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Bulletins
du
groupe
d'Eveil
à
Psychologie, la Philosophie et la Spiritualité
Ces bulletins sont
mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui
s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la
vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe
en cheminement.
Ce groupe (EPPS) est le résultat de la fusion des groupes d'Eveil à
la Vie (EVV) et d'Eveil à la Lumière (EVL) qui ont cheminé en parallèle jusqu'en 2007.
Si l’identité des personnes concernées est révélée
involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après
la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns
pour les autres.

BULLETIN N°13
Séance du 05/01/2008
Participants :
Alveen -
Aurélie –
Claire R -
Claire B
– Estelle -
Léa -
Marion -
Paul
– Pauline
– Pierre
– Thomas
Animatrices :
Dominique
-
Laurence
Bateau sur un
lac entouré de montagnes
Lecture de la
Planche de Marion : Je pleure car j'ai une mauvaise note
Marion a eu cette planche à cause de sa réaction à une
"mauvaise" note en histoire, 11/20. Marion a pleuré pour
différentes raisons :
- Elle voulait se faire plaindre,
- elle espérait le réconfort de ses amies,
- c'était sa plus mauvaise note depuis qu'elle est
scolarisée,
- elle voulait faire comme ses amies.
Marion ne se sent pas assez aimé, elle est en recherche
d'affection. Elle souhaite que les autres la rassurent, la
trouvent jolie et intelligente et le lui disent.
Cette note ne correspondant pas à son niveau habituel, elle
craignait de se faire fâcher par ses parents. Marion
ressentait également de la jalousie envers ceux qui avaient
eu une meilleure note qu'elle. Quand Marion a d’excellentes
notes, elle est félicitée et elle se sent reconnue.
Elle a conscience de ne pas avoir suffisamment relativisé
cette note et avoir donné trop d'importance à ses pensées et
émotions négatives. Marion doit dépasser sa sensiblerie, et
adopter un comportement qui suscitera des autres respect et
amour spontané.
Réactions à
la lecture de la planche
- Pauline : quand j'ai une mauvaise note, j'ai tendance à me
montrer indifférente au collège, mais à la maison je suis
irritée, je m'énerve avec mes parents, je ne supporte pas de
me sentir rabaissée. J'ai conscience d'accorder trop
d'importance aux notes. Pourtant Pauline mène une sorte de
compétition avec ses amis qui, comme elle, sont du signe du
capricorne. Ils se toisent, se renvoient une image qui leur
déplait, font la course pour arriver le premier au sommet de
"la montagne de l'ambition".
- Léa : se sent interpellée quand elle voit chez l'autre des
comportements qui sont aussi les siens et qu'elle doit
corriger. Elle avoue ne pas les supporter chez l'autre.
- Paul : je me plains quand je ne suis pas satisfait de ma
note auprès de ceux qui ont une note inférieure à la mienne,
sans finalement me soucier de ce qu'ils peuvent ressentir.
Claire : quand j'ai un 11 ou un 12 je me dis que je pourrai
faire mieux.
Le jugement
porté sur une mauvaise note
Que ressentons-nous profondément lorsque nous avons une
mauvaise note ?
Certains appréhendent en premier le jugement des autres :
les camarades, les parents, les professeurs. D'autres
craignent avant tout leur propre jugement, l'image qu'ils
vont avoir d'eux-mêmes.
Si les autres ne nous jugeaient pas, est-ce que nous nous
jugerions quand même ? Cela qui a 10 ou en dessous ne
vaut-il plus rien ? Nous accordons-nous une valeur
uniquement basée sur nos notes ?
Notre système
de valeur
Les enfants énoncent la (ou les) matière qu'ils estiment
peu, pour laquelle ils n'ont pas d'intérêt et où une
mauvaise note ne leur poserait pas problème. Les matières
suivantes reviennent souvent : Technologie, EPS, musique,
arts plastiques.
Puis ils formulent l'inverse, c'est-à-dire la (ou les)
matière dans laquelle ils se sentiraient humiliés s'ils
avaient une mauvaise note. Les mathématiques, le français et
les langues reviennent souvent.
Lecture de
l'initié
Nous commençons le chapitre 10 jusqu'à "... et de l'eau pour
nous rafraîchir, car le voyage a été long, et nous sommes
fort las."
Antonius et Cyanara quittent Aristion pour aller à la
rencontre de l'ermite, Petrius. Tout en cheminant, ils
profitent de la tranquillité et de la beauté du paysage, se
demandant si ceux qu'ils croisent (vache, berger...)
perçoivent avec la même conscience et sensibilité qu'eux ce
qui les entoure.
Dans cet extrait, quelle
leçon apprend Antonius de Cyanara : ne pas avoir de jugement
trop rapide, de préjugés sur les gens qu'ils rencontrent. La
façon de percevoir le monde dépend de l'amour que l'on a
dans le cœur. Cyanara distingue l'amour inconditionnel de
l'amour égoïste.
A chaque pas sur leur chemin, ils sont guidés par des êtres
qui les attendent et leur montrent l'étape suivante.
Nous nous séparons après une courte méditation.


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