Participants : Aurélie –
Claire R -
Claire B
– Estelle -
Léa -
Marion -
Paul
– Pauline
– Pierre -
Thomas
Animatrices :
Dominique
- Claire
La rencontre EPPS et PPS du
15, 16 et 17 août 2008
Les enfants parlent de la
rencontre EPPS et PPS à ceux qui n’ont pas pu y participer.
Les enfants et les adultes
étaient réunis pour des méditations et des échanges d’ordre
mathématique, philosophique, psychologique et spirituel. Des
énigmes et des petits problèmes mathématiques ont été
donnés ; l’objectif n’étant pas de trouver à tout prix le
résultat pour mettre en avant sa personnalité. Souvent nous
avons peur de ne pas comprendre car cela représente une
humiliation. Il est bien de travailler en groupe pour
éveiller son intelligence tout en s’ouvrant à l’intelligence
de l’autre. La personnalité a tendance à vouloir maîtriser
un sujet et à se crisper dans les apprentissages. Nous
devons apprendre dans la patience et l’humilité.
Ce n’est pas une compétition
pour déterminer qui est le premier. Tout le monde doit y
arriver. Le premier peut développer des qualités en
attendant le dernier et le dernier peut s’élever au contact
du premier.
Les enfants retiennent de ces
trois jours la joie du travail, de l’effort, de
l’apprentissage.
La découverte se fait dans la
joie et l’amour et également dans une certaine rigueur. La
discipline, la rigueur ne doivent pas être source de
tristesse car elles sont au service de l’Amour.
Les enfants n’ont pas
ressenti d’ennui car cette rencontre était riche et
intensive ; elle leur a permis d’apprendre de nouvelles
choses.
Planche de Léa sur
l'adolescence
Léa définit l'adolescence
comme le passage entre l'enfance et l'âge adulte. Cette
période génère des troubles car l'enfant ressent des
changements en lui tant sur le plan physique qu'émotionnel.
Léa peut ressentir de la nostalgie sur des états qu'elle ne
connaîtra plus et des craintes mêlées de désirs sur les
étapes à venir.
Elle sent sa conscience
s'élargir et le libre-arbitre s'installer en elle, bien
qu'elle soit encore une enfant. Tout ceci n'étant pas
maîtrisé, elle se rebelle parfois. Cette rébellion est
accentuée par ses déterminismes de lionne qui veut être
parfaite et qui exige la même perfection chez les autres.
Lorsque ses parents la corrigent, Léa sombre dans un
apitoiement qui lui fait dire que si on l'a corrigé c'est
parce qu'elle n'est pas parfaite. Cette pensée l'a conduit
aux larmes, puis à la dureté envers elle-même. Léa prend
conscience que la plupart de ses comportements découlent du
désir d'être aimé. Pourtant elle a compris que la
satisfaction de la personnalité est éphémère.
Léa observe ses piliers
d'opposition : soit elle se met en avant soit elle se fait
si discrète que l'on ne la remarque pas. Ces oscillations
l'entraînent dans une alternance entre complexe
d'infériorité et de supériorité. Elle comprend qu'en
cultivant l'amour, elle se rapprochera de la vérité et de la
simplicité.
Léa appréhende
progressivement le travail de groupe et espère qu'elle
poursuivra sur la voie qu'elle a choisie.
L'adolescence voit aussi la
naissance des premiers sentiments amoureux. Léa découvre
qu'il lui faudra beaucoup de patience et de volonté pour
retarder certaines expériences ou au mieux ne pas les faire.
Elle se pose beaucoup de questions sans oser en parler à
quiconque : "Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi
est-ce que je n'évolue pas plus vite ? Pourquoi est-ce que
le monde n'évolue pas plus vite ?" etc... Ces questions sans
réponses la conduisent devant un gouffre qui se nomme
l'inconnu. Elle a peur mais se crispe car les lions n'ont
pas peur, les lions sont des rois. Ainsi Léa enferme ses
émotions et ses sentiments. Elle pense que sa plus grande
peur est celle de devoir un jour quitter le groupe. Mais par
l'analyse, elle se rend compte qu'en quittant le groupe elle
ne travaillera plus sur elle-même, ce qui la rendra moins
aimable. Sans doute est-ce là sa plus grande peur, celle de
ne pas être aimé.
Léa prend conscience de son
impatience, de sa colère et de son orgueil. Elle doit passer
ces étapes avec confiance et joie.
Commentaires suscités par la
planche de Léa
La majorité des enfants du
groupe se sentent concernés par l’adolescence.
Quel est le sujet qui suscite
à la fois l’intérêt et la gêne chez les adolescents ?
La sexualité est un thème
tabou. Pourquoi est-ce délicat d’en parler ? Est-ce de la
pudeur ?
A l’école la sexualité est
peu abordée. C’est caché, secret y compris en famille. La
gêne peut-être induite par un manque de connaissance.
C’est un peu comme si la
jouissance sexuelle ne pouvait pas être exprimée. Les
enfants sont souvent surpris d’apprendre que leurs parents
ont des relations sexuelles. Comme la sexualité est cachée
les enfants la connotent comme quelque chose d’interdit et
de « sale ».
Pendant l’adolescence, le
corps se transforme et les critères de sexualité
apparaissent ce qui peut-être source de honte. L’adolescent
est souvent ambigu face aux modifications de son corps :
faut-il les cacher ou les mettre en avant ?
La sexualité est vécue
différemment par l’homme et la femme. Le désir de l’homme
est plus physique alors que la femme a besoin d‘être
rassurée sur sa beauté, sur le fait d’être aimée. Les filles
veulent être belles aux yeux des garçons mais le risque est
de tomber dans la provocation.
Le tort des parents est de
trop protéger leurs enfants et donc de ne pas parler. De ce
fait l’enfant n’en parle pas non plus. Ils peuvent découvrir
la sexualité dans de mauvaises conditions et vivre des
expériences douloureuses.
On peut parler de sexualité
dans le groupe car nous parlons aussi de spiritualité. La
sexualité appartient à l’humanité. Nous sommes appelés à
avoir des enfants et donner la vie est une mission. Nous
devons nous préparer, nous purifier afin de permettre à des
âmes soucieuses de servir de s’incarner.
Nous concluons notre
rencontre par un temps de méditation.