Bulletin no 25 du 28/06/2008
 

Accueil Remonter Groupe P P S Groupes Eveil Livres et CD Téléchargements Boutique Radio GIROLLE GSM France Autres sites Contacts Plan du site

 

 

Bulletins du groupe d'Eveil à Psychologie, la Philosophie et la Spiritualité

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement.

Ce groupe (EPPS) est le résultat de la fusion des groupes d'Eveil à la Vie (EVV) et d'Eveil à la Lumière (EVL) qui ont cheminé en parallèle jusqu'en 2007.

Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

 

 8 - 14 ans

 

  

BULLETIN N°25

Séance du 28/06/2008

 

Participants : Aurélie Claire R - Claire B – Estelle - Léa - Marion - Paul – Pauline – Pierre – Thomas

Animatrices : Corinne - Laurence

Présentation de notre invité

Nous commençons nos travaux par un temps de médiation.
L’invitée de cette rencontre est Marie.

Planche de Pierre : « La confiance »

Confiance : n.f ; : du latin confidentia d’après l’ancien français fiance « fois ». Espérance ferme, assurance de celui qui se fie à quelqu’un ou à quelque chose.

Pierre a dû réfléchir sur la confiance en raison de sa désobéissance. Il explique que ses actes sont plus souvent motivés par ses désirs que par une réflexion. Ce comportement a pour conséquence de lui faire perdre la confiance d’autrui.
La confiance améliore les relations entre les personnes mais le mensonge peut rompre ces liens car celui qui se sent trahit ressent de la tristesse ou de la colère.

Lorsque Pierre est face à une personne qui ne lui fait pas confiance, dans un premier temps, il est triste, puis, il oublie et  s’enferme dans une bulle dans laquelle il reste passif sans réfléchir, ni bouger, attendant qu’un le fasse réagir. Cet état de passivité ne contribue pas à rétablir la confiance à son égard.
Lorsque survient un désir, Pierre trahit à nouveau car, sa passivité ne lui a pas permis d’observer ses mécanismes.

Pierre pense que les autres peuvent imaginer qu’il  ne souhaite pas entretenir de relation.
Il se demande si son amour pour les autres est réel ou s’il est conditionné par leur capacité à satisfaire ses désirs.

Changer son comportement est difficile pour Pierre. S’il est fâché, il ne voit que ses défauts et ne se croit pas capable de changer.
Lorsqu’il n’agit pas conformément à ce qui lui est demandé, Pierre éprouve de la honte et une envie d’agir. Mais finalement, il s’intéresse à ses désirs dont la réalisation lui permettra de « s’échapper », tout en espérant que cela passera inaperçu.

En conclusion, Pierre exprime le désir de dépasser sa tendance au mensonge car il ne veut pas rompre la relation qui le lie aux autres.

Le vol

Pierre, Marion et Aurélie ont volé des bonbons dans plusieurs magasins.
Pierre n’en a pas parlé parce qu’il avait honte et qu’il avait arrêté. Marion avait peur de se faire réprimander et voulait avoir de bonnes relations avec ses parents.
Aurélie se sentait mal à l’aise car elle pensait que ses parents avaient une bonne image d’elle alors que, depuis un mois, elle volait.
Ce poids se faisait si lourd qu’elle décida de parler.
Depuis, les enfants ont écrit des lettres  aux commerçants et sont allés les porter en avouant leurs fautes.
Les commerçants, touchés par ce geste, ont été dans la miséricorde. L’un d’eux a raconté qu’il avait volé dans sa jeunesse.

Le besoin d’expérimentation

La société actuelle est très influente. Il y a 50 ans, les enfants étaient peu tentés de poser des actes de transgression car ils étaient davantage isolés, les distractions étaient moins nombreuses et toutes les émissions tendancieuses à la télévision étaient filtrées.
A contrario, la société actuelle donne un libre accès à toutes sortes de programme.
Les enfants sont dans le virtuel et n’ont pas la possibilité de faire la distinction entre le réel et l’imaginaire.

Récemment des jeunes ont tué car selon leur témoignage : ils voulaient « voir ce que cela faisait ». Les enfants d’aujourd’hui sont des expérimentateurs avec tous les risques que cela comporte.

Dans le groupe certains ont déjà volé quand ils étaient petits.
Paul  a volé des chewing-gums. Il a ramené au magasin avec son papa et s’est fait corriger.
Pauline a volé mais elle n’avait pas conscience de son acte.
Marie, notre invité, a volé à une camarade, lors d’un retour de voyage de Lourdes, une petite statuette de La Vierge. Constatant le désarroi de sa compagne, Marie avoua son vol. Cette expérience l’a fortement marquée et l’a définitivement dissuadée de voler.

Le désir d’expérience conduit les hommes à expérimenter les lois de l’univers. Mais,  il faut une certaine sagesse pour ne pas réaliser toutes les expériences.

La confrontation avec le réel

Comment pouvons-nous prendre conscience de la portée de nos actes ?
Les Dix commandements rappellent les lois élémentaires. Il a sans doute était nécessaire de les écrire car les hommes sont immatures. Dieu dans sa miséricorde a donné des lois pour que les hommes ne souffrent pas.

Les enfants élaborent une échelle de gravité des actes : tuer, laisser presque mort, violer, voler.
Voler est un acte qui déjà indirectement ôte la vie car il s’agit d’enlever à quelqu’un ses moyens de vivre (son pain, sa nourriture, son argent,…).
Le directeur d’une grande surface a expliqué aux enfants qu’un nombre trop important de vols peut motiver une décision de licenciement.

Une prise de conscience peut venir d’une confrontation avec des faits marquants de la réalité.
Le FI demande s’il  nécessaire que Aurélie, Pierre et Marion se rendent à l’hôtel de police.
Si quelqu’un commet un crime, le fait de demander pardon à la famille de la victime suffit-il ?
Marion reconnaît qu’il serait utile de se rendre à la police pour apprendre les peines encourues en cas de vol mais, d’autre part, elle redoute des conséquences d’une telle visite sur son casier judiciaire. En effet, avoir un casier judiciaire compromet l’accès à beaucoup de métiers : fonctionnaires, agents de sécurité, enseignants, personnel du milieu médical et de la justice,…

En étant pris sur le vif, les enfants auraient été vivement apostrophés. Comme cela n’a pas été le cas, une confrontation avec la police pourrait être utile.
Paul pense que Pierre, Marion et Aurélie devraient aller à la Police car s’ils ne le font pas, ils vont éviter la Police toute leur vie.
Pour Claire B, aller à la police devrait peut être aider les enfants à ne plus voler en raison de la peur et de la honte suscitées par cette expérience.

Le karma

Aurélie explique que le karma occasionne tôt ou tard des conséquences et qu’en avouant, elle a peut-être réduit le karma.
Récemment, Aurélie a dû rembourser une vitre cassée par une de ses camarades. Au début, elle a trouvé cela injuste, puis elle a compris que cet événement était peut-être en rapport avec son attitude.

La réaction des enfants

Les enfants sont interrogés sur leurs réactions lorsqu’ils ont appris que Pierre, Marion et Aurélie avaient volé.
La réaction de Léa vis-à-vis de vol a été ambivalente. Elle a tout d’abord été surprise mais, dans un second temps, cet étonnement fut amoindri car les enfants avaient remarqué que Pierre, Aurélie et Marion aimaient faire des actes en cachette.
Claire B, Claire R et Estelle ont été surprises.
Thomas et Paul ont trouvé cet événement choquant.
Pauline n’est pas étonnée car beaucoup de vols ont lieu à son collège.
Mais les enfants affirment que leur regard sur Pierre, Marion et Aurélie ne va pas changer et qu’ils vont toujours les aimer.

Les enfants pensent que les parents de Pierre, Marion et Aurélie peuvent avoir diverses réactions :
- être peinés en pensant qu’ils n’ont pas fait le nécessaire pour éduquer leurs enfants,
- être déçus au regard de l’effort que représente l’éducation des enfants,
- avoir honte et craindre pour leur réputation,
- être triste en pensant que leurs enfants vont souffrir.

Sont-ils des parents trop stricts ? Il est possible que leur rigueur ait suscité des réactions. Marion a peut-être voulu provoquer car ses parents s’occupaient trop de Pierre.
L’éducation se passe entre deux colonnes : rigueur et miséricorde.
Est-on capable d’osciller en souplesse de l’une à l’autre ? Pour être  un éducateur, il faut agir par amour et non par ressentiment ou par colère car les bonnes décisions ne sont jamais prises dans la colère.

La réactivité de Pierre

La fin de la séance, Pierre est dans un état que les enfants qualifient de bulle de réactivité (Claire R, Paul, Marion, Thomas), d’absence (Estelle), de passivité (Pauline).
Ce paralangage associé à la bouderie et à une certaine agressivité rappelle la réserve propre au cancer.

Le FI incite Pierre à prendre conscience de la couche dans laquelle il se réfugie et
qui l’empêche de voir son attitude et d’en sortir.
Cet état fait de la peine à Pierre et à ceux qui l’entourent.
Cependant, les  autres ne doivent pas être malheureux de cette attitude ou si Pierre ne changer, il doit s’expliquer pour que ceux qui l’entourent puissent comprendre.

Nous clôturons notre rencontre par une méditation.

Précédente Remonter Suivante

 

 

Pour toute information s'adresser à : info@girolle.org