Notre méditation de
début de séance comprend un temps dédié à la visualisation de chaque
membre du groupe à qui nous envoyons des pensées d’amour et la
lecture d’un texte intitulé : «un bateau sur un lac entouré de
montagnes».
Notre frère
Jean-Daniel, du groupe des adultes, qui est venu se joindre à notre
rencontre, se présente. Son signe astrologique est balance ascendant
balance. Il est entré dans le groupe en 1992.
Léa lit sa planche
intitulée « L’affirmation de soi/Soi est-elle une vertu ? »
L’affirmation d’une
vertu peut se faire par humour ou par orgueil.
L’orgueil peut avoir
pour origine le désir d’être reconnu et aimé ou d’aller à l’encontre
d’un sentiment d’infériorité en affirmant ostensiblement sa
supériorité.
Dans le groupe,
l’orgueil n’est pas souhaitable car l’égoïsme qu’il génère a pour
conséquence de nous éloigner des autres.
L’affirmation de soi
concerne le petit soi qui désire être aimé. Le grand Soi obéit à la
Hiérarchie. Il s’exprime dans une personnalité qui fait preuve
d’oubli de soi. Il ne peut donc chercher à s’affirmer.
En conclusion, Léa
pense que l’affirmation de soi n’est pas une vertu car elle mène à
l’orgueil et éloigne de l’âme.
Depuis l’élaboration
de sa planche, Léa essaye de moins s’affirmer. Elle remarque
cependant que les mécanismes de l’affirmation sont souvent
inconscients. Sa personnalité va spontanément se mettre devant lors
d’un spectacle de danse ou parler plus fort dans une assemblée.
Léa qui est du signe
du Lion est particulièrement confrontée à la problématique de
l’orgueil.
Cependant quand un
être est jeune, il faut que son petit soi s’exprime. C’est un stade,
ou l’on attache de l’importance à l’effet que nous pouvons produire.
Une étape indispensable pour éviter de devenir un adulte frustré ou
se sentant écrasé par les autres. Il s’agit de trouver un
équilibre. Etre orgueilleux est une étape normale. Une fois ce stade
dépassé, la personnalité sera en mesure de relativiser son propre
désir de s’affirmer.
Dans le groupe, nous
devons aider Anaëlle à s’affirmer.
A l’école, Anaëlle
reconnaît s’être fait remarquer en faisant rire les autres.
Peut-être pour compenser l’impression que l’on ne s’occupe pas
suffisamment d’elle.
Anaëlle dit avoir des
difficultés à s’intégrer dans le groupe, à parler et à exprimer ses
problèmes. Anaëlle est interrogé sur le type d’aide que les membres
du groupe pourraient lui apporter. Anaëlle répond que c’est à elle
de se débrouiller. Elle estime devoir, dans un premier temps,
changer le regard qu’elle porte sur elle-même.
Chaque enfant exprime
ses réactions suscitées par la planche de Léa.
- Claire B cache
ses bonnes notes par peur de se faire remarquer ce qui lui
procurerait un sentiment de honte.
- Aurélie éprouve
le besoin de faire des choses qui seront remarquées de tous.
Elle souhaite également trouver toujours la réponse juste qui
fera penser qu’elle est intelligente.
- Estelle cherche
à produire des objets pour recevoir des félicitations.
- Pierre se sent
parfois dévalorisé et lutte contre ce sentiment en inventant des
histoires (par exemple, dire qu’il joue très bien à la play
station alors qu’il n’en a pas). Aujourd’hui, Pierre essaye de
fréquenter des camarades dont les centres d’intérêts se
rapprochent des siens et avec lesquels les relations sont plus
faciles.
Pierre cherche à être
en accord avec sa vérité intérieure. Récemment, malgré sa crainte
des moqueries, il a décidé d’être enfant de chœur lors de la messe
de son école.
- Claire B.
explique que ses amies ont en commun de penser qu’il est plus
important de s’aimer pour ce que nous sommes et non pour ce que
nous avons.
- Paul aime se
faire remarquer et être pris en photo.
- Claire R aime
se fait remarquer en s’isolant. Les enfants soulignent ses
différentes attitudes : sa façon de marcher, d’écrire, de parler
avec une voix aïgue, de bouger la tête, d’avoir un rire décalé.
Claire explique qu’elle a peur de se tromper et de donner une
mauvaise image d’elle-même.
- Thomas cherche
à se faire remarquer en bavardant ou en dessinant.
- Marion souhaite
impressionner les enfants de son école en disant qu’elle a un
grand frère qui pourra la protéger.
Léa aimerait aider
une amie qui a tendance à s’inférioriser. Elle aimerait lui dire que
l’intelligence scolaire n’est pas tout. Elle pense à des phrases qui
pourraient apporter un réconfort à son amie mais lorsqu’elle est à
nouveau en sa présence, il lui paraît difficile de les lui
restituer.
Léa pense que son
comportement à l’école ne traduit pas sa démarche spirituelle. Il
lui semble qu’elle vit au travers de deux personnages, l’un se
manifeste à l’école et l’autre dans le groupe.
Les enfants sont
invités à réfléchir au nom du groupe qui maintenant réunit le groupe
EVL (Eveil à la Lumière) et EVV (Eveil à la Vie). Les sigles
suivants sont proposés :
- ESP Eveil
Spirituel et Philosophique (Aurélie)
- EPPS Eveil
Philosophique, Psychologique et Spirituel (Pierre)
- JAVL Joie Amour
Vie Lumière (Estelle)
- RPSA Recherche
Philosophique Spirituelle et Astrologique (Claire R)
- EVA Eveil à la
Vérité et à l’Amour (Léa)
- ELS Eveil à la
Lumière et à la Spiritualité (Thomas)
- EEP Eveil à
l’Effort et au Partage (Marion)
- EVA Eveil à la
Lumière et à l’Amour (Claire B)
- EPA Eveil à la
Paix et à l’Amour (Paul)
- EDP Eveil au
Dépassement de soi (Pauline)
Jean Daniel exprime
que les adultes sont aussi confrontés à l’orgueil. Par exemple,
après un travail accompli, il se dit que ce qu’il a fait est bien.
Jean Daniel pense qu’il ne devrait pas en rajouter car cette
attitude relève de la fierté et de l’orgueil.
Nous terminons notre
rencontre en méditant sur l’invocation : « Je me hâte vers le but
d'un service plus abondant ».