Bulletin no 23 du 07/06/2008
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à Psychologie, la Philosophie et la Spiritualité

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement.

Ce groupe (EPPS) est le résultat de la fusion des groupes d'Eveil à la Vie (EVV) et d'Eveil à la Lumière (EVL) qui ont cheminé en parallèle jusqu'en 2007.

Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

 

 8 - 14 ans

 

  

BULLETIN N°24

Séance du 07/06/2008

 

Participants : Aurélie Claire R - Claire B – Estelle - Léa - Marion - Paul – Pauline – Pierre – Thomas

Animatrices : Claire - Dominique

Présentation de notre invité

Olivier est notre invité, du signe des Poissons ascendant Scorpion. Il a été initié à la spiritualité depuis son plus jeune âge par ses parents, André et Monique. Sa démarche s’est appuyée dans un premier temps sur la foi catholique, avec l’idée sous-jacente d’élargissement, d’acceptation des différences. Il a évolué parallèlement dans différents contextes : un groupe de catéchisme et un groupe de jeunes Rosicruciens. Ce dernier fonctionnait de façon similaire au groupe d’Eveil : lecture de texte, analyse de thèmes relevant du domaine psychologique et spirituel, développement des différentes vertus de l’âme. Ses parents fréquentant régulièrement des groupes ésotériques, Olivier a été habitué très tôt à mettre un rythme dans sa vie. Cela a contribué à développer sa foi et le désir de mieux comprendre la démarche. Olivier a conscience que ce n’est pas forcément cela qui fait de lui un disciple car le disciple doit se déterminer par lui-même. Ce qu’il a vécu favorise le développement du disciple mais celui-ci, par la suite, doit alimenter lui-même l’impulsion qu’il a reçu. La crise d’adolescence n’a pas entraîné chez Olivier de rupture dans sa démarche car il a été suffisamment préparé par ses parents à dépasser cette étape. Les concepts reçus ont été comme une colonne vertébrale suffisamment forte pour le maintenir debout et l’aider à résister à certains désirs. Olivier a accepté de vivre une différence, malgré la solitude qu’il a pu ressentir. Il est entré à 16 ans dans le groupe d’adultes, a continué ses études en école d’ingénieur, puis il est parti travailler à Paris tout en préservant sa démarche. Il partage maintenant sa vie avec Claire. De retour à Bordeaux afin de concilier vie de famille et vie spirituelle, il espère être suffisamment fort pour aligner son activité professionnelle sur la dynamique de l’âme. Oliver aspire à servir, à être à l’écoute des autres, ce qui l’encouragerait à se réorienter et à choisir le métier de psychologue, choix relié à l’intériorité et à l’aspiration.

Le mariage de Paul et Aurélie

Nous demandons aux enfants quelles étaient leurs intentions lorsqu’ils ont voulu, « par jeu », marier Paul et Aurélie lors de la rencontre précédente.

- Léa : l’idée de marier Paul et Aurélie nous est venue spontanément. Nous sommes heureux d’être ensemble les samedi après-midi, ce qui provoque en nous des émotions. Nous n’avons pas réfléchi aux conséquences de ce jeu, pensant simplement à la beauté qui en découlerait. C’était romantique.

- Marion : j’étais heureuse à cette idée car je pouvais vivre au travers d’Aurélie et Paul une joie que je ne peux vivre encore par moi-même.

- Pierre : j’avais des réserves car je les trouve trop grand pour jouer à ce jeu. C’était plutôt une idée des filles.

Les autres enfants n’ont pas été vraiment initiateurs du projet, mais ils ont accepté d’y contribuer avec une certaine joie.

Il ne faut pas que Paul et Aurélie soient ensemble pour faire plaisir aux autres. Ils doivent être libres de se choisir mutuellement. Notre regard ne doit pas amplifier leur émotion ni peser sur eux, les enchainant dans une relation qu’ils regretteront peut-être un jour.

Comment nait un sentiment amoureux ?

Pour Marion, le fait qu’un garçon soit mignon physiquement, intelligent et gentil suscite en elle un sentiment amoureux.

Léa pense qu’elle aime plus l’idée d’être amoureuse que le garçon lui-même.

Comment choisir un compagnon/une compagne ?

 

  Critères
Pauline - qu’il s’intéresse au travail de groupe

- stable, sérieux

Paul - intelligente

- gentille

- qu’elle s’intéresse à la démarche

- pas hystérique

Claire B. - qu’il s’intéresse au groupe

- posé, stable

- compréhension mutuelle

Marion - qu’il s’intéresse à la démarche

- stable dans la vie de couple

- affronte les difficultés

- cherche des solutions aux problèmes

- fasse des efforts

- remise en question de ses comportements et désirs

Thomas - qu’on puisse parler de nos problèmes

- s’écouter, se soutenir

Léa - que l’on soit honnête l’un envers l’autre

- compréhension, écoute mutuelle

- analyse de nos comportements

- suivre la même direction

- valeurs communes (tolérance, capacité à aimer…)

Claire R. - qu’il ne rejette pas la spiritualité

- fasse une analyse, travail sur sa personnalité

Pierre - qu’elle fasse une analyse et un travail spirituel

- valeurs communes, mêmes goûts

- remise en question de la personnalité

Estelle - qu’il s’intéresse à la spiritualité

- compréhension mutuelle

Aurélie - qu’il s’intéresse à la démarche

- valeurs mutuelles, cheminement commun

- analyse, échange

 

Pauline constate que chaque fois qu’elle est tombée amoureuse d’un garçon, il était très éloigné de ses critères. Elle s’intéresse surtout aux garçons extravertis car elle a remarqué que cela l’aidait à être plus expansive.

En général, les enfants mettent en place des critères de choix d’un compagnon ou d’une compagne qui ait les mêmes centres d’intérêts qu’eux à un instant « t ». Il est cependant souhaitable de se projeter dans l’avenir. Les critères permettent de choisir un compagnon qui puisse nous accompagner tout au long de notre vie dans une direction commune, et permettre ainsi à nos futurs enfants de grandir dans un foyer stable et porteur de valeurs élévatrices.

Signification du mot hystérique

Relatif à l’hystérie : du grec hustera, utérus. Névrose caractérisée par un type de personnalité pathologique (théâtralisme, besoin de séduire…).

Pourquoi cette association entre les mots hystérie et utérus ? Cela relève-t-il du médical ou du psychologique ? Est-ce qu’une femme peut être plus hystérique qu’un homme ?

Il semblerait que les structures physiologiques de la femme déclenchent des hormones qui la rendent plus émotives et sensibles, passant d’une humeur à une autre (énervement, irritation, émotivité…) selon certains cycles.

Et dans dix ans ?

Pouvons-nous répondre par oui ou non à la question : Serons-nous encore dans le groupe d’ici dix ans ? Les enfants répondent spontanément qu’ils s’intéresseront encore à la spiritualité dans dix ans. Pouvons-nous en être certains ? Une réponse plus juste et prudente ne serait-elle pas de dire : J’espère m’intéresser à la démarche dans 10 ans encore.

Nous demandons à notre invité de conclure notre rencontre. Olivier relève le fait que les enfants jusqu’à un certain âge ont peu de critères et tombent facilement amoureux. Pourquoi mettre en place des critères ? S’il n’y a pas de réflexion sur le choix du compagnon, s’il n’y a pas de critères, la mésentente, les conflits et peut-être une séparation seront vécues par le couple. Les critères peuvent être vécus comme une contrainte mais à long terme c’est pour notre bonheur.

 

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