Participants : Aurélie –
Claire R -
Claire B
– Estelle -
Léa -
Marion -
Paul
– Pauline
– Pierre -
Thomas
Animatrices :
Dominique
- Claire
Aujourd’hui, notre invité est
Christophe.
Planche de Marion : La
Confiance
Alors que ses parents lui
avaient demandé de rédiger une planche, Marion a préféré
jouer sur son ordinateur tout en faisant croire qu’elle
travaillait ; c’est pour cette raison qu’elle a été invitée
à réfléchir sur la notion de confiance. Elle prend
conscience qu’il s’agit d’une stratégie de fuite de sa
personnalité face à ses difficultés de réflexion.
Lorsqu’elle a menti, Marion
pensait au plaisir immédiat que lui procurait le jeu mais
elle n’envisageait pas les conséquences négatives ;
notamment la perte de confiance de ses parents vis-à-vis
d’elle. Marion réalise qu’elle a une nature impulsive et que
sa tendance est d’agir avant de réfléchir.
Définition de la confiance :
1) du latin confidere
« confier ».
2) Croyance spontanée ou
acquise en la valeur morale, affective, professionnelle...
d'une autre personne, qui fait que l'on est incapable
d'imaginer de sa part tromperie, trahison ou incompétence.
Marion a compris qu’une
planche est un travail écrit qui aide à observer ses
attitudes dans le but de favoriser une prise de conscience
et une transformation. Il est donc important d’approfondir
correctement sa planche afin de pouvoir changer
véritablement.
D’après Marion, la confiance
nous apporte :
● une relation plus stable et
plus assurée,
● certaines responsabilités,
● du courage et de l’espoir.
Le fait de mentir aux autres
occasionne un manque de confiance de leur part et peut
entraîner une perte de relation. Si les autres ne lui
faisaient pas confiance, Marion se sentirait : rejetée,
incapable, inférieure aux autres, dévalorisée. Marion se
rend compte qu’elle porte beaucoup d’attention à l’image de
soi. Elle souhaite être reconnue et aimée et pour cela peut
faire des compromis afin de ne pas être rejetée.
Marion craint de perdre la
confiance des autres et pense que cela peut être un levier
pour ne plus mentir. Elle souhaite arriver à établir de
vraies relations avec les êtres qui l’entourent.
Commentaires du groupe sur la
confiance
- Léa : avant je repoussais
toujours ce que j’avais à faire mais maintenant la chose
s’impose à moi jusqu’à ce que je la fasse. Au collège je
donne l’impression d’avoir confiance en moi alors que ce
n’est pas vrai. Je le fais pour aider les autres, pour
qu’ils voient qu’on peut avoir confiance en soi. N’est-ce
pas un mécanisme compliqué, qui peut induire chez l’autre
l’effet inverse ?
La tendance à remettre
systématiquement au lendemain quelques actions, qu’elles
soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou
non, est désigné par le terme procrastination. Le
« retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive
pas à se « mettre au travail », surtout lorsque ça ne lui
procure pas de gratification immédiate.
- Pierre : je n’ai pas trop
confiance en moi, alors que devant les autres je fais
l’orgueilleux.
- Aurélie : je cherche aussi
la reconnaissance des autres, soit en les provoquant soit en
calquant mes attitudes sur eux.
- Pauline : ma mère me dit
souvent qu’elle a de moins en moins confiance en moi car je
n’approfondis pas mon travail, particulièrement le violon,
par conséquent les résultats ne sont pas à la hauteur de ce
que mes professeurs attendent. Pauline pense qu’elle est un
peu distraite, qu’elle ne se concentre pas assez. De plus
elle fait quand même des progrès, ce qui ne l’incite pas à
faire plus d’efforts.
- Claire B., Paul et Estelle
diffèrent les tâches qui ne les intéressent pas.
Ces comportements induisent
le fait que les autres finissent par ne plus leur faire
confiance.
La confiance en soi
A la question « avez-vous
confiance en vous-même ? », les enfants ont répondu en se
référant à leurs résultats scolaires.
Leur capacité à avoir
confiance en eux est variable selon la hauteur de leurs
notes ou selon le regard que les autres enfants ou adultes
portent sur eux (parents, professeurs…). La compétition est
très présente, entre élèves ou encore entre frères et sœurs.
La qualification (ou la disqualification) n’est pas loin. Il
existe néanmoins des nuances dans les réponses apportées :
|
Léa |
A plutôt confiance en
elle car elle fait ce qu’il faut. Ce qui compte ce
ne sont pas les notes mais le fait d’apprendre. |
|
Aurélie |
Est dans la
compétition. Cela est renforcé par le fait qu’elle a
deux années d’avance et qu’elle pense que l’on
attend d’elle mieux que des autres. |
|
Pierre |
Est dans la
compétition avec ses sœurs « malgré lui », a peur du
regard des autres surtout celui de son père, se
disqualifie, a le sentiment d’être nul, perd tous
ses moyens. |
|
Marion |
Relève comme un défi
la compétition avec les autres. |
|
Claire R. |
A le sentiment d’être
nulle quand elle a de mauvaises notes. |
Conserver un complexe de
supériorité ou d’infériorité relève de l’orgueil. Le fait de
se comparer est un manque d’humilité et par conséquent une
preuve de notre orgueil, du « sentiment » de soi non
relativisé.
Les enfants se comparent
beaucoup sur leurs capacités intellectuelles, mais sur leur
capacité à aimer qu’en est-il ?
Comment être un porte
flambeau dans le monde si on se laisse emporter par les
sollicitations extérieures (pour le meilleur et le pire) ?
Nous restons dans les
interrogations suivantes : Qu’est-ce que la confiance ?
Comment avoir confiance en soi ? Quelle est cette confiance
que nous devons trouver ?
Les attitudes à transformer
Nous demandons aux enfants
quelle est la petite marche qu’il pense pouvoir franchir
prochainement pour s’élever.
Pauline : mettre en place un
rythme et s’y tenir avec plus de fermeté.
Paul : relativiser certains
désirs matériels notamment l’achat de quelques objets…
Claire B : être moins
orgueilleuse.
Marion : être moins ingérante
envers les autres.
Léa : arrêter de se moquer de
ses parents pour attirer leur attention.
Christophe : sortir de sa
bulle.
Claire R. : être plus simple,
moins superficielle.
Pierre : mettre de la volonté
dans ce qu’il doit faire.
Estelle : arrêter de parler
comme un bébé avec une petite voix.
Aurélie : arrêter d’être
provocatrice, de répondre aux adultes avec affirmation.