Méditation
Nous débutons notre rencontre
par une méditation préparatoire sur le silence.
Echange avec l’invité du groupe
Aujourd’hui nous accueillons
Marie qui est du signe du Taureau ascendant Cancer.
Elle a commencé le groupe des
adultes en 1992 après avoir débuté une psychanalyse avec une
orientation spirituelle. Marie avait beaucoup de
questionnements sur le plan spirituel. Elle connaissait la
prière dans le cadre de l’Eglise catholique mais pas la
méditation. L’analyse avec le Frère Instructeur, le travail
de groupe et de méditation lui ont permis de répondre plus
profondément à ses questions.
Marie a par la suite fait une
pause de 3 ans sans aller au groupe car, à l’époque, elle
n’était pas suffisamment déterminée dans la démarche
spirituelle. Elle était perturbée sur le plan personnel et
n’arrivait pas à hiérarchiser les priorités dans sa vie.
Elle est ensuite revenue au
sein du groupe et poursuit désormais sa démarche.
La notion de « break » ou de pause
Thomas a déjà fait une pause
afin de déterminer s’il souhaitait quitter le groupe ou
continuer à y participer. Ce « break » a été positif. Il ne
l’a pas vécu comme une punition mais comme une opportunité
de réfléchir et de faire un choix.
Pierre, Marion et Aurélie ont fait une pause car ils avaient
commis des actes répréhensibles lorsqu’ils étaient en
vacances chez leurs grands-parents (déchirer un texte sacré
juif, appeler les services d'urgence pour faire des
blagues,…)
Les bêtises qu'ils avaient
commises n’étaient pas en accord avec une démarche
d'élévation.
Le Frère Instructeur avait
également demandé à leurs parents de faire une pause pour
que les enfants comprennent que leurs actes ont des
conséquences sur les êtres qui les entourent et qu’ils
réalisent ce qu’est la conscience de groupe.
Cette pause a permis à
Aurélie de réfléchir sur son attitude et de la transformer.
Marion explique que ces actes
ont montré une certaine dualité en eux. Ils ont révélé « les
petits démons » alors qu’ils pouvaient paraître comme de
« petits anges » devant leurs parents ou dans le groupe. Le
« break » a permis à Marion de comprendre qu’elle devait
respecter les religions si elle souhaitait poursuivre le
groupe et qu’elle voulait orienter sa vie dans le sens du
bien.
A l’occasion de cette pause
Pierre a réfléchi sur la notion de limite et d’interdit. Il
ne peut pas faire n’importe quoi s’il cause du tord à
autrui. Il a pris conscience des conséquences de ses actes
et de sa responsabilité.
Pendant la pause, les enfants
ont réalisés avec l’aide de leurs parents des actes
réparateurs.
Ce
que nous apporte le groupe
Claire R pense que le groupe
lui permet de travailler sur soi, de se remettre en question
afin d’être plus humble et d’aligner sa personnalité sur son
âme.
Estelle apprend des mots
nouveaux. Elle se purifie. Elle est dans la joie et l’amour
lorsqu’elle est dans le groupe.
Léa apprend à être d’avantage
dans l’amour des autres, à observer ses défauts. Le groupe
et la méditation lui permettent d’avancer vers son âme,
d’atteindre plus de paix intérieure et de trouver des
réponses aux questions qu’elle se pose.
Claire B, trouve que le
groupe est comme une « petite école ». Elle y découvre
beaucoup de choses sur les différentes religions, des
nouveaux concepts… Le groupe lui procure de l’amour et de la
joie. Cela l’aide à mieux comprendre les autres et
elle-même, à s’améliorer.
Pour Paul la vie de groupe
n’est pas toujours facile. Il aime participer au groupe car
il apprend à partager, à tenir compte des autres, au-delà de
ses désirs.
Aurélie a perçu qu’il y avait
dans le groupe une émulation (mot à chercher pour la
prochaine rencontre), une dynamique qu’on ne trouve pas
lorsque l’on travaille seul.
Pierre s’ouvre d’avantage aux
autres au sein du groupe. Il analyse ses comportements et
accède à une meilleure compréhension de l’homme.
Définition de Scories : Ce qui est mauvais, impur dans un
ensemble ; partie médiocre, mauvaise ; déchets. La
méditation purifie nos corps en éliminant nos scories
(émotions et pensées négatives…) afin de laisser passer la
lumière de l’Ame.
Problématique de Pierre
Pierre a tendance à
s’exprimer de manière impersonnelle, par exemple « on n’a
pas interrogé tout le monde sur tel sujet » au lieu de
verbaliser, un ressenti, un désir personnel : « je voudrais
m’exprimer sur ce sujet ». Nous incitons Pierre à dire ce
qu’il pense avec plus de vérité et de simplicité.
Pierre projette ce que les
autres pensent de lui. Il a l’impression que les autres lui
collent une étiquette qui le fige et l’enferme dans une
image négative. La représentation de quelqu’un dépend des
actes qu’il pose, de son attitude avec les autres. Nous
sommes aussi responsables de ce que les autres pensent de
nous. Aujourd’hui, Pierre doit montrer un changement dans
ses attitudes pour transformer la représentation que les
autres ont de lui.
Pierre parle de la
problématique relationnelle avec ses sœurs. Il a le
sentiment d’être rejeté et de ne pas être aimé. Pierre pense
que ses sœurs se réjouiraient de sa mort.
Il s’enferme lui-même dans le
mirage du « mal-aimé ».
Nous attirons l’attention de
Pierre sur sa tendance à dramatiser et à se positionner en
victime. Tant que Pierre se sentira victime, il ne posera
pas d’actes pour transformer la situation, pour se sauver
lui-même. En se vivant comme une victime, Pierre reste
passif et ne se prend en charge. Pierre pense qu’il fait
tout pour se faire accepter et que la solution à sa
souffrance vient des autres. Il est dans une attente
affective démesurée qui le conduira toujours a être frustré
et insatisfait de l’attention et de l’amour qu’on lui porte.
Qu’est-ce que Pierre peut
faire grandir en lui ? Qu’est-ce que Pierre peut changer
pour ne plus souffrir ? Pierre ne voit pas d’issue à sa
problématique car il reste prisonnier de son mirage, de sa
bulle émotionnelle.
Marie se sent
particulièrement interpellée par ce que Pierre formule. Elle
vit elle-même de manière très douloureuse une dépendance à
l’autre.
Contrairement à Pierre, elle
n’a pas eu la chance d’être remise en question dans son
enfance et en subit les conséquences aujourd’hui. Elle se
retrouve avec un corps d’adulte et des attentes d’enfant.
Elle perçoit la boucle autodestructrice de Pierre qui
l’empêche de se hisser au-dessus des émotions et d’acquérir
une autre vision de lui-même.
Elle pense que Pierre doit
faire grandir en lui la notion de responsabilité.
Pour se libérer Pierre doit
apprendre :
-
à être seul pour mieux être avec les autres
-
à relativiser ses attentes pouvant devenir
tyranniques pour les autres et le faire souffrir.
-
à se regarder avec plus de bienveillance
-
à se tourner vers les autres, à donner
La mort
Léa parle d’un évènement qui
s’est passé dans la semaine : la mère d’une amie va mourir
d’un cancer au cerveau. Elle vit avec émotion la souffrance
de son amie avec un sentiment d’impuissance. Elle est
également triste parce qu’elle s’identifie à sa camarade et
se dit qu’elle serait effondrée si elle était à sa place.
Elle trouve que c’est injuste même si c’est la volonté de
cette âme de se retirer.
La maladie, la mort ne
résultent pas d’un arbitraire divin ; les évènements sont
associés à une sagesse que nous ne comprenons pas toujours,
à un plan plus vaste dont nous n’avons pas la connaissance,
à des lois telle que la loi de cause et d’effet, de karma.
Nous devons essayer de comprendre la sagesse qui se trouve
derrière ce que nous vivons ce qui permet de ne plus juger
les évènements en terme d’injustice.
Nous concluons notre
rencontre par une courte méditation : « les fils des hommes
sont un… »