Bulletin no 4 du 01/09/2007
 

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Bulletins du groupe d'Eveil à Psychologie, la Philosophie et la Spiritualité

Ces bulletins sont mis gracieusement à la disposition de toute personne jeune ou adulte qui s'intéresse aux questions posées par des enfants sur tous les aspects de la vie. Il restitue les découvertes et les réactions spontanées d’un groupe en cheminement.

Ce groupe (EPPS) est le résultat de la fusion des groupes d'Eveil à la Vie (EVV) et d'Eveil à la Lumière (EVL) qui ont cheminé en parallèle jusqu'en 2007.

Si l’identité des personnes concernées est révélée involontairement par les prénoms des enfants, elles pourront toujours, après la lecture de ce qui suit, établir un dialogue qui révèle l’amour des uns pour les autres.

 

 8 - 14 ans

 

  

BULLETIN N°4

Séance du 01/09/2007

 

Animatrices : Claire - Laurence

Participants : Anaëlle – Aurélie – Claire R – Claire B – Estelle – Léa – Marion – Paul – Pauline – Pierre – Thomas

 

Nous débutons notre rencontre par la méditation de « l’action magique de l’âme ».

Echanges avec notre sœur Pi :

Nous sommes heureux d’accueillir à cette rencontre notre sœur Pi qui a souhaité participer au groupe en tant que « visiteur » afin de mieux connaître les enfants et le travail du groupe.

Les enfants reparlent du mutisme de Pi. au cour d’un des « sitting » à Lourdes. Suite à une observation du Frère de la Rigueur sur l’attitude de Pi, celle-ci s’est braquée et s’est enfermée dans le silence. Les enfants souhaitent comprendre ce qui s’est passé dans sa tête à ce moment là.

Pi explique qu’elle n’arrivait pas à sortir de son mutisme. Elle se sentait figée. Plus on lui demandait de parler plus elle se bloquait. Elle avait toujours dans sa tête, en boucle, la phrase suivante : « je n’ai rien à dire, je ne sais pas quoi dire » et elle n’arrivait pas à l’exprimer. Elle pensait aussi à ses frères et sœurs et particulièrement au plus jeunes qui commençaient à avoir froid et sommeil. Finalement grâce à la patience du Frère Instructeur et des autres membres, Pi a réussi à se débloquer en verbalisant la phrase qu’elle avait dans son mental.

Elle rattache ce blocage à un évènement douloureux vécu dans son enfance. Sa mère l’a abandonné lorsqu’elle avait 2,5 ans. Lorsque sa mère est partie elle lui a dit : « je te laisse, surtout ne dit rien à personne ». Par la suite, Pi est restée muette jusqu’à 5 ans.

Pi est heureuse d’avoir pu sortir de son mutisme et remercie le Frère Instructeur de l’avoir aidé. Elle pense avoir ouvert une porte. Aujourd’hui elle arrive à observer son attitude avec plus de détachement et d’humour. Elle est consciente que cela pourrait se reproduire car les mécanismes de la personnalité sont tenaces mais espère que la prochaine fois elle réussira à parler avant de se bloquer. En effet, c’est une fois que nous sommes dans un mécanisme qu’il est difficile d’en sortir et tant que nous ne l’avons pas compris nous le reproduisons.

La personnalité a tendance à dramatiser ses défauts ce qui ne permet pas de les dépasser et de s’élever. Grâce à l’influence progressive de l’âme, nous apprenons à nous regarder avec humour, amour et bienveillance.

Mécanismes de la personnalité :

Marion se reconnait dans la problématique de Pi. Elle peut ne pas répondre à l’adulte par réactivité. Plus l’adulte la presse à répondre plus elle panique et s’enferme dans le mutisme. Son attitude peut susciter la colère de l’adulte, ce qui la stresse d’avantage.

Lorsque Pierre est repris par un adulte, il a tendance à s’enfermer dans « sa bulle ». Il se déconnecte et n’intègre pas ce que l’adulte dit, jusqu’à ce que celui-ci élève la voix, créant un « électrochoc ». Son silence, cette fausse indifférence, peut masquer sa colère et un sentiment d’injustice.

Aurélie a du mal à accepter d’être prise en défaut par ses paires. Elle est susceptible et à tendance à nier leurs observations. Elle réagit alors soit par la colère à l’encontre de ses camarades soit en pleurant et en s’apitoyant sur soi.

Estelle ne perçoit pas de tendance comportementale. Cependant son entourage lui a récemment fait remarquer qu’elle pouvait adopter une attitude de « bébé ». Par exemple en utilisant une petit voix. Elle a eu une planche intitulée « Pourquoi je fais le bébé ? ». Estelle prend cette observation comme l’opportunité de s’améliorer.

Nous réfléchissons aux avantages d’être un bébé :

-          Il est pris en charge

-          Les bébés sont dorlotés, câlinés, protégés

-          Ils ne sont pas responsables et peuvent bénéficier plus facilement de l’indulgence des adultes

-          Ils sont au centre de l’attention

D’autres jeunes frères ont conscience de « faire le bébé » lorsque cela les arrange. Il peut s’agir d’une stratégie de la personnalité pour éviter d’être punie, pour attendrir les parents…

Ceux qui ont des frères ou sœurs plus âgés peuvent également jouer au bébé afin que l’ainé soit corrigé à leur place.

 

Pauline évoque différentes étapes dans son attitude lorsque ses parents la remettent en question :

-          Etape 1 : L’Insolence

-          Etape 2 : La réflexion sur son comportement conduisant à un apaisement des émotions

-          Etape 3 : Une fois le corps émotionnel calmé, Pauline peut présenter des excuses à ceux qu’elle a offensés et en parler plus sereinement avec eux

Pauline parle de sa relation difficile avec son père. Elle a du mal à échanger avec lui et aimerait avoir d’avantage de démonstration affective. Pauline est consciente qu’elle doit également faire un travail pour exprimer de l’amour et en recevoir. Quand quelqu’un lui manifeste de l’affection, elle peut se sentir gênée et la refuser : « ce n’est jamais le bon moment ! ».

 

Nous concluons en prononçant le mantram "Oh Dieu, Tu me vois…"

 

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Pour toute information s'adresser à : info@girolle.org