Le premier peut développer des qualités en attendant le dernier et le dernier peut s’élever au contact du premier.

Les enfants retiennent de ces trois jours la joie du travail, de l’effort, de l’apprentissage.

La découverte se fait dans la joie et l’amour et également dans une certaine rigueur. La discipline, la rigueur ne doivent pas être source de tristesse car elles sont au service de l’Amour.

Les enfants n’ont pas ressenti d’ennui car cette rencontre était riche et intensive ; elle leur a permis d’apprendre de nouvelles choses.

 

Planche de Léa sur l'adolescence

Léa définit l'adolescence comme le passage entre l'enfance et l'âge adulte. Cette période génère des troubles car l'enfant ressent des changements en lui tant sur le plan physique qu'émotionnel. Léa peut ressentir de la nostalgie sur des états qu'elle ne connaîtra plus et des craintes mêlées de désirs sur les étapes à venir.

Elle sent sa conscience s'élargir et le libre-arbitre s'installer en elle, bien qu'elle soit encore une enfant. Tout ceci n'étant pas maîtrisé, elle se rebelle parfois. Cette rébellion est accentuée par ses déterminismes de lionne qui veut être parfaite et qui exige la même perfection chez les autres. Lorsque ses parents la corrigent, Léa sombre dans un apitoiement qui lui fait dire que si on l'a corrigé c'est parce qu'elle n'est pas parfaite. Cette pensée l'a conduit aux larmes, puis à la dureté envers elle-même. Léa prend conscience que la plupart de ses comportements découlent du désir d'être aimé. Pourtant elle a compris que la satisfaction de la personnalité est éphémère.

Léa observe ses piliers d'opposition : soit elle se met en avant soit elle se fait si discrète que l'on ne la remarque pas. Ces oscillations l'entraînent dans une alternance entre complexe d'infériorité et de supériorité. Elle comprend qu'en cultivant l'amour, elle se rapprochera de la vérité et de la simplicité.

Léa appréhende progressivement le travail de groupe et espère qu'elle poursuivra sur la voie qu'elle a choisie.

L'adolescence voit aussi la naissance des premiers sentiments amoureux. Léa découvre qu'il lui faudra beaucoup de patience et de volonté pour retarder certaines expériences ou au mieux ne pas les faire. Elle se pose beaucoup de questions sans oser en parler à quiconque : "Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi est-ce que je n'évolue pas plus vite ? Pourquoi est-ce que le monde n'évolue pas plus vite ?" etc... Ces questions sans réponses la conduisent devant un gouffre qui se nomme l'inconnu. Elle a peur mais se crispe car les lions n'ont pas peur, les lions sont des rois. Ainsi Léa enferme ses émotions et ses sentiments. Elle pense que sa plus grande peur est celle de devoir un jour quitter le groupe. Mais par l'analyse, elle se rend compte qu'en quittant le groupe elle ne travaillera plus sur elle-même, ce qui la rendra moins aimable. Sans doute est-ce là sa plus grande peur, celle de ne pas être aimé.

Léa prend conscience de son impatience, de sa colère et de son orgueil. Elle doit passer ces étapes avec confiance et joie.

 

Commentaires suscités par la planche de Léa

La majorité des enfants du groupe se sentent concernés par l’adolescence.

Quel est le sujet qui suscite à la fois l’intérêt et la gêne chez les adolescents ?

La sexualité est un thème tabou. Pourquoi est-ce délicat d’en parler ? Est-ce de la pudeur ?

A l’école la sexualité est peu abordée. C’est caché, secret y compris en famille. La gêne peut-être induite par un manque de connaissance.

C’est un peu comme si la jouissance sexuelle ne pouvait pas être exprimée. Les enfants sont souvent surpris d’apprendre que leurs parents ont des relations sexuelles. Comme la sexualité est cachée les enfants la connotent comme quelque chose d’interdit et de « sale ».

Pendant l’adolescence, le corps se transforme et les critères de sexualité apparaissent ce qui peut-être source de honte. L’adolescent est souvent ambigu face aux modifications de son corps : faut-il les cacher ou les mettre en avant ?

La sexualité est vécue différemment par l’homme et la femme. Le désir de l’homme est plus physique alors que la femme a besoin d‘être rassurée sur sa beauté, sur le fait d’être aimée. Les filles veulent être belles aux yeux des garçons mais le risque est de tomber dans la provocation.

Le tort des parents est de trop protéger leurs enfants et donc de ne pas parler. De ce fait l’enfant n’en parle pas non plus. Ils peuvent découvrir la sexualité dans de mauvaises conditions et vivre des expériences douloureuses.

On peut parler de sexualité dans le groupe car nous parlons aussi de spiritualité. La sexualité appartient à l’humanité. Nous sommes appelés à avoir des enfants et donner la vie est une mission. Nous devons nous préparer, nous purifier afin de permettre à des âmes soucieuses de servir de s’incarner.

 

Nous concluons notre rencontre par un temps de méditation.

 

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