Nous débutons notre
rencontre par la méditation de l’action magique de l’Ame.
Aujourd’hui nous
accueillons comme visiteur notre sœur Irène, membre du groupe des
adultes. Elle est Lion ascendant Vierge et fait partie du groupe PPS
(Psychologie – Philosophie – Spiritualité) depuis presque 3 ans.
Elle a deux enfants de 17 et 18 ans.
Définition des mots
« Sigle » et « Acronyme ».
Sigle : Un sigle est un ensemble de
lettres initiales formant un mot servant d'abréviation. Si un sigle
peut se prononcer comme un mot ordinaire, comme Unesco, alors c'est
aussi un acronyme. Dans les autres cas, on l'épelle : SNCF (Société
nationale des chemins de fer). Dans le dernier cas, on peut écrire
le sigle avec des points après les lettres, ce qu'on ne fera pas
dans le premier cas. Mais dans l'usage courant, la tendance est à la
suppression des points pour tous les sigles.
Acronyme : Mot formé d'initiales ou
de syllabes de plusieurs mots ; il s'agit d'un sigle qui se prononce
comme un mot ordinaire (et non par le nom des lettres qui le
forment).
Les mots RADAR,
OTAN…sont des acronymes.
Nouveau nom du groupe
des enfants :
Au cours de la
précédente rencontre, chaque enfant a proposé un nouveau nom pour le
groupe. Notre frère Thomas a pensé à l’acronyme « SPIRITUALITE » :
S - Sagesse ;
P – Paix ; I – Illumination ; R – Rayonnement ; I – Infini ;
T – Trajectoire ;
U – Union ; A – Amour ; L – Lumière ; I – Immense ;
T – Travail ;
E – Eveil
Planche de Pierre :
Pierre lit sa planche
intitulée « j’aime donner des gâteaux à tout le monde ou je donne ce
qui appartient aux autres ». Pierre a tendance à donner aux autres
des affaires qui ne lui appartiennent pas et ceci sans demander son
accord au propriétaire en question.
Par exemple, un
samedi de groupe, au moment du goûter, Pierre est allé se servir une
boîte de gâteau dans le placard de ses grands-parents, alors que sa
grand-mère lui avait préparé un autre goûter. Dans son désir, Pierre
s’est trouvé piégé puisqu’il n’a pas pu refuser d’en donner à tous
ses autres camarades. Finalement, il ne restait plus de gâteaux dans
la boîte à la grande surprise de sa grand-mère !
En agissant ainsi,
Pierre valorise sa personnalité. En effet, il donne l’illusion à ses
camarades d’être généreux alors que ce geste ne lui coute rien
personnellement. Le propriétaire quant à lui peut ressentir un
sentiment de perte. Pierre réalise que ce comportement s’apparente à
du vol, chose dont il n’avait pas conscience sur le moment.
Pierre constate qu’il
a beaucoup d’attente affective vis-à-vis des autres. Pour être
reconnu, il cherche à mettre en valeur sa personnalité ou à adopter
un comportement accepté par les autres. Par exemple au collège, il
cache sa nature plaintive et émotive et montre un personnage capable
de dureté. Il constate que ce comportement se généralise et qu’il
exprime difficilement ses émotions face aux autres. Ils les
extériorisent souvent lorsqu’il est seul. Pierre prend conscience
qu’il doit faire preuve de Vérité et de Force pour se montrer tel
qu’il est vraiment et se transformer.
Depuis qu’il a écrit
cette planche, Pierre essaye de faire des efforts pour exprimer ses
émotions, sa colère.
Stratégie de la
personnalité pour être aimée :
Pauline se valorise plus facilement
sur le plan intellectuel que sur le plan affectif.
Pour être aimé des
autres, Paul a tendance à faire « comme les autres », à ne pas
chercher à se distinguer pour ne pas risquer d’être rejeté.
Claire ne perçoit pas en elle de
mécanisme particulier pour se faire aimée. Elle ne cherche pas
particulièrement à être appréciée de tous. Elle préfère choisir des
amis qui l’aiment tel qu’elle est.
Marion est serviable
pour conserver l’affection de ses proches. Elle parle de la relation
exclusive qu’elle entretient avec une camarade de classe. Marion
craint de perdre son affection et accepte de faire tout ce qu’elle
lui demande. Si Marion refuse, elle lui en veut, lui fait la tête,
et peut même l’insulter. Malgré tout, Marion n’arrive pas à rompre
cette relation car elle est très attachée à cette camarade.
Marion trouve qu’elle
a beaucoup de points communs avec cette amie qui a les mêmes
caractéristiques astrologiques (Scorpion ascendant Cancer). Marion
reconnait qu’elle a aussi tendance à commander les autres.
Elle voudrait
transformer cette relation qui la fait souffrir en aidant cette amie
à s’ouvrir aux autres.
Tant que nous sommes
dépendants de l’autre sur le plan affectif, nous pouvons souffrir
car nous avons peur de perdre cet amour. Il s’agit encore d’un amour
égoïste fondé sur une attente affective. Le véritable Amour, celui
que nous ressentons en tant qu’Ame est inclusif, universel et
désintéressé.
Claire a également
une amie qui adopte un comportement dominateur vis-à-vis d’elle.
Elle n’ose pas lui dire ce qu’elle pense par crainte de susciter
d’avantage de dureté chez sa camarade. Elle a peur du conflit et de
la rupture.
Nous trouvons chez
Marion et Claire des caractéristiques du signe du Cancer qui peut se
priver de liberté du fait d’un attachement excessif à l’autre.
Alveen peut-être
généreux en donnant son goûter à d’autres enfants mais il ne pense
pas faire cela pour se faire aimer. Concernant son attitude face au
conflit, Alveen dit qu’il n’a pas peur de la colère des autres. Il
préfère dire ce qu’il pense, exprimer ses sentiments plutôt que de
se taire.
Thomas essaye d’être
gentil avec les autres pour être apprécié. Il entretient de bonnes
relations avec ses camarades de classe.
Léa évoque une
caractéristique de son signe, le Lion, qui cherche à se faire aimé
de tous, à être au centre. Pour cela elle fait preuve de
gentillesse, elle prête ses affaires et peut aussi faire rire les
autres.
Estelle constate
qu’elle cherche d’avantage à se faire aimer à la maison. Elle avait
l’habitude de « faire le bébé » pour attirer l’attention de ses
proches mais depuis qu’elle en a pris conscience elle essaye de
changer son attitude. Estelle se rend compte qu’elle n’a pas besoin
de jouer au bébé pour être aimée.
Pour se valoriser
Pierre a repéré plusieurs mécanismes de sa personnalité. Il peut
chercher à se distinguer des autres ou, comme Léa, faire rire ses
camarades. Depuis peu, Pierre se met en valeur par son intérêt pour
les matières scientifiques.
Aurélie a une
camarade d’école qu’elle affectionne mais qui parfois a des
comportements pouvant susciter le rejet chez les autres amies
d’Aurélie. Aurélie se trouve un peu tiraillée entre ce groupe d’amis
et cette autre camarade. Elle voudrait pouvoir être aimée de tous et
ne pas avoir à choisir entre les deux. Pour se faire aimer, Aurélie
a tendance à faire comme les autres, à ne pas se distinguer.
Les enfants évoquent
la difficulté qu’ils ont de parler de leur démarche spirituelle à
certains de leurs camarades. De plus, ils ont parfois des
comportements qui manquent de cohérence avec leurs aspirations les
plus hautes. Ces attitudes ou compromis quotidiens pourraient les
empêcher d’être crédibles aux yeux de leurs camarades s’ils
expliquaient leur démarche. Plus nous avançons sur le sentier, plus
notre Ame nous influence. Nous devenons progressivement des exemples
d’amour et de sagesse. Nous pouvons alors être plus facilement
entendus par les autres et les aider à s’élever.
Le voyage symbolique
Nous relisons le
quatrième enseignement d’Aristion :
Pour acquérir la
sagesse il faut devenir adulte, dépasser les changements d’humeur
déclenchés par des événements insignifiants (querelles anodines,
pertes d’objets, calomnies).
Pour illustrer son
propos Aristion raconte une histoire. Un homme était invité dans la
demeure de son ami. Un jour que son ami était absent, il eut une
liaison avec sa femme dont il était tombé amoureux. Pris de remords,
il s’empressa de partir loin. Sa fuite s’arrêta lorsque des brigands
s’attaquèrent à lui et le tuèrent. De retour chez lui, le mari
comprit ce qui c’était passé. Rempli de colère, d’humiliation et de
jalousie, il partit à la recherche de son ami pour se venger.
Sa recherche dura des
années, jusqu'à ce que las, épuisé et sans ressource, il décida de
retourner dans son foyer. Il trouva sa maison vide car sa femme se
sentant abandonnée était morte de désespoir et de chagrin. Il fit
part au prêtre qui avait enseveli sa femme de la très grande pitié
qu’il avait pour lui-même. Le prêtre répondit qu’il ne devait s’en
prendre qu’à lui-même car les coupables l’avaient offensé sans
volonté de nuire et avaient aussitôt souffert de leur acte. Il avait
gâché sa vie, celle de sa femme en ne lui pardonnant pas et aurait
détruit celle de son ami s’il l’avait revu.
Celui qui croit
posséder l’amour d’un être, n’éprouve qu’un amour égoïste. Il est
plus aisé de pardonner que d’en vouloir aux autres pour des motifs
de médisance et de calomnies qui ne sont dus qu’à l’ignorance.
Il faut regarder nos
faiblesses pour ce qu’elles sont et ne pas se laisser illusionner
par nos émotions. Seulement, l’identification au bonheur illimité,
nous donnera une vision d’adulte.
Aristion a terminé
ses enseignements. Il donne à Antonius et à Cyanara les indications
nécessaires pour trouver leur prochain instructeur, un ermite qui
vit dans la forêt.
Nous terminons notre
rencontre pas une courte méditation « Je suis une faible lumière »
et « Je suis le pèlerin ».