Bulletin no 21 du 26/04/2008
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à Psychologie, la Philosophie et la Spiritualité

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement.

Ce groupe (EPPS) est le résultat de la fusion des groupes d'Eveil à la Vie (EVV) et d'Eveil à la Lumière (EVL) qui ont cheminé en parallèle jusqu'en 2007.

Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

 

 8 - 14 ans

 

  

BULLETIN N°21

Séance du 26/04/2008

 

Participants : Alveen - Aurélie Claire R - Claire B – Estelle - Léa - Marion - Paul – Pauline – Pierre – Thomas

Animatrices : Dominique- Laurence

 

Présentation de notre invité

Après avoir médité, notre invité, Sylvie, se présente au groupe. Du signe du Lion ascendant Verseau, elle travaille dans le groupe PPS depuis presque 10 ans. Sylvie a commencé à se poser des questions « existentielles » peu après la naissance de son enfant. Elle s’est s’intéressée à l’astrologie humaniste, puis au yoga, enfin aux massages. Passant de « méthodes » en « méthodes », et n’étant toujours pas satisfaite, elle a continué de chercher. Son intérêt s’est alors porté, suite à une conférence sur la psychothérapie, sur la pratique de psychothérapeute, ce qui l’a conduit à 4 années de formation. Puis Sylvie a participé à des réunions de groupe abordant un travail sur soi. Cela lui a permis de comprendre qu’il fallait écouter ce qu’il y a en nous. Puis elle a travaillé avec un médecin sur les messages implicites (ce qui se cache derrière nos propos), comprenant que, quand elle avait à formuler une demande, elle ne l’exprimait pas explicitement. Toutes ces techniques et approches la laissant insatisfaites, et nourrissant en plus sa personnalité, Sylvie à quitter ce réseau au sein duquel l’Amour n’était pas la note clé. Elle a alors beaucoup prié et a demandé à découvrir l’amour. Sa rencontre avec Alain D.  l’a conduite vers André et le groupe Girolle. Elle a su qu’elle avait enfin trouvé ce qu’elle cherchait depuis longtemps. Depuis, Sylvie a vécu des moments de doute, des breaks, mais elle est toujours revenue dans le groupe. Prier et être dans l’amour lui a permis de supporter les épreuves car elle est tournée vers Dieu.

Le parcours qui nous conduit au Groupe

Ce témoignage nous indique ce qui est essentiel dans la vie.

Léa constate que presque tous les visiteurs ont exprimé leurs errances et leurs recherches avant de trouver le groupe alors qu’eux, les enfants, y sont depuis tout petit.

Dans notre groupe, les adultes qui ont commencé leur démarche à 20, 30, 40 ans ou plus sont remarquables car ils n’étaient pas forcément portés par leur famille dès leur plus jeune âge. C’est leur aspiration qui leur a fait faire des rencontres et prendre un chemin au bon moment.

Nous apprenons à devenir progressivement une lumière pour les autres, qui recherchent notre présence et notre écoute. Nous transmettons l’énergie du groupe, son équilibre, sa force et sa diversité.

Sylvie demande aux enfants s’ils sont là par choix personnel ou par décision de leurs parents ?

Tous les enfants disent que la présence de leurs parents ou grands-parents les ont conduit « naturellement » au sein des groupes d’éveil. Puis ils ont constaté qu’ils avaient envie de revenir, d’apprendre, qu’ils se déterminaient par eux-mêmes. Si les parents présentent à leurs enfants un enseignement porteur de vérité, de beauté et de bonté, il y a peu de raison pour que les enfants s’en détournent.

Parfois Marion  se demande pourquoi elle est là, surtout quand elle observe ses camarades, mais elle a compris que sans le groupe, elle ne serait pas dans la joie.

Pierre reconnaît qu’au début de sa participation au sein du groupe, il ne comprenait pas grand chose, puis peu à peu son intérêt s’est éveillé. Il constate aussi son attachement affectif envers le groupe.

Planche de Léa : le choix

Léa reconnaît sa difficulté à faire un choix dans de nombreuses circonstances. Elle met au même niveau les deux possibilités qui s’offrent à elle et, quel que soit son choix, elle éprouve des regrets. Cela se complique lorsqu’il y a des enjeux affectifs. Elle sait ce qu’elle souhaite au fond d’elle-même mais elle se demande si les autres attendent d’elle la même chose. Elle cherche à faire le meilleur choix pour récupérer encore plus d’amour. De ce fait, elle n’est pas libre, se bloque, et met de plus en plus de temps à prendre une décision. Elle attend parfois que les autres la prennent à sa place, tout en sachant que cela ne lui permet pas de grandir ni de prendre des responsabilités. Sa composante Lion/Balance la fait osciller entre exigence affective et indécision. Elle a eu beau peser les avantages et les inconvénients d’une situation qui nécessite un choix, Léa sait qu’elle doit relativiser ses affects et ne plus choisir en fonction de ce que sa personnalité pourrait récupérer dans sa relation avec l’autre.

Réflexions sur le choix

Léa reconnaît qu’elle ne choisit pas plus facilement qu’avant, mais elle comprend mieux ses mécanismes. Elle a pu parlé avec sa sœur et son père de ses attentes affectives et des regrets qu’elle a éprouvé quand elle a vu qu’elle n’avait aucun retour des autres. De cette discussion, elle a compris que sa décision de rester à la maison avait fait plaisir à sa sœur.

Nous observons dans la problématique de Léa un mécanisme du lion : faire plaisir aux autres, devancer leurs désirs.

Sylvie se reconnaît totalement dans cette attitude qui consiste à faire tellement pour les autres qu’elle n’a plus de temps pour elle. Elle râle, le reproche aux autres, alors qu’ils ne lui ont rien demandé. Sylvie n’a pas été aimé par sa mère, et a cherché toute sa vie à être aimé des autres en se dévouant, et parfois en s’ingérant dans leurs affaires, faisant à leur place ce qu’ils pouvaient faire eux-mêmes.

 Le choix du disciple

Est-ce qu’un disciple choisi ? Le disciple fait d’abord ce qu’il a à faire. Il hiérarchise toute chose, donc il n’a pas vraiment de choix à faire. Prendre une décision n’est plus un problème, tout s’enchaîne en fonction des priorités qu’il a établi. Il est parfois difficile pour l’extérieur de comprendre que le disciple est libre et en même temps qu’il s’oriente fermement dans une direction.

Marion exprime qu’elle se sent rejetée quand, croyant faire plaisir à l’autre, ce dernier n’éprouve aucune joie particulière.

La critique

 Les enfants s’expriment sur leurs attitudes à l’école qui consistent trop souvent à participer à des critiques, à constituer des clans, à rejeter tantôt l’un, tantôt l’autre pour faire plaisir à un autre encore. Attention aux alliances et à sa contrepartie : la mésalliance, la critique, la traîtrise.

Si cette attitude n’est pas corrigée très tôt, elle se retrouve dans le monde professionnel, et devient coutumière dans toutes nos relations. N’ayons pas peur d’être critiqué et incompris lorsque nous ne prenons pas partie. Nous pouvons aussi inspirer autour de nous une critique constructive et positive.

Lecture de l’initié

Début du chapitre 12 jusqu’à : « … et celle-ci implique un grand retard spirituel, voire, parfois, une faillite définitive. »

Antonius et Cyanara pratiquent la grande Science sous l’œil de l’ermite Petrius. Tous deux deviennent plus sain et plus beau, troublant Antonius qui commence à regarder Cyanara différemment. Il pense que son guide désapprouverait toute forme de passion mais il ne peut abandonner Cyanara à son sort. Lors d’une promenade dans le voisinage, tous deux s’arrêtent dans une auberge pour se restaurer. Saisissant la conversation des autres convives présents dans la salle, ils entendent des critiques formulées à l’égard de Petrius et d’eux-mêmes. Ils gardent pour eux le malaise et le doute insinués par ces propos diffamants.

Antonius se confie à son guide au sujet de l’attraction qu’il éprouve pour Cyanara. Il se demande si la meilleure solution ne serait pas de s’éloigner d’elle. Petrius lui dit qu’en effet ce serait une solution mais qu’il y a mieux à faire : ne plus penser à cette histoire, car c’est en y pensant qu’il alimentera son désir. L’esprit est créateur, et ce à quoi un homme pense il le suscite tôt ou tard. Les paroles du guide plongèrent encore plus Antonius dans le doute, ce qui le faisait osciller d’un extrême à un autre.

Le lendemain, Antonius décide de rapporter à son Maître les propos calomnieux entendus à l’auberge. Quand il eut fini, celui-ci lui sourit d’une façon telle qu’Antonius regretta immédiatement ses pensées. « Mon frère, dit Petrius, les ignorants expliquent toute chose selon la mesure de leur ignorance ; et s'ils sont, en outre, méchants, leurs interprétations seront méchantes aussi. » Le Guide lui explique que dès que la lumière d’un disciple s’accroît, il devient la cible des Frères noirs qui veulent le détourner de son but qui est de devenir une force pour le bien. Ainsi Antonius et Cyanara ont été mis à l’épreuve et leur foi éprouvée afin de pouvoir saisir des vérités encore plus grandes. Trois attitudes sont possibles devant une épreuve de ce type : ne jamais douter (c’est la seule juste), douter de ses propres doutes (c’est qu’a fait Antonius), s’abandonner aux doutes (source de retard spirituel).

Nous nous séparons après avoir prié.

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Pour toute information s'adresser à : info@girolle.org