Bulletin no 16 du 16/02/2008
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à Psychologie, la Philosophie et la Spiritualité

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement.

Ce groupe (EPPS) est le résultat de la fusion des groupes d'Eveil à la Vie (EVV) et d'Eveil à la Lumière (EVL) qui ont cheminé en parallèle jusqu'en 2007.

Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

 

 8 - 14 ans

 

  

BULLETIN N°16

Séance du 16/02/2008

 

Participants : Alveen - Aurélie Claire R - Claire B – Estelle - Léa - Marion - Paul – Pauline – Pierre – Thomas

Animatrices : Claire - Corinne

 

Méditation

Nous débutons notre rencontre par une méditation préparatoire sur le silence.

Echange avec l’invité du groupe

Aujourd’hui nous accueillons Marie qui est du signe du Taureau ascendant Cancer.

Elle a commencé le groupe des adultes en 1992 après avoir débuté une psychanalyse avec une orientation spirituelle. Marie avait beaucoup de questionnements sur le plan spirituel. Elle connaissait la prière dans le cadre de l’Eglise catholique mais pas la méditation. L’analyse avec le Frère Instructeur, le travail de groupe et de méditation lui ont permis de répondre plus profondément à ses questions.

Marie a par la suite fait une pause de 3 ans sans aller au groupe car, à l’époque, elle n’était pas suffisamment déterminée dans la démarche spirituelle. Elle était perturbée sur le plan personnel et n’arrivait pas à hiérarchiser les priorités dans sa vie.

Elle est ensuite revenue au sein du groupe et poursuit désormais sa démarche.

La notion de « break » ou de pause

Thomas a déjà fait une pause afin de déterminer s’il souhaitait quitter le groupe ou continuer à y participer. Ce « break » a été positif. Il ne l’a pas vécu comme une punition mais comme une opportunité de réfléchir et de faire un choix.

Pierre, Marion et Aurélie ont fait une pause car ils avaient commis des actes répréhensibles lorsqu’ils étaient en vacances chez leurs grands-parents (déchirer un texte sacré juif, appeler les services d'urgence pour faire des blagues,…)

Les bêtises qu'ils avaient commises n’étaient pas en accord avec une démarche d'élévation.

Le Frère Instructeur avait également demandé à leurs parents de faire une pause pour que les enfants comprennent que leurs actes ont des conséquences sur les êtres qui les entourent et qu’ils réalisent ce qu’est la conscience de groupe.

Cette pause a permis à Aurélie de réfléchir sur son attitude et de la transformer.

Marion explique que ces actes ont montré une certaine dualité en eux. Ils ont révélé « les petits démons » alors qu’ils pouvaient paraître comme de « petits anges » devant leurs parents ou dans le groupe. Le « break » a permis à Marion de comprendre qu’elle devait respecter les religions si elle souhaitait poursuivre le groupe et qu’elle voulait orienter sa vie dans le sens du bien. 

A l’occasion de cette pause Pierre a réfléchi sur la notion de limite et d’interdit. Il ne peut pas faire n’importe quoi s’il cause du tord à autrui. Il a pris conscience des conséquences de ses actes et de sa responsabilité. 

Pendant la pause, les enfants ont réalisés avec l’aide de leurs parents des actes réparateurs.

 Ce que nous apporte le groupe

Claire R pense que le groupe lui permet de travailler sur soi, de se remettre en question afin d’être plus humble et d’aligner sa personnalité sur son âme.

Estelle apprend des mots nouveaux. Elle se purifie. Elle est dans la joie et l’amour lorsqu’elle est dans le groupe.

Léa apprend à être d’avantage dans l’amour des autres, à observer ses défauts. Le groupe et la méditation lui permettent d’avancer vers son âme, d’atteindre plus de paix intérieure et de trouver des réponses aux questions qu’elle se pose.

Claire B, trouve que le groupe est comme une « petite école ». Elle y découvre beaucoup de choses sur les différentes religions, des nouveaux concepts… Le groupe lui procure de l’amour et de la joie. Cela l’aide à mieux comprendre les autres et elle-même, à s’améliorer.

Pour Paul la vie de groupe n’est pas toujours facile. Il aime participer au groupe car il apprend à partager, à tenir compte des autres, au-delà de ses désirs.

Aurélie a perçu qu’il y avait dans le groupe une émulation (mot à chercher pour la prochaine rencontre), une dynamique qu’on ne trouve pas lorsque l’on travaille seul.

Pierre s’ouvre d’avantage aux autres au sein du groupe. Il analyse ses comportements et accède à une meilleure compréhension de l’homme.

Définition de Scories : Ce qui est mauvais, impur dans un ensemble ; partie médiocre, mauvaise ; déchets. La méditation purifie nos corps en éliminant nos scories (émotions et pensées négatives…) afin de laisser passer la lumière de l’Ame.

Problématique de Pierre

Pierre a tendance à s’exprimer de manière impersonnelle, par exemple « on n’a pas interrogé tout le monde sur tel sujet » au lieu de verbaliser, un ressenti, un désir personnel : « je voudrais m’exprimer sur ce sujet ». Nous incitons Pierre à dire ce qu’il pense avec plus de vérité et de simplicité.

Pierre projette ce que les autres pensent de lui. Il a l’impression que les autres lui collent une étiquette qui le fige et l’enferme dans une image négative. La représentation de quelqu’un dépend des actes qu’il pose, de son attitude avec les autres. Nous sommes aussi responsables de ce que les autres pensent de nous. Aujourd’hui, Pierre doit montrer un changement dans ses attitudes pour transformer la représentation que les autres ont de lui.

Pierre parle de la problématique relationnelle avec ses sœurs. Il a le sentiment d’être rejeté et de ne pas être aimé. Pierre pense que ses sœurs se réjouiraient de sa mort.

Il s’enferme lui-même dans le mirage du « mal-aimé ».

Nous attirons l’attention de Pierre sur sa tendance à dramatiser et à se positionner en victime. Tant que Pierre se sentira victime, il ne posera pas d’actes pour transformer la situation, pour se sauver lui-même. En se vivant comme une victime, Pierre reste passif et ne se prend en charge. Pierre pense qu’il fait tout pour se faire accepter et que la solution à sa souffrance vient des autres. Il est dans une attente affective démesurée qui le conduira toujours a être frustré et insatisfait de l’attention et de l’amour qu’on lui porte.

Qu’est-ce que Pierre peut faire grandir en lui ? Qu’est-ce que Pierre peut changer pour ne plus souffrir ? Pierre ne voit pas d’issue à sa problématique car il reste prisonnier de son mirage, de sa bulle émotionnelle.

Marie se sent particulièrement interpellée par ce que Pierre formule. Elle vit elle-même de manière très douloureuse une dépendance à l’autre.

Contrairement à Pierre, elle n’a pas eu la chance d’être remise en question dans son enfance et en subit les conséquences aujourd’hui. Elle se retrouve avec un corps d’adulte et des attentes d’enfant. Elle perçoit la boucle autodestructrice de Pierre qui l’empêche de se hisser au-dessus des émotions et d’acquérir une autre vision de lui-même.

Elle pense que Pierre doit faire grandir en lui la notion de responsabilité.

Pour se libérer Pierre doit apprendre :

-          à être seul pour mieux être avec les autres

-          à relativiser ses attentes pouvant devenir tyranniques pour les autres et le faire souffrir.

-          à se regarder avec plus de bienveillance

-          à se tourner vers les autres, à donner

La mort

Léa parle d’un évènement qui s’est passé dans la semaine : la mère d’une amie va mourir d’un cancer au cerveau. Elle vit avec émotion la souffrance de son amie avec un sentiment d’impuissance. Elle est également triste parce qu’elle s’identifie à sa camarade et se dit qu’elle serait effondrée si elle était à sa place. Elle trouve que c’est injuste même si c’est la volonté de cette âme de se retirer.

La maladie, la mort ne résultent pas d’un arbitraire divin ; les évènements sont associés à une sagesse que nous ne comprenons pas toujours, à un plan plus vaste dont nous n’avons pas la connaissance, à des lois telle que la loi de cause et d’effet, de karma. Nous devons essayer de comprendre la sagesse qui se trouve derrière ce que nous vivons ce qui permet de ne plus juger les évènements en terme d’injustice. 

Nous concluons notre rencontre par une courte méditation : « les fils des hommes sont un… »

 

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