Nous débutons notre
rencontre par une méditation sur la Lumière et l’Amour.
Présentation de
l’invité
Thierry a commencé le
travail d’analyse en 1986 et, en septembre 1989, il a intégré le
groupe des adultes qui venait d’être créé.
Sa participation au
groupe fut interrompue de 1995 à 1999, par une période de « break ».
Pour Thierry, il est
difficile de rester dans le groupe car il faut faire preuve de
courage et d’humilité. Il est nécessaire que la personnalité soit
mise, autant que possible, à l’écart. Il pense avoir commencé la
démarche un peu tardivement car, à vingt sept ans, la personnalité
revendique et s’affirme déjà sur beaucoup de sujets.
Thierry est Poisson
(signe d’eau), ascendant Gémeaux. Ces deux signes sont mutables.
L’influence de cette
configuration se traduit chez Thierry par une attitude qui consiste,
par exemple, à prendre, dans un intervalle très court, deux
décisions totalement contradictoires. Il parait toujours être dans
un mouvement qu’il ne peut arrêter.
Thierry interprète la
présence de la Lune en Lion dans son thème astral par l’expression
d’une personnalité un peu égocentrique et agressive.
Thierry a trois
filles : Caroline (18 ans) est en faculté, Julie (16 ans) suit une
première littéraire et Léa (13 ans) est en 4ème.
Préparation de la
rencontre de Noël
Les enfants proposent
des idées pour organiser une petite représentation dans le Temple.
Marion et Aurélie :
une interprétation au piano : « Les anges dans nos campagnes » et
« Douce nuit, Sainte nuit »,
Paul : une histoire
musicale,
Pierre, Thomas : la
lecture de textes,
Marion : un diaporama
sur les recherches faites dans le groupe,
Aurélie : une danse
avec une chorégraphie,
Aurélie, Claire R,
Estelle, Léa, Marion, Paul et Pauline : un morceau de leur
instrument,
Léa et Estelle : un
duo à la guitare,
Claire B : des
chants.
Les enfants sont
invités à choisir un ou plusieurs textes sur les thèmes de :
l’Amour, la Paix, la Joie d’être ensembles
La frustration
(recherche de Léa)
Frustré : se dit de
quelqu’un qui souffre de frustration.
Frustration de
l’italien « frusto » : usé, action de frustrer. Tension
psychologique engendrée par un obstacle qui empêche le sujet
d’atteindre un but ou de réaliser un désir.
Frustrer du latin « frustrari » :
priver quelqu’un d’un bien ou d’un avantage dont il croyait pouvoir
disposer ou qui lui était dû.
Frustration
relative : sentiment d’insatisfaction ressenti par comparaison avec
autrui dont on estime injuste qu’il soit mieux loti.
Le thème de la colère
Alveen hésite à lire
sa planche qui ne lui semble pas terminée puis il se décide.
Dans la cour de
récréation, Alveen s’est mis en colère envers des camarades avec
lesquels il jouait. Il a manifesté sa colère par de la bouderie,
puis en faisant une petite tape à une camarade.
Alveen souhaite
arrêter cette attitude en évitant les gestes agressifs et en
essayant de ne pas écouter les provocations des autres enfants.
Frédéric souligne les
progrès importants réalisés par Alveen depuis un mois pour atteindre
plus de maîtrise.
Les enfants se
sentent tous concernés par la colère.
Aurélie se met en
colère lorsqu’elle a un désir et éprouve un sentiment de
frustration.
Lorsque une personne
a vu un défaut chez elle, même si elle en a conscience.
Estelle faisait
beaucoup de colères étant petite lorsqu’elle ne voulait pas obéir.
Elle a cessé depuis que sa maman lui a expliqué que, de toutes
façons, ses colères ne servaient à rien car il faudrait de toutes
façons accomplir les tâches.
Pierre n’arrive pas à
se défendre. Il intériorise la violence et la retourne contre
lui-même.
Il peut se montrer
agressif contre une personne qui l’a offensée longtemps après
l’événement.
Il lui est plus
facile d’exprimer son agressivité pour défendre les autres.
Après un conflit, ou
une dispute, Pierre est dans la confusion, les émotions ne lui
permettent pas d’agir.
Par contre, quand il
défend un camarade, ses idées sont plus claires. Dans cette
circonstance sa personnalité est valorisée car il peut s’identifier
à des héros qu’il admirait étant plus jeune.
Frédéric a connu
étant jeune la même problématique que Pierre. Il éprouvait de la
difficulté à se défendre et vivait difficilement ces moments. Le
sentiment d’injustice était très présent.
Claire R manifeste sa
colère par de l’insolence. Sa susceptibilité serait à l’origine de
ce sentiment. C’est, en général le cas, lorsqu’une personne lui fait
remarquer une erreur.
Léa se met en colère
quand elle constate que les gens ne se comportent pas comme elle le
souhaiterait. Par exemple, en classe, les enfants se plaignent
beaucoup alors qu’ils n’ont aucune raison de le faire.
Léa n’aime pas se
sentir dominée par ses parents car elle voit leurs défauts même
s’ils disent qu’ils ont un rôle d’éducateur.
Thomas se met parfois
en colère au collège lorsqu’il faut défendre un ami. Un de ses amis
est souvent la cible des autres élèves. Il sait qu’il est triste et
il reste avec lui.
Mais à chaque fois,
que des élèves se moquent de lui, Thomas se tait. Il dit que cela ne
lui fait rien.
Cependant, Thomas ne
doit-il pas faire attention à ne pas créer un blindage ?
Marion se met souvent
en colère. A l’origine, il y a toujours un problème de place : ses
affaires ont été déplacées ou empruntées.
Claire B. a des
colères qui s’accumulent intérieurement dans le temps et qui
finissent par exploser sur la personne qui se trouve près d’elle.
Cette personne peut être totalement étrangère à l’origine de sa
colère. Claire s’en prend, par exemple, à sa mère qui a rangé sa
chambre alors que sa mauvaise humeur remonte à des événements qui se
sont déroulés dans la journée,… à l’école.
Paul est en colère
lorsqu’il ne peut satisfaire un désir ou prolonger une activité.
Paul ne devrait-il
pas réfléchir à ce qui est raisonnable ?
Pauline ressent une
colère qui s’accumule en elle quand ses amies veulent la blesser. Sa
réaction est de rompre toutes relations.
Par contre, quand ses
parents ne la comprennent pas assez vite ou qu’ils approfondissent
en prenant leur temps, Pauline se met en colère car elle a
l’impression qu’elle peut arriver à une solution plus rapidement.
Elle leur reproche une lenteur car ils devraient être, à son avis,
en mesure de comprendre plus vite.
Thierry était en
colère enfant. Il analyse sa réaction comme le désappointement de
constater que le monde environnant n’est pas parfait.
Vers 6, 7 ans,
Thierry était le bouc émissaire à l’école. Il s’est rebellé avec
force et depuis n’a plus eu de problème.
Pour dépasser, sa
colère, Thierry pense qu’il doit renoncer à une sorte de perfection.
Comprendre que l’énergie doit être utilisée pour quelque chose de
plus constructif.
Claire B se reconnaît
dans le type d’attitude de Thierry. Pendant trois ans, elle avait
accumulé de la colère envers des camarades dont elle ne pouvait pas
se séparer malgré des disputes fréquentes. Le dernier jour d’école,
elle s’est mise en colère contre elles et leur a exprimé tout ce
qu’elle ressentait. Après, elle s’est sentie plus soulagée mais il
lui fut difficile de supporter les réflexions qui s’ensuivirent.
Dans la colère, nous
ne voyons pas le temps faire son œuvre. Nous ne pouvons pas
relativiser, nous sommes désemparés et nous n’avons pas d’humour.
Nous clôturons nos
travaux par un temps de méditation, au cours duquel, nous lisons
deux textes symboliques : « Telles un papillon de nuit » et « La
Lumière qui brille dans le cœur… ».