Bulletin no 9 du 10/11/2007
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à Psychologie, la Philosophie et la Spiritualité

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement.

Ce groupe (EPPS) est le résultat de la fusion des groupes d'Eveil à la Vie (EVV) et d'Eveil à la Lumière (EVL) qui ont cheminé en parallèle jusqu'en 2007.

Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

 

 8 - 14 ans

 

  

BULLETIN N°9

Séance du 10/11/2007

 

Animatrices : Corinne - Dominique

Participants : Alveen – Aurélie – Claire R – Claire B – Estelle – Léa – Marion – Paul – Pauline – Pierre – Thomas

Avant-propos

Après avoir médité, nous saluons nos nouveaux visiteurs : Stéphanie, la maman d'Alveen, vierge ascendant scorpion, qui est infirmière en pédiatrie, ainsi que Monique, lion ascendant lion, en démarche depuis de nombreuses années, et qui participe pour la 1ère fois au groupe d'éveil. Le nom qui a été retenu pour ce groupe est EPPS - Eveil à la Philosophie, la Psychologie et la Spiritualité - symbolisant le travail préparatoire avant intégration dans le groupe d'adultes.

Réactions du groupe face au départ d'Anaëlle

Anaëlle ne participe plus à nos rencontres de groupe car  elle a pris la décision de repartir vivre chez sa maman à Caen. Elle a trouvé plus de sévérité chez son père qu'elle n'en attendait, et ne voulant pas aller en pension, Anaëlle a préféré retourner chez sa mère. Elle pensait aussi que sa présence chez son père et sa belle-mère créerait encore plus de dispute à son sujet.

Léa est surprise par ce départ car il lui parait être en contradiction avec les derniers propos tenus par Anaëlle, qui paraissait vouloir s'adapter à sa nouvelle vie.

Thomas est en quelque sorte soulagé du départ d'Anaëlle car il y a aura moins de conflits entre sa mère et son beau-père, mais en même temps il ressent de la tristesse et de l'ennui.

Anaëlle n'a pas reçu la  même éducation ni les mêmes valeurs que les enfants du groupe, il est difficile de vivre cette exigence du jour au lendemain. Les enfants dont les parents sont séparés vivent une dualité qui peut s'accroitre lorsque les deux parents n'ont pas la même façon de vivre.

Nous continuerons d'associer Anaëlle à nos prières et méditations pour l'aider car nous pouvons penser que sa vie n'est pas très facile.

Planche de Claire : la simplicité

Le dictionnaire définit la simplicité comme un comportement naturel, sans cérémonie et spontané. Claire a reçu cette planche car elle adoptait des attitudes de "grande", maniérée et hautaine, jouant un personnage théâtral. Claire peut croiser les jambes, marcher en se balançant, parler d'une petite voix ou fortement selon les circonstances, intervenir dans une discussion d'adulte sans qu'on lui ai demandé son avis, ou critiqué certaines personnes.

Pour changer cela, Claire sait qu'elle ne doit plus créer de personnage pour faire valoir sa personnalité.

Pour un disciple, la sagesse acquise lui permet de s'exprimer simplement, librement, sans cérémonie, ce qui le conduit à une relation simple aves ses frères. La simplicité permet de créer un lien d'amour fort. Quand Claire n'est pas simple, c'est comme si elle brisait le lien invisible qui unit chaque être. Claire conclut par une lecture sur la simplicité :

« Celui qui a envisagé l'évolution l'approchera attentivement, enlevant joyeusement la poussière sur le sentier. Et, fait des plus importants, il n'y aura en lui aucune crainte. Rejetant ce qui n'est pas nécessaire, il acquerra la simplicité. Il est facile de comprendre que la réalisation de l'évolution est toujours merveilleuse.

Relation entre manque de simplicité et critique

Claire se valorise en donnant son avis sur divers sujets tels que l'actualité, la politique. Elle joue un personnage qui mime certaines attitudes, celles des "grands". Claire a abordé dans sa planche le thème de la simplicité mais aussi celui de la critique. Celui qui n'est pas simple est-il nécessairement dans la critique ? Comment voyons-nous si quelqu'un est simple ? Quand nous critiquons quelqu'un, manquons-nous de simplicité ? Un personnage compliqué ne manque-t-il pas de simplicité ?

Relation entre manque de simplicité et mensonge

Dans le manque de simplicité il y a mensonge entre l'intérieur et l'extérieur. Nous montrons ce que nous ne sommes pas. Afin de parvenir à plus de simplicité, ne pourrions-nous pas avouer qu'à cet instant nous sommes en train de mentir, de jouer la comédie, de dévier de notre attitude intérieure ? Comment décode t-on chez les autres le manque de simplicité ? Il faut pouvoir entendre des périphrases, ce que dit l'inconscient de l'autre, par ex le scorpion qui dit "je vais toujours bien".

Claire B. cache ses difficultés par manque de simplicité, c'est une combattante (scorpion / verseau) qui préfère dire que tout va bien.

Nos personnages

- Pierre n'est pas simple à l'école avec ses camarades, il joue au dur. Néanmoins, Pierre a témoigné de son désir d'être vrai à l'école à l'occasion de l'élection des délégués de classe, en parlant de ce qu'il voulait faire s'il était nommé à cette fonction et non pas de lui. Il a pu exprimer qu'il était timide mais qu'il voulait dépasser sa timidité. Quand on dit la vérité on est libéré, c'est presque magique. Pierre pense que faire rire les autres le rabaisse un peu car ils se moquent parfois de lui et il se sent alors ridicule.

- Léa joue un personnage avec ses amis au collège. Même quand elle s'en rend compte, elle ne peut se corriger. Pourquoi ? Ses camarades aiment ce personnage, alors Léa continue à le jouer pour se faire aimer. Joue-t-elle aussi un personnage en famille ? Un peu moins car ses parents la remettent en question. A l'école Léa compose un personnage, ses camarades s'en accommodent, mais ici nous pouvons lui dire : Léa, tu n'es pas simple.

- Claire B. s'étonne dès qu'une personne lui demande si elle va bien, parce que "forcément" elle va bien. Elle joue le personnage de celle qui comprend tout à l'école et même parfois ici. Claire veut donner le change, elle veut faire croire que ce n'est pas la peine de lui parler car elle sait déjà.

Aurélie joue au bébé surtout à l'école car elle est la plus petite, mais elle peut aussi jouer avec son frère et sa sœur la grande savante, obstinée et pédante.

- Estelle joue au bébé avec toutes personnes plus grandes qu'elle, afin d'attirer l'attention.

- Alveen fait le pitre, celui qui amuse les autres, avec sa sœur ou ses copains à l'école. Pourquoi fait-il aussi le clown quand il ne se sent pas d'humeur joyeuse ? Pierre, également du signe du cancer, peut répondre à cette question : quand il est très triste, le fait de dire des blagues et de faire rigoler les autres le rassure. A ce moment là, les autres lui sourient, il n'est pas tout seul, c'est affectif. Nous jouons un personnage  pour que les autres nous regardent.

La maman d'Alveen pense qu'Alveen joue aussi le chef, ou du moins il essaie avec tout le monde. C'est un caméléon, il compose plein de personnages différents (du timide au chef, du colérique au pondéré,…) Nous avons tous remarqué la spontanéité d'Alveen la 1ère fois qu'il a participé au groupe. Depuis, il est plus timide et réservé, il s'isole dans sa bulle, révélant peut-être un problème de manque de confiance.

- Thomas fait souvent l'innocent, celui qui n'est ni responsable ni coupable. Il peut aussi faire son intéressant (selon Aurélie), ou le pitre. Quand il dépasse sa timidité, il fait rire les autres.

- Marion joue le personnage de celle qui ne comprend pas ce que lui disent les autres (surtout avec ses parents). Quand elle a le sentiment qu'on s'occupe moins d'elle, elle fait celle qui ne sait rien pour que les autres soient en relation avec elle. Elle pose alors des questions même quand elle connaît la réponse. A l'école, elle joue le personnage du "toutou" avec sa meilleure amie.

- Paul, à l'école, joue le personnage de celui qui cherche à ressembler aux autres (vêtements, attitudes). Il joue aussi à "l'adolescent" en prenant une grosse voix, ou bien en répondant agressivement.

- Pauline joue à l'école à "Mademoiselle je sais tout". Chez elle, elle adopte l'attitude inverse en jouant à  celle qui ne sait rien. Elle désire être la petite fille parfaite aux yeux de tous.  

Conclusion

Monique a observé que les enfants réfléchissent comme les grands, qu'ils ont de la chance de commencer ce travail très jeune. Elle souhaite à tous les enfants que ce travail les aide à s’épanouir dans toutes les dimensions de leur vie.

Stéphanie mène la même réflexion que Monique, et constate que le travail avec les enfants est intéressant.

 

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