Participants :
Alveen -
Aurélie –
Claire R -
Claire B
– Estelle -
Léa -
Marion -
Paul
– Pauline
– Pierre
– Thomas
Animatrices :
Claire
- Corinne
Présentation de l’invité
Simone fait partie du groupe
des adultes depuis 1994.
Au début de sa démarche,
Simone recherchait un confort psychologique, une meilleure
qualité de vie. Elle souhaitait vivre une fraternité. Elle
ne percevait pas la spiritualité comme aujourd'hui. Simone a
pris conscience que le groupe véhiculait des énergies
transformatrices. Ces énergies supérieures pénètrent nos
pensées, nos émotions et se traduisent dans nos actes.
Au travers de sa fonction de
déléguée des parents, elle veille à ce que les enfants
vivent les meilleures conditions pour développer ces
énergies et élargir leur conscience.
Planche de Paul : "faire son devoir"
Un devoir, du latin « debere »,
est une obligation morale, que l’on accepte d’accomplir.
Paul a conscience qu’il ne fait pas suffisamment d’efforts
dans son quotidien. Il en fait le minimum pour faire « ses
devoirs, pour se tenir à table, pour méditer, pour les
tâches de la vie familiale, pour dire bonjour… ». Lorsque
Paul est frustré dans ses désirs et qu’on lui demande de se
dépasser cela suscite chez lui de la colère. Il pense alors
que les autres ont tort. Il a constaté que la colère
résultait d’une idée fixe, d’un désir contrarié. Ses désirs,
ses émotions, l’empêchent de faire son devoir car il dépense
trop d’énergie sur le plan émotionnel et physique au lieu de
l’utiliser pour réfléchir et être raisonnable.
Paul pense que s’il accomplit
plus souvent son devoir cela fera plaisir à ses parents et
que s’il travaille mieux à l’école il pourra avoir un beau
métier plus tard.
Paul termine sa planche par
la phrase suivante extraite du livre « Fraternite » de
l’Agni Yoga : 155. « la réalisation consciente du devoir
suggère la juste utilisation de l’énergie. »
Qu’est-ce qu’un beau métier ?
Paul pense qu’un beau métier
permet d’aider les autres. Nous nous rendons compte que
toutes les fonctions sont indispensables dans une société.
Par exemple, la personne qui ramasse les poubelles est utile
à la collectivité. Pourquoi les enfants rêvent-ils plus
souvent d’être « pompier » que d’être « éboueur » ? Un beau
métier dans l'esprit d'un enfant est associé à une position
honorifique. Le fait d’être pompier valorise plus notre
personnalité en quête de reconnaissance.
Qu'est-ce que la réalisation consciente du devoir ?
-
Conscientiser que l'on accomplit son devoir
-
Réaliser ce qu'est notre devoir
-
Prendre conscience du but à atteindre et en fonction de ce
but gérer l'énergie de manière judicieuse. En effet,
l'énergie n'est pas inépuisable, elle est comme un réservoir
d'essence qu'il faut utiliser à propos. Si nous utilisons
notre énergie n'importe comment, nous serons trop fatigués
pour faire notre devoir. Nous devons apprendre à apprécier
l'énergie que nous avons à disposition et prévoir les
actions que nous devrons faire dans le futur. En voulant
faire le bien, nous pouvons aussi dépenser trop d’énergie au
risque de « nous vider ». Même dans notre générosité, il
faut savoir évaluer l’énergie que nous pouvons y consacrer
afin de ne pas tomber dans un déséquilibre nuisible.
Est-ce que la réalisation consciente du devoir est source
de joie ?
Les enfants constatent qu’ils
sont contents lorsqu’ils ont accompli leur devoir. Il peut
s’agir d’une satisfaction personnelle d’avoir réalisé
consciencieusement une tâche, ou de la joie de faire plaisir
à autrui. Cette joie peut résulter du fait que la tâche
qu’il nous incombait de faire est terminée et que l’on peut
passer à une activité plus distrayante.
Est-il facile de faire son devoir ; avons-nous envie de
le faire spontanément ?
En général, non. Nous pouvons
réaliser des tâches pour plusieurs raisons :
o
Pour faire plaisir aux autres
o
Pour attendre une contrepartie positive (reconnaissance de
la part d'autrui, une récompense)
o
Nous pouvons réaliser une tâche le plus vite possible pour
se distraire par la suite
o
Pour éviter de faire un autre effort, pour fuir une tâche
qui nous semble plus rébarbative. Par exemple, « je préfère
mettre le couvert plutôt que de lire un livre qui me
demanderait plus d’efforts ».
Il y a des devoirs que les
enfants aiment faire : jouer du violon, mettre la table,
aider les autres à travailler, faire la cuisine… Sont-ils
des devoirs ou des petits services que l'on peut rendre ?
Les adultes ont-ils plus de devoirs que les enfants ?
Ils ont plus de
responsabilités et de ce fait plus d’obligations et moins de
choix, d’alternatives dans leur quotidien. De plus, les
adultes ont d’autres facultés, capacités, ou compétences
qu’ils ont pu développer. Ils ont par conséquent plus de
possibilités de faire des choses (restaurer une maison,
réparer une voiture…).
Les mamans ont-elles plus de devoirs que les papas ?
Il semble que les mamans
aient plus de tâches à accomplir. Il peut y avoir pleins de
petites tâches à accomplir ou bien une seule tâche qui
occupe beaucoup de temps. Si l’on fait la somme des
différents services, tâches et devoirs de chacun, peut-être
aboutirions-nous à un équilibre ?
On peut également étudier ces
éléments du point de vue de la joie et de l'amour dans
l'accomplissement des tâches. Sommes-nous heureux de faire
ce que l'on fait ou râle t-on dans la réalisation de ces
actes ?
Finalement, les enfants ou
les adultes sont pareils. Cependant, les adultes se
commandent, se corrigent tout seul dans la mesure du
possible. Les enfants sont plus passifs et attendent que les
adultes les rappellent à leur devoir.
Notre invitée Simone
s’exprime à ce sujet. Elle est adulte du signe du cancer
associé à l’enfant. Elle a parfois l'impression que toute la
journée, elle accomplit des devoirs et qu’il n'y a plus de
place pour le plaisir.
Il
est important de mettre en place l'amour et la joie dans
tout ce que nous faisons, d’accomplir des actes en étant
poussés par un élan qui nous porte vers l'autre. Certaines
personnes auront travaillé très dur toute leur vie mais sans
amour. Apporte t-on quelque chose aux autres ? Dans les
tâches que nous accomplissons, sommes-nous des machines ou
bien des êtres qui pensent, qui donnent ? Un métier peut
nous enfermer dans notre bulle sans penser aux autres, mais
le simple fait d'aimer embellit le travail que l'on fait.
Lecture de l’Initié
Petrius, le sage, révèle à
Antonius et Cyanara l'objet de la Science Divine, qui est
« la transformation de notre conscience ordinaire en une
conscience que nulle parole ne saurait définir, qui ne peut
être qu'expérimentée, et non décrite. »
Commentaires :
le but de la science divine est de transformer la conscience
que nous avons dans la vie de tous les jours, en une
conscience plus large, plus élevée, celle de l’âme. Nous
devons prendre conscience de notre nature divine. Cette
conscience supérieure ne peut-être décrite, elle doit être
expérimentée. Par exemple, nous pouvons définir ce qu’est la
joie mais ce n’est pas pour autant que nous la vivrons.
Pétrius explique également
que le fait de ne pas pouvoir décrire cette conscience ne
veut pas dire qu’elle n’existe pas : « des savants ignares
voudraient nous le faire croire ; car – à prendre des
exemples dans la vie quotidienne – qui pourrait décrire la
saveur douce sans avoir jamais goûté le miel ; expliquer
l'amour à celui qui n'a jamais aimé et la faculté de voir à
celui qui naquit aveugle ? Néanmoins, toutes ces choses
existent !
Pétrius rajoute que
l’expérience de la Conscience divine suppose, certaines
conditions préalables :
o
la première : savoir ce qu'il faut pratiquer ;
o
la seconde : savoir comment le pratiquer,
o
et la troisième : le pratiquer véritablement
Nous terminons notre
rencontre par une courte méditation.