Participants :
Aurélie –
Claire R -
Claire B
– Estelle -
Léa -
Marion -
Paul
– Pauline
– Pierre
– Thomas
Animatrices : Corinne-
Laurence
Présentation de l’invité
Michèle est du signe des
gémeaux ascendant cancer. Son ascendant a été déterminé en
raison de son émotivité et de son attachement à la famille.
Michèle a été élevée dans une
famille chrétienne. A seize ans, en classe de seconde, elle
fut enceinte et se maria. Elle a eu trois enfants avant de
divorcer.
Puis, elle rencontra Henri
avec lequel elle fonda une famille composée de ses trois
enfants et des deux enfants d’Henri.
Après avoir repris des études
et obtenu une maîtrise en droit, Michèle s’interrogeait sur
son avenir professionnel. Cherchant une assistante pour
l’aider à s’orienter, elle téléphona à GIROLLE et rencontra
Bernard puis André.
Henri et Michèle ont intégré
le groupe en 1987. En 1994, il sont partis pour dix années à
Paris tout en continuant le travail des entretiens et en
2004, ils reprirent la démarche de groupe.
Léa demande à Michèle ce que
pensaient ses parents de son mariage précoce ?
La mère de Michèle
n’acceptait pas la situation et lui demanda de partir.
Michèle en ressentit une souffrance accrue par la dureté des
mots prononcés par sa mère. Pendant vingt ans, le travail
d’analyse avec André lui a permis de surmonter cette
difficulté. Ainsi, Michèle a pu retrouver sa mère et faire
la paix avec elle.
Elle a pu comprendre que sa
mère avait elle aussi rencontré des difficultés et que
l’image était très importante pour elle. Or, elle n’était
pas « la fille parfaite ».
Marion désire connaître les
motivations qui ont décidé Michèle à rencontrer André et si
elle se posait des questions sur la vie.
Après six ans d’études à
l’université, Michèle ne savait pas quel métier choisir.
Henri ne souhaitait pas qu’elle travaille mais les enfants
étaient grands et une nouvelle étape devait être amorcée.
Michèle avait deux
grands-mères chrétiennes avec lesquelles dans son enfance,
elle partageait les mêmes convictions spirituelles.
Le mariage s’accompagna d’une
coupure sur ce plan. Michèle se sentait rejetée mais lorsque
l’analyse lui permit, a posteriori, de comprendre qu’en
fait, elle avait fait elle-même un rejet, elle pu reprendre
avec André ce chemin spirituel laissé momentanément de côté.
Aujourd’hui, c’est avec bonheur que Michèle continue de
travailler dans ce sens.
Travail sur les symboles du groupe EPPS
Le FI rappelle qu’il est
important que tous les enfants s’entendent sur les symboles
retenus. Ces symboles doivent être évocateurs pour chacun
d’eux et leur correspondre totalement. Les symboles choisis
doivent être le fruit d’un consensus.
Au cours de la séance, les
enfants se sont exprimés sur les symboles de l’eau, de la
lumière, de l’amour et de la croix.
La lumière
Les images évoquées par les
enfants sont : une étoile, un soleil, un fond étoilé, une
bougie.
Le symbole de la bougie est
associé au Frère Délégué. Le FD a sur son aube les dessins
de clés et d’une bougie. Il est comme un berger qui est
responsable de ses frères. Il est l’intermédiaire entre le
groupe et la chambre haute et il nous apporte un peu de la
lumière du FI.
La bougie est la promesse
d’une lumière plus grande. On pressent le soleil. La bougie
est associée à l’aspirant disciple.
Le soleil est associé au
sommet de la montagne et à la 3ème initiation. Il représente
le soleil spirituel central.
Pierre : Le soleil représente
la vie, il illumine tout. Sa lumière est plus grande que
celle de la bougie.
Marion : Lorsque nous
empruntons un chemin sombre, nous avons besoin de lumière.
C’est grâce à une bougie que l’on peut trouver le soleil.
Aurélie : Nous allumons une
bougie dans le groupe. Cette bougie peut représenter l’âme
du groupe.
Pauline et Estelle : La
bougie représente notre travail.
Claire B : Nous allumons la
bougie toutes les quinzaines.
Claire R: La bougie nous
éclaire.
Pierre : La lumière de la
bougie se transmet des uns aux autres.
Pauline : La lumière nous
prépare et nous fait voir le chemin.
Amour - Ouverture du cœur
Les images évoquées par les
enfants sont : un lotus ouvert, le lilas, un paysage avec
une cascade, une colombe, les membres du groupe cheminant
vers la montagne.
Le FI rappelle la capacité du
lotus à montrer la beauté alors que ce végétal prend racine
dans une matière vaseuse.
Les voyants qui percevaient
les chakras pensaient au lotus car leurs rayonnements
ressemblent à ses pétales de cette fleur.
Dans la méditation du maître
dans le cœur, le lotus du cœur s’ouvre et se tourne vers le
soleil.
Aurélie : Un lotus qui
irradie la lumière et l’amour est comme un cœur ouvert vers
les autres.
Marion : Le lotus est une
ouverture et la colombe est un messager associé à la paix.
Thomas : Le Lotus s’apparente
au groupe qui commence à s’ouvrir vers la lumière.
Pierre : Une fleur qui arrive
à pousser dans la vase est un phénomène beau en lui-même.
Pauline : Le lotus évoque le
dépassement de la personnalité d’où le beau peut émerger.
La cascade ou le lac
Comme le lotus, cité
précédemment, l’eau renvoie à la beauté de la nature.
Le FI invite les jeunes
frères à examiner toutes les formes de l’eau : l’eau en
mouvement, l’eau pure, l’eau qui croupie... Il faut
distinguer entre les représentations subjectives et la
réalité.
La cascade a été mentionnée
pour évoquer la paix mais pourrions-nous méditer au bord des
chutes du Niagara ?
Cependant, au centre de tous
tourbillons, au cœur de la tempête, du feu ou d’une cascade
existe un point de paix. Si nous sommes confrontés à ces
phénomènes, nous devons trouver ce centre.
L’eau symbolise la
purification et l’afflux d’énergie.
La cascade évoque les eaux
supérieures qui sont ressenties comme une pluie
rafraîchissante au cours de la méditation.
Les énergies montent en nous
comme si elles naissaient au sommet du crâne pour s’élever
au-dessus de la tête puis retombent comme un douche fraîche.
Cette sensation provoque un sentiment merveilleux.
De même, l’eau d’une source
est un rafraîchissement en été. Dans la société actuelle,
dans tous les milieux et, en particulier, l’école,
l’excitation et l’énervement étant permanents, ce type de
rafraîchissement est un bien être exceptionnel.
Chacun exprime son point de
vue sur les pensées qu’il associe à l’eau.
Léa : Le lac est plus
apaisant que la cascade et, en conséquence, plus en rapport
avec le groupe.
Pauline : La
cascade représente une eau qui tombe alors que nous
cherchons à nous élever.
Paul : La cascade, très
bruyante, ne présente pas un cadre apaisant.
Michèle : La cascade n’apaise
pas alors que la rivière qui coule en « chantant » crée un
climat de calme.
Pierre : L’écoulement d’une
source pourrait associer le calme et le flux d’énergie.
Claire B : Une source
naissante pourrait représenter le groupe.
Aurélie : L’eau en mouvement
renouvelle et libère la personnalité de ses défauts.
La croix
Le FI rappelle que le symbole
n’est pas une représentation d’un élément naturel mais qu’il
a été créé par l’homme.
Pierre : en montagne, nous
rencontrons des monticules de pierre surmontés d’une croix.
Léa : La croix du Christ est
un symbole religieux.
Thomas : La croix évoque la
spiritualité.
Pauline : La croix est
associée à la mort et à la souffrance.
Léa : La croix rappelle la
crucifixion
Le FI explique que lorsque
nous voyons le symbole composé d’une rose, représentant
l’âme qui s’épanouie dans la croix, nous ne pensons pas à la
souffrance car cette image permet de la transcender. A
travers la croix, la rose s’épanouie ; Le processus
d’incarnation et d’épreuves est pris en compte mais le
résultat rendu visible est magnifique.
A un certain stade du
processus d’initiation, la croix commence à rayonner. Le
symbole porté par le FI, une croix surmontée d’un cercle
entouré de rayon illustre cette transformation.
Mise en forme des symboles
Pourrait-il y avoir une
composition qui rassemble tous les symboles en les
rassemblant dans un espace agencé et réaliste ?
Par exemple, à partir d’un
dessin de Pauline représenter un groupe qui chemine et
regarde une croix.
Les enfants proposent des
associations.
Marion : Une cascade avec une
bougie et un lotus.
Léa : Une montagne avec un
sentier qui se poursuit sur un pont qui enjambe l’eau.
Paul : Un petit ruisseau avec
oiseaux qui chantent ou un passage sous une cascade.
Aurélie : Un sentier bordé
d’épines.
Le FI explique que la
cascade, la montagne ou les épines peuvent signifier un
danger. Nous pouvons ainsi associer ces symboles à notre
cheminement qui n’est pas sans risque et peut s’avérer
parfois douloureux.
Ils laissent apparaître la
nécessité d’acquérir l’adresse nécessaire pour surmonter les
obstacles et d’être vigilant face aux risques de chutes et
de souffrance.
Le FI suggère d’associer une
musique douce, agréable, joviale aux symboles graphiques.
Pauline propose d’inscrire le
texte en filigrane sur un paysage de fond.
Le FI conclu en nous faisant
remarquer que lorsque nous nous sommes exprimés sur la
symbolique nous étions dilatés et calmes.
Nous terminons notre
rencontre par un temps de méditation.