Bulletin no 18 du 15/03/2008
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à Psychologie, la Philosophie et la Spiritualité

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement.

Ce groupe (EPPS) est le résultat de la fusion des groupes d'Eveil à la Vie (EVV) et d'Eveil à la Lumière (EVL) qui ont cheminé en parallèle jusqu'en 2007.

Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

 

 8 - 14 ans

 

  

BULLETIN N°18

Séance du 15/03/2008

 

Participants : Alveen - Aurélie Claire R - Claire B – Estelle - Léa - Marion - Paul – Pauline – Pierre – Thomas

Animatrices : Claire - Corinne

Présentation de l’invité

Simone fait partie du groupe des adultes depuis 1994.

Au début de sa démarche, Simone recherchait un confort psychologique, une meilleure qualité de vie. Elle souhaitait vivre une fraternité. Elle ne percevait pas la spiritualité comme aujourd'hui. Simone a pris conscience que le groupe véhiculait des énergies transformatrices. Ces énergies supérieures pénètrent nos pensées, nos émotions et se traduisent dans nos actes.

Au travers de sa fonction de déléguée des parents, elle veille à ce que les enfants vivent les meilleures conditions pour développer ces énergies et élargir leur conscience.

Planche de Paul : "faire son devoir"

Un devoir, du latin « debere », est une obligation morale, que l’on accepte d’accomplir. Paul a conscience qu’il ne fait pas suffisamment d’efforts dans son quotidien. Il en fait le minimum pour faire « ses devoirs, pour se tenir à table, pour méditer, pour les tâches de la vie familiale, pour dire bonjour… ». Lorsque Paul est frustré dans ses désirs et qu’on lui demande de se dépasser cela suscite chez lui de la colère. Il pense alors que les autres ont tort. Il a constaté que la colère résultait d’une idée fixe, d’un désir contrarié. Ses désirs, ses émotions, l’empêchent de faire son devoir car il dépense trop d’énergie sur le plan émotionnel et physique au lieu de l’utiliser pour réfléchir et être raisonnable.

Paul pense que s’il accomplit plus souvent son devoir cela fera plaisir à ses parents et que s’il travaille mieux à l’école il pourra avoir un beau métier plus tard.

Paul termine sa planche par la phrase suivante extraite du livre « Fraternite » de l’Agni Yoga : 155. « la réalisation consciente du devoir suggère la juste utilisation de l’énergie. »

Qu’est-ce qu’un beau métier ?

Paul pense qu’un beau métier permet d’aider les autres. Nous nous rendons compte que toutes les fonctions sont indispensables dans une société. Par exemple, la personne qui ramasse les poubelles est utile à la collectivité. Pourquoi les enfants rêvent-ils plus souvent d’être « pompier » que d’être « éboueur » ? Un beau métier dans l'esprit d'un enfant est associé à une position honorifique. Le fait d’être pompier valorise plus notre personnalité en quête de reconnaissance.

Qu'est-ce que la réalisation consciente du devoir ?

-          Conscientiser que l'on accomplit son devoir

-          Réaliser ce qu'est notre devoir

-          Prendre conscience du but à atteindre et en fonction de ce but gérer l'énergie de manière judicieuse. En effet, l'énergie n'est pas inépuisable, elle est comme un réservoir d'essence qu'il faut utiliser à propos. Si nous utilisons notre énergie n'importe comment, nous serons trop fatigués pour faire notre devoir. Nous devons apprendre à apprécier l'énergie que nous avons à disposition et prévoir les actions que nous devrons faire dans le futur. En voulant faire le bien, nous pouvons aussi dépenser trop d’énergie au risque de « nous vider ». Même dans notre générosité, il faut savoir évaluer l’énergie que nous pouvons y consacrer afin de ne pas tomber dans un déséquilibre nuisible.

Est-ce que la réalisation consciente du devoir est source de joie ?

Les enfants constatent qu’ils sont contents lorsqu’ils ont accompli leur devoir. Il peut s’agir d’une satisfaction personnelle d’avoir réalisé consciencieusement une tâche, ou de la joie de faire plaisir à autrui. Cette joie peut résulter du fait que la tâche qu’il nous incombait de faire est terminée et que l’on peut passer à une activité plus distrayante.

Est-il facile de faire son devoir ; avons-nous envie de le faire spontanément ?

En général, non. Nous pouvons réaliser des tâches pour plusieurs raisons :

o   Pour faire plaisir aux autres

o   Pour attendre une contrepartie positive (reconnaissance de la part d'autrui, une récompense)

o   Nous pouvons réaliser une tâche le plus vite possible pour se distraire par la suite

o   Pour éviter de faire un autre effort, pour fuir une tâche qui nous semble plus rébarbative. Par exemple, « je préfère mettre le couvert plutôt que de lire un livre qui me demanderait plus d’efforts ».

Il y a des devoirs que les enfants aiment faire : jouer du violon, mettre la table, aider les autres à travailler, faire la cuisine… Sont-ils des devoirs ou des petits services que l'on peut rendre ?

Les adultes ont-ils plus de devoirs que les enfants ?

Ils ont plus de responsabilités et de ce fait plus d’obligations et moins de choix, d’alternatives dans leur quotidien. De plus, les adultes ont d’autres facultés, capacités, ou compétences qu’ils ont pu développer. Ils ont par conséquent plus de possibilités de faire des choses (restaurer une maison, réparer une voiture…).

Les mamans ont-elles plus de devoirs que les papas ?

Il semble que les mamans aient plus de tâches à accomplir. Il peut y avoir pleins de petites tâches à accomplir ou bien une seule tâche qui occupe beaucoup de temps. Si l’on fait la somme des différents services, tâches et devoirs de chacun, peut-être aboutirions-nous à un équilibre ?

On peut également étudier ces éléments du point de vue de la joie et de l'amour dans l'accomplissement des tâches. Sommes-nous heureux de faire ce que l'on fait ou râle t-on dans la réalisation de ces actes ?

Finalement, les enfants ou les adultes sont pareils. Cependant, les adultes se commandent, se corrigent tout seul dans la mesure du possible. Les enfants sont plus passifs et attendent que les adultes les rappellent à leur devoir.

Notre invitée Simone s’exprime à ce sujet. Elle est adulte du signe du cancer associé à l’enfant. Elle a parfois l'impression que toute la journée, elle accomplit des devoirs et qu’il n'y a plus de place pour le plaisir.

 Il est important de mettre en place l'amour et la joie dans tout ce que nous faisons, d’accomplir des actes en étant poussés par un élan qui nous porte vers l'autre. Certaines personnes auront travaillé très dur toute leur vie mais sans amour. Apporte t-on quelque chose aux autres ? Dans les tâches que nous accomplissons, sommes-nous des machines ou bien des êtres qui pensent, qui donnent ? Un métier peut nous enfermer dans notre bulle sans penser aux autres, mais le simple fait d'aimer embellit le travail que l'on fait.

Lecture de l’Initié

Petrius, le sage, révèle à Antonius et Cyanara l'objet de la Science Divine, qui est « la transformation de notre conscience ordinaire en une conscience que nulle parole ne saurait définir, qui ne peut être qu'expérimentée, et non décrite. »

Commentaires : le but de la science divine est de transformer la conscience que nous avons dans la vie de tous les jours, en une conscience plus large, plus élevée, celle de l’âme. Nous devons prendre conscience de notre nature divine. Cette conscience supérieure ne peut-être décrite, elle doit être expérimentée. Par exemple, nous pouvons définir ce qu’est la joie mais ce n’est pas pour autant que nous la vivrons.

Pétrius explique également que le fait de ne pas pouvoir décrire cette conscience ne veut pas dire qu’elle n’existe pas : « des savants ignares voudraient nous le faire croire ; car – à prendre des exemples dans la vie quotidienne – qui pourrait décrire la saveur douce sans avoir jamais goûté le miel ; expliquer l'amour à celui qui n'a jamais aimé et la faculté de voir à celui qui naquit aveugle ? Néanmoins, toutes ces choses existent !

Pétrius rajoute que l’expérience de la Conscience divine suppose, certaines conditions préalables :

o   la première : savoir ce qu'il faut pratiquer ;

o   la seconde : savoir comment le pratiquer,

o   et la troisième : le pratiquer véritablement

 

Nous terminons notre rencontre par une courte méditation.

 

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Pour toute information s'adresser à : info@girolle.org