Participants :
Alveen -
Aurélie –
Claire R -
Claire B
– Estelle -
Léa -
Marion -
Paul
– Pauline
– Pierre
– Thomas
Animatrices :
Claire
- Corinne
Nous commençons notre
rencontre par un temps de méditation intitulée « le soleil
rayonnant de l’âme » et « la Lumière ».
Présentation de l’invité
Philippe est Capricorne
ascendant Lion. Il a 36 ans. Il est marié et est père de
trois enfants : Pierre, Marion et Aurélie qui participent au
groupe EPPS.
Philippe a commencé la
démarche spirituelle depuis tout petit. Ses parents
faisaient partie de l'ordre rosicrucien et martiniste.
Dès l'âge de 7 ans, il
faisait partie des éclaireurs, puis des porte-flambeaux, et
des croisés. Il recevait des « monographies », des petits
livrets qui le faisaient réfléchir sur la spiritualité. Il a
fait le catéchisme et a été enfant de chœur.
Philippe avait l'impression
de ne pas pouvoir partager sa foi en la réincarnation, son
approche spirituelle… et ressentait une certaine solitude
vis-à-vis de ses camarades d'école.
A l'âge de 14 ans, il a
participé à un groupe de réflexion et d’étude sur les thèmes
de la psychologie, l’astrologie, animé par son père.
Il a ensuite, à l’âge de 17
ans, participé à un autre groupe d’adolescents qui se
réunissaient pour aborder des problématiques psychologiques.
Le groupe PPS des adultes a
commencé en 1989 et Philippe y est entré à l'âge de 17 ans
et demi.
A 20 ans Philippe a animé un
groupe de jeunes de 14 ans pendant presque 2 ans.
Philippe se sent très
chanceux d'avoir commencé très tôt une démarche spirituelle
et a l'impression de ne pas avoir beaucoup perdu de temps.
Il voit qu'il est très long de se transformer et qu'il n'a
pas encore atteint ce à quoi il aspirait. Il faut de la
patience, de la constance qui sont de belles vertus à
développer.
Il a déjà fait deux pauses
sans venir au groupe : une pendant 2 ou 3 mois pour des
motifs de crise personnelle et une autre en tant que parents
par ce que ces trois enfants étaient eux-mêmes en pause. En
tant que militaire, il a fait des « breaks » non souhaités
lorsqu’ils partaient en mission à l’étranger. Cela lui a
permis de ressentir la nécessité d'un groupe.
Planche d’Aurélie : je suis désordonnée et négligente.
Définition de "désordonnée" :
Dictionnaire :
1. troubler l’ordre de
quelque chose.
2. Rompre un ordre de marche.
3. Vivre dans un désordre
croissant.
Définition d’Aurélie : Quand
on est désordonné, on ne fait pas attention à ses affaires,
à ce qu’on en fait… Cette attitude est négligente.
Définition de négligence :
Dictionnaire :
1. Attitude de celui qui fait
les choses avec moins de soin, d'attention ou d'intérêt
qu'il n'est nécessaire ou qu'il n'est souhaitable.
2. Attitude de celui qui
cherche à faire les choses avec moins de soin, d'attention
ou d'intérêt qu'il ne paraît nécessaire, dans un souci
d'élégance.
3. Acte qui témoigne que son
auteur a manqué du soin, de l'attention, de l'intérêt
normalement attendu.
4. Trace, manifestation de
négligence.
Définition d’Aurélie : La
négligence est l’attitude qui consiste à ne pas faire
attention à ce que l’on fait, à bâcler…La négligence mène au
désordre. La négligence peut aussi être liée à la
flemmardise.
Aurélie a tendance à être
désordonnée et négligente vis de ses affaires et de celles
des autres. Il en résulte que les autres ne peuvent pas lui
faire confiance et lui confier des responsabilités.
Aurélie explique qu’elle a un
postulat qui lui fait dire : « si je perds certaines
affaires, on va m’en racheter. » Ce postulat relatif au
confort l’empêche de changer.
Elle comprend qu’il s’agit
d’une réaction du petit moi qui ne pense qu’à lui.
Plus elle écoute sa
personnalité, plus elle l’alimente, et plus elle s’éloigne
de la raison et de l’Ame. Pour sortir de ce cercle vicieux,
elle pense qu’elle doit « enlever les habitudes qui se sont
mises en place et les remplacer par de belles qualités ».
Aurélie alterne entre deux
attitudes extrêmes :
-
Soit elle pense qu’elle est nulle et se décourage. Elle
tombe alors dans un complexe d’infériorité.
-
Soit elle pense qu’elle est plus forte que les autres,
qu’elle en sait plus qu’eux, elle ressent alors un sentiment
de supériorité et adoptent des attitudes provocatrices.
Elle fait des « zig-zag »
entre ces deux attitudes et a du mal a trouvé le chemin du
milieu, la juste attitude de l’Ame. La personnalité veut
faire ce qu’elle veut sans se soucier des conséquences. Sa
personnalité agit comme un bélier qui veut provoquer,
embêter mais qui ne réfléchit pas aux conséquences de ses
actes.
Aurélie a réalisé que tant
qu’elle ne prendra pas conscience des conséquences, elle ne
pourra pas servir et prendre de responsabilités.
La notion d’ordre
Cette planche a permis à
Aurélie de prendre conscience des mécanismes qui sont
sources de son désordre et de sa négligence.
Marion n’a pas le même cercle
vicieux mais a également du mal à en sortir. Elle est plutôt
de nature maniaque. Les objets doivent être rangés à place
spécifique sinon Marion ne se sent pas bien. Le bazar la
gène beaucoup et lui donne envie de ranger. Elle a
l’impression de ne pas être efficace si elle est entourée de
désordre.
Pourquoi Marion aime ranger
ses affaires et celles des autres ?
-
Elle ressent du plaisir à ranger parce que cela évoque la
beauté.
-
Le frère et la sœur de Marion contrairement à elle sont
plutôt négligents. Marion peut penser qu’il s’agit d’un
domaine dans lequel elle peut se différencier et avoir une
bonne image.
-
Le fait de ranger peut également lui donner l’impression de
pouvoir sur les objets.
-
Marion met de l’ordre à l’extérieur parce qu’elle a des
difficultés à mettre de m’ordre à l’intérieur. La manie du
rangement correspond à un besoin de ranger les choses dans
sa tête, à un besoin de sécurité.
Qui dans le groupe est plutôt désordonné ou ordonné ?
-
Désordonnés et négligents : Aurélie, Estelle, Pierre, Alveen,
Claire B, Pauline.
Pauline est plutôt maniaque
lorsqu’il s’agit de classer des documents dans son
ordinateur alors que sa chambre est très mal rangée.
Claire B. Le bazar ne la gêne
pas si cela concerne ses propres affaires. Elle fait plus
attention aux affaires des autres par respect. Claire craint
peut-être aussi de ne plus être aimée si elle ne respecte
pas les affaires des autres. Sa personnalité adopte ce
mécanisme pour avoir une bonne image.
Estelle aime bien quand c’est
rangé mais elle n’aime pas le faire.
-
Ordonnés et maniaques : Claire R., Marion, Paul, Léa.
Paul a des principes : "il
faut que tout soit bien ordonné ; il faut que ce soit comme
ceci ».
La négligence peut être un
manque de conscience et/ou un manque de volonté.
Ainsi nous voudrions de
l’ordre mais sans faire des efforts ce qui n’est pas
possible. Nous constatons qu’il est plus facile de mettre en
désordre que de ranger. L’ordre demande un acte
d’intelligence car chaque objet doit être rangé selon sa
fonction afin d’être opérationnel immédiatement. Un lit
démonté, des chaises empilées, une table pliée…renvoient
l'idée de désordre car les objets ne sont pas opérationnels.
Mettre de l'ordre est associé
à l'effort. Il faut réfléchir, faire un acte d'intelligence.
L'intelligence est l'art d'établir des relations entre les
êtres et les choses. Au fur et à mesure que l'intelligence
évolue, on devient de plus en plus capable d'établir une
infinité de relations entre deux choses.
On range les objets en
fonction de la beauté, de leur utilisation, de leur relation
avec d'autres objets.
Les enfants formulent les
mots qui leur viennent à l’esprit lorsqu’ils pensent à
l’ordre :
-
rituel,
-
organisation,
-
rangement,
-
hiérarchie,
-
beauté,
-
harmonie,
-
intelligence,
-
union
L'Univers est-il en ordre ?
Les étoiles sont peut-être
dispersées dans le ciel mais il est associé à un
ordonnancement.
L'appréciation de l'ordre qui
est très subjective. Elle dépend de l'éducation, du signe,
de divers critères… Par exemple : une femme aveugle vivant
dans un empilement indescriptible d’affaires peut penser que
tout est ordonné pour elle car elle sait où se trouve chaque
chose. Alors qu’un autre n’y verra que du bazar.
Dans le groupe, le rituel est
associé à la beauté, à l'ordre dans l'espace, à l'harmonie.
Alveen explique qu’il
souhaite faire un break pour savoir s'il veut continuer le
groupe. Nous penserons bien fort à Alveen que nous aimons et
lui souhaitons une bonne réflexion.
Nous terminons notre
rencontre par un moment de méditation.